INTRODUCTION. XLIII
» nence d'une somme de onze mille livres (*). » C'est ainsi que se fonde souvent la réputation d'un homme qui veut s'élever.
Quant au secrétaire, était-ce un officier? Nous ne le pensons pas ; à cette époque, ces sortes d'emplois étaient plutôt le partage de quelque lettré, plus ou moins méritant, protégé par Richelieu. Dans une lettre du 17 juillet 1641 à Le TeUier (p. 318), Des Noyers nomme M. de Moyroux portant les instructions de la cour au comte d'Harcourt , nous pensons que ce nom est celui du secrétaire. En réponse à la communication de Mazarin, Le TeUier répond : « Le secrétaire » pubhe fort les bons offices qu'il a reçus de » vous. Il a ajouté qu'il passoit à Paris pour » faire signer à son maître des dépêches » qu'il n'avoit pas commandées , et qu'il don- » noit les forces de l'armée ainsi que bon lui » sembloit... » — « Et à la vérité, remarque Le » TeUier, U n'y a personne dans l'armée qui se A puisse vanter d'avoir crédit auprès du comte » d'Harcourt pour lui faire prendre un parti » plutôt qu'un autre (^). »
L'incident des congés payés par les officiers n'était que le petit côté de cette question. Dès le
(1) Le TeUier à MazariD, 3 septembre 1641, p. 103. et 104. (i) Le TeUier à Mazario, 3 septembre 1641, p. 102.