INTRODUCTION. LV
'2 juillet, répondant à la déclaration du roi du 8 juin 1641 , demandaient, sous prétexte du bien public, le renvoi de Richelieu, se réservant sans doute de tenir eux-mêmes les rênes du gouvernement. Dans ces conditions, une rencontre était inévitable, 'elle eut lieu au bois de la Marfée, à la vue de Sedan. L'armée du roi, commandée par le maréchal de Chàtillon, déboucha du bois pour entrer dans la plaine. Le duc de Bouillon, commandant l'armée confédérée, attaqua à l'improviste, avec sa cavalerie, l'armée royale qui, surprise, se retira dans le bois sans pouvoir se reformer ; de sorte qu'en moins d'une heure le roi n'avait plus qu'une armée en déroute. Mais, en même temps que les princes se proclamaient vainqueurs , le comte de Soissons, Lame de cette prise d'armes, se frappait mortellement d'un cou[) de pistolet qu'il tenait négligemment. Les princes déconcertés, ne songèrent qu'à s'entendre avec Richelieu. Celui-ci, satisfait de cette victoire soudaine, traita avec le duc de Bouillon; il fut appelé au commandement de l'armée d'Italie ([ui était vacant. Le 26 mai 1642, Le TeUier écrit à Mazarin : « M. le duc de Bouillon est arrivé ici ; il a visité j> toutes les places et il a donné des ordres pour * assembler l'armée le dernier du présent mois