ACTE I, SCÈNE IV. i
.ser? Un curé ! Qu'est-ce qu'il y a donc là de si terrible?... Ali! dam ! je n'étais pas toujours à gronder, à sernioner !.., et j'avais mon système, qui en valait bien un autre.
Air : de Paris et le village.
D'un malade , dès le malin , Quand je soulageais la souffrance î Quand je pouvais soulager un voisin , Tendre la main à l'indigence !....
Dans un ménage quand la paix
Par mes soins était ramenée
En bon curé , moi je croyais Avoir bien rempli ma journée !
THÉRJiSE.
Enfin , vous êtes retourné chez votre inspecteur des vivres.,.
PERRIN
, Ah ! bien ouii... l'heure de l'audience était passée... je n'en pouvais plus L.'T Mais je me suis dit : Voilà les choses en bon train , je puis me donner le plaisir de revenir en voiture.
THÉRÈSE
Vous avez bien fait. {Souriant,) Mais gageons , mon oncle , que vous avez été enchanté de vous êlre trompé ?
PERRIN
Comment?... celle petite voudrait me faire croire que j'Mi peur de mes anciens amis...
THÉRÈSE , le menaçant du doigt , en riant.
Hum!... , ;
PERRIN
Du tout... { Bas p à Bernard,) C'est que c'est la véiile! ( Haut. ) J'irai demain.
THÉRÈSE
Ce ne sera plus jour d'audience; vous ne le trouverez pas.
PEBRTN.
Alors ce ne sera plus ma faute; j'aurai fait htjmainemeni tout ce que je pouvais : je lui écrirai...
i4 MICHEL PERRTN.
THÉRÈSE
Aujoiinrhui i^
PERRTN.
Vraiment rua bonne Thérèse, tu es sans pitié! Tu vois ce pauvre Bernard qui tombe d'inanition...
BERNARD
Oh! ce n'est pas pour moi , citoyen Perrin.
PERRm.
C'est pour toi comme... pour les autres, {A Thérèse») Et ta crème quis^en va!,..
THÉRÈSE , courant à la ehemînée»
Voilà , voilà , mon oncle!.,.
BERNARD, à part.
Je vois que le mariage n'est guère plus avancé. ( // va prendre une petite table qui est auprès de la croise'e , et la place au milieu du théâtre, )
PERRIN , s'assejant à un bout de la table.
A propos, Bernard, j'ai rencontré quelqu'un qui m*a parlé de toi...
BERNARD , troublé.
Un jeune homme en cadenettes?
PERRIN
Qu'est-ce qui te parle d'un jeune homme en cadenettes?... Du tout, c'est ton maître menuisier , qui t'a remis, à ce qu'il m'a dit, un journal pour moi.
BERNARD ^ le i'rant de sa poche.
Ah! c'est juste... le journal des frères Chaigneau , que vous aviez demandé.
PERRTN, assis.
Je lirai cela après déjeuner. Mets-le là, sur la table. ( Dési' gnant celle oii sont ses papiers), {A lui-même.) Celle armée de réserve qui file sur Genève occupe tout Paris... on ne peut pas deviner sa destitialion.