INTRODUCTION . LXXV
» entrer dans les intérêts du roi (*). * Celte lettre est celle d'un homme de cour; nous allons lire dans la réponse de Le Tellier le langage d'un vrai ministre d'Etat : « Ce que je vous ai mandé » n'est pas de mon crû, je Tai pris d'un mé- » moire qui a été fait en plein conseil de guerre. » Je ne suis pas né à la guerre... mais si je » pou vois augmenter la gloire des armes du roi, » je donnerois ma vie de bien bon cœur. Vous » n'entendrez jamais dire que j'ai fait défaut aux » affaires, c'est à moi de vaincre les obstacles » qui se trouvent faute d'argent, de vivres, d'at- » tirail. Mais, en vous écrivant, il me semble » qu'il est de mon devoir de vous exprimer » l'état au vrai des choses (^). »
La question des recrues était, en administration militaire, une grande difficulté de l'époque qu'on constatait et qu'on étudiait , à défaut de mieux. Mazarin écrit à Le Tellier : « Le princi- » pal sujet du retour du sieur Talon en Piémont, » c'est de dire de la part du roi à M. le duc de » Longueville et au prince Thomas d'assembler » les principaux chefs de l'armée, et vous y inter- » venant , examiner et résoudre tout ce qu'il se ii pourra faire pour le plus grand service du rol^
(1) Des Noyers à Le Tellier, 5 juin 1641, p. 72. (2; Le Tellier à Des Noyers, 4 juillet l«4l, ^ %^.