‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 88 sur 178 · XCVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XCVI INTRODUCTION

cantonnées qui demandent plus qu'il ne leur est dû, et les communautés qui fournissent ce qu'on exige d'elles, s'est chargé de vériûer les droits des uns et de les comparer aux fournitures faites par les autres, et il retient aux ofliciers ce qu'ils ont perçu en trop, sous un prétexte quelconque. Voilà un mode de liquidation tout moderne, pratiqué encore de nos jours, et qui à Turin est exécuté d'une manière très-expéditive. Le Tellier ajoute : « Il y a des ofOciers de cavalerie qui » vivent à leurs dépens depuis six semaines » pour avoir exigé au-delà de ce qui leur étoit » dû (*). » Le Tellier fait plus, il a remarqué que les troupes de Madame qui vivent dans la licence servent d'exemple à l'armée française, et il propose de les soumettre à la même police que celles du roi. <f Quand ici, dit-il, j'ai » proposé cette discipline à Madame, Son * Altesse m'a toujours témoigné qu'elle le trou- » voit bon , mais l'exécution en a toujours été » traversée par ceux qui ont l'honneur de l'ap- » procher (^). »

Une lettre du roi, du 13 janvier 1643, pour le soulagement du Piémont , porte que les maréchaux de camp de l'armée exigent pendant

(1) Le Tellier à Des Noyers, i2 avril 1642, p. 189.

(2) Le Tellier à Des Noyers, 12 avril 1642, pp. 189 et 191.

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