‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 99 sur 178 · INTRODUCTION. CXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXI

<f II faut que la prochaine campagne soit encore » plus glorieuse que celle-ci, afin que les enne- » mis sachent que la France ne se reldche pas » dans ses afflictions. Vous savez assez sur quoi » je vous tiens ce discours, aussi ne l'étudié-je » point davantage pour vous renouveler la dou- » leur qui m'étouflfe (*). » Des Noyers étant un protégé de Richelieu , Le Tellier ne manque pas dans sa réponse d'y faire allusion : « La perte » qu'a faite la France en la personne de Son » Eminence ne peut s'expliquer — (c'est-à-dire » que le détail en seroit trop long) — j'en ai un » trop grand sentiment en mon particulier, tant » pour la révérence que j'ai toujours eue pour » les hautes qualités d'un si grand personnage, » que pour la part que je prends, comme je » dois, en tout ce qui vous touche... — Ne dou- » tez pas que les ennemis ne s'en promettent » grand avantage, ce qu'ils ont témoigné par » leur joie par toute l'Italie. (^). » Des Noyers est-il fâché d'apprendre que les Espagnols se réjouissent de la mort de Richelieu? Toujours est-il qu'il revient sur ce sujet : « Je n'ose » vous parler de la perle que nous avons tous » faite, si ne puis-je conclure sans vous en

(J) Des Noyers à Le Tellier, 7 décembre 1649, p. 238. (2) Le Tellier à Des Noyera, 24 décembre 1642, p. 255.

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