INTRODUCTION. LXV
que le roi, fatigué d'avoir une armée faisant la petite guerre en Italie , voudrait passer le fardeau au prince Thomas qui s'en tirerait comme il pourrait. Mais ce dernier voit clair dans cette affaire qui ne le séduit en aucune manière ; il refuse Tortone et les vingt commissions en blanc; se déclarant tout prêt à accepter ces dernières, s'il s'agissait de faire une nouvelle levée destinée à augmenter d'autant sa cavalerie. Toutefois ces refus parfaitement motivés sont accompagnés de témoignages de dévouement si bien exposés par Le Tellier, qu'il n'est pas possible que le roi s'en offense. Du reste, le roi lui-même ne voulait rien brusquer, et il écrivait à Le Tellier : a Si le » prince y faisoit tant de difficulté que vous le » puissiez vaincre sans lui donner de la mau- « vaise satisfaction, je n'entends pas que vous » passiez outre... jusqu'à ce que vous ayez mes » ordres plus exprès de ce que vous aurez à » faire ('). » Il n'a pas été donné suite à la question de ces vingt commissions ni à la proposition du prince Thomas d'augmenter son corps de cavalerie. Le roi, dans cette même lettre du '29 janvier, charge Le Telher de dire à
(I) Lettre du roi a Le Telli. r, "29 j.-.nvier iGV, p. 27L