‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 56 sur 178 · LVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVIII INTRODUCTION

escorte, et qu'il avait fait préparer les étapes sur une ligne plus courte que celle habituellement suivie (*). Cet appareil militaire aurait pu paraître excessif en temps ordinaire , mais , dans la circonstance présente, on pouvait raisonnablement craindre que les Espagnols méditassent un coup de main pour sauver le duc de Bouillon. Il n'en fut rien.

VII. — LES PRINCES DE SAVOIE TRAITENT AVEC LE ROI ET SE RÉCONCILIENT AVEC LA RÉGENTE LEUR BELLE-SOEUR.

Nous avons dit plus haut à quelle occasion les princes de Savoie avaient appelé la guerre dans leur patrie, et si leur alliance avec l'Espagne a trompé leur attente, c'est sans doute parce que la cour de Madrid avait trop bien constaté que les attaches qui les liaient au Piémont ne faisaient d'eux que des alliés de circonstance dont elle ne devait pas tirer de sérieux avantages. — Le Tellier, examinant un jour la question de savoir s'il serait à propos de prendre pour munitionnaire de l'armée un habitant du Piémont, écrivait à Des Noyers : « Si les princes n'entrent

(1) Le Tellier à Des Nojers, Si juillat 1642, p. 203.

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