‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 78 sur 178 · INTRODUCTION. LXXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXXI

sillon (*). Le Tellier écrit à Des Noyers : « Je » vous rends grâce de la part qu'il vous a plu * me donner de la capitulation de Perpignan. » Je crois que les armes du roi sont dans la » place dès le 9 septembre courant (^). »

Mazarin qui a été appelé au cardinalat, le 16 décembre 1641, sur la présentation de la France, informe Le Tellier qu'il va « commencer » bientôt à faire faire la levée d'un régiment d'in- » fanterie italienne, auquel le roi a accordé le » même traitement qu'à un régiment de ses » gardes françoises (^) » , indépendamment d'une compagnie royale qu'il vient de former dans le Dauphiné avec le concours du duc de Lesdiguières, gouverneur de cette province. Ces deux corps vont l'occuper beaucoup, et il en entretient souvent Le Tellier. Nous avons cru pouvoir abréger ce sujet qui aujourd'hui n'offre aucun intérêt particulier digne d'être remarqué. En agissant comme il le fait, Mazarin s'est conformé à un usage de son temps qui ne touche en rien à ses qualités de grand ministre. Cette même lettre se termine par le passage suivant : « L'indisposition de Son Eminence (Richelieu),

(i) Des Noyers à Le Tellier, 27 décembre 1641, p. 147.

(2) Le Tellier à Des Noyers, 14 septembre 1642, p. 222.

(3) Mazarin à Le Tellier, 28 mars 164^2, pp. UO eW^V.

LXXXn INTRODUCTION.

M m'a retenu jusqu'à présent à la cour; j'es- » père que dans trois ou quatre jours sa santé » sera parfaite, et que je partirai en même temps » pour Rome, pour retourner en France au mois a de septembre, afin de pouvoir assister à Tas- » semblée générale qui doit se tenir en AUe- » magne pour le traité de paix. » De tout ceci, le voyage de Rome seul s'est réalisé. Richelieu va mourir le 4 décembre ; Mazarin lui succédera au ministère, et la mort de Louis XIII survient le 14 mai 1643. Des pourparlers de paix ont lieu en Westphalie cette môme année, sans résultat ; il faudra que les victoires de Condé et de Turenne à Rocroi, à Lens, à Fribourg, etc., simplifient les négociations, et viennent donner à la France une suprématie qu'elle n'avait pas encore.

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