INTRODUCTION. LIX
» point dans le parti du roi, il seroit dangereux » de se confier à un Piéniontois, il n'y en a » point entre eux qui ne crut bien faire en se » perdant , pour procurer avantage au parti de >^ leur prince, tant ils ont d'inclination pour leur » service et la prospérité de leurs affaires (*). » Quinze jours après, Le Tellier informait Des Noyers que la conduite du prince Thomas donnait de si violents soupçons que Mazarin l'avait chargé de faire un relevé des munitions nécessaires pour mettre en état de défense la citadelle de Turin [^\ En France, on n'avait pas une meilleure opinion des princes. Le chancelier Séguier écrivait à Le Tellier : « Je crois que le » prince Thomas est bien conseillé de se ranger » de notre coté, quoique j'estime que c'est la » nécessité qui l'y oblige le plus ("). »
Ces tentatives d'accommodement restèrent sans suite jusqu'à la fin de l'année 1641 , ([ue le comte de Chavigny, adressant à Le Tellier divers documents à ce sujet, lui écrivait : « MM. les n princes de Savoie continuent de témoigner de » la disposition à s'accommoder avec Madame » et désirent en même temps se remettre aux
(I) Le Tellier à Des Noyers, 4 février 16U, p. 40. (•2) Le Tellier à Des Noyers, 19 février 16il, p. 45. (3) Séguier à Le Tellier, 13 janvier Uîil, p. 3';.