‹ Michel Perrin, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 20 sur 69 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MICHEL PERRIN , assista lui-même.

Oh î bien décidément, ça ne peut pas durer comme çà... Pauvre petite!.. Et moi qui ne m'aperçois de rien... je me promène, je dors, je mange!... (at^ec un soupir) je mange deux fois plus qu'à l'ordinaire î... c'est vrai , ça a Pair d'un fait exprès... L'inquiétude, l'agitation, me donnent des appétits désolans !... 'Et voilà vingt-deux jours... oui, ma foi, je suis arrivé le premier décadi... vingt-deux jours que je vis à leurs dépens... qu'ils se privent de tout , qu'ils vendent même L.. (Il se lèi^e et marche ai^ec agitation,) Ah î Michel! Michel ! toi qui devrais être leur appui , leur providence... {D'un ton résolu.) Allons^ il faut prendre un parti... il faut travailler , n'importe à quoi... Après tout , j'ai des bras comme un autre , et je ne vois pas pourquoi un ancien curé...

Air : Tenez , moi je suis un bon homme.

Par malheur , je ne sais rien faire ; ( Montrant la cuisine. )

Souvent j'ai voulu m'essayer

AvecBernard j'en désespère!

Je suis très mauvais menuisier ! . . . .

J'ai beau me retrousser la manche ,

Et me démener comme un fou

( Faisant le signe de scier. )

Je prends mon genou pour la planche , ( Faisant le signe de clouer. )

Et je prends mon doigt pour le clou.

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