INTRODUCTION. LXXIX
« que sa personne n'est pas grand'chose. Mais
» je Yous supplie de ne pas faire connoitre au-
» dit colonel que je m'en suis mêlé... Mon but
» seroit pourtant de conserver tous les soldais
« italiens en une ou deux compagnies, si on
» pou voit mettre trois cens hommes ensemble,
» et en faire une compagnie royale , comme on
» en fait cette année quantité d'autres. Je
» m'imagine qu'il ne vous sera pas malaisé,
» parmi tous les capitaines qui sont dans ce ré-
» giment, de choisir deux des plus accrédités et
» capables de bien servir qui pourroient de-
» meurer avec tous les soldats ('). » Des Noyers vient à son tour et écrit à Le Tcllier :
« Je vous recommande trois choses dont jécris
* à M. le comte dlfarcourt : envoyer de l'in-
» fanterie et de l'argent à Casai ; laire passer,
» en toute diligence, les régimens La Motte,
» Courcelles et La Tour, et remplacer les deux
» compagnies de Magalotti. Le roi ayant prié
» Madame de lui prêter le colonel xMonti avec
A> son régiment et deux compagnies de dragons
» ou carabins du marquis Villa et d'une autre
» (jui sont au roi, pour une occasion pressante
« en Roussillon (-). «
(1) Mazarin à Le Tellier, 27 octobre 1641, p. IJ) et 121.
(2) Vea Noyers à Le Tellier, 19 novembre IG'il, ]>. 139.