INTRODUCTION. CXIII
répond : « Au sujet de M^' le cardinal-duc, vous » n'entendrezjamaisdirequ'onn enparlequ'avec » vénération, au lieu où le roi m'aura donné ^) quelque autorité. Il n'en est pas de même des >♦ Piémontois... mais il est difficile que des gens » qui souffrent, aient les sens aussi bons que « ceux qui sont en santé ('). »
Nous avons donné p. 117 et 17^ deux lettres de Richelieu parlant en ministre habitué à commander et qui veut être obéi, nous voulons citer ici un billet de lui à Mazarin qui témoigne de ralTeclion qu'il lui porte et de son désir de le voir s'attacher au service du roi.
« Monsignor Colmardo (nom de convention » sous lequel Mazarin est souvent désigné dans >y la correspondance de Richelieu), connoîlra » par la dépêche qu'on fait présentement k » Rome, combien il fait bon s'attacher au ser- » vice des grands princes et bons maistres, » comme est celui que nous servons. Il con- » noîtra ensuite qu'il fait bon avoir de bons » amis, et que je ne suis pas des moindres » qu'il ait au monde (^). »
(I) Le Tellier à Des Noyers, 8 février ltî43, p '285. (-2) Lettres du car.liual Mazarin {documents inédits sur l Histoire de France), par A. Cliiruel. Iivro luction, p. XVII,