ACTE II , SCÈNE I
DÉSAUNAis , leur donnant des papiers,
( A un chef. ) Renvoyé au personnel.
( A un gendarme. ) A rétal-major.
( A un autre chef. )
Cette note aux journaux... et que l'on m'ait là-dessus les renseignemens les plus positifs ! Allez !
UN HUISSIER j lui remettciut im papier. De la part du ministre.
DÉSAUNAIS.
Bien. {Il fait signe à ses commis. ) Allez donc, messieurs, ailes. {Ils sortent,) Quel enfer!,., pas un moment à soi... (Regardant la lettre en^ojee par le ministre,) Qu'estce que c^est que cela? {La parcourant.) Hum î hum ! « Ber- » nard ,. soldat d'Arcole, au premier consul de la république » une et indivisible. » {Regardant en marge.) « Renvoyé par l'aide-de-camp de service , comme suspect. » Ab ! ab ! {Lisant,) ({JVIon général, vos jours sont menacés... w {A lui we//z<?.) Toujours la même chansan. {Lisant.) m Je connais » les coupables... mais on me tuerait plutôt que de m'arracher i) leurs noms. » (^ lui-même,) C'est cela, c'est qu'il ne sait rien. (Lisant.) « Que je vous voye... que je puisse vous » parler en secret... » {/ï lui-même,) C'est pour s'approcher du premier consul , et attenter peut-être ! Il y a donc quelque chose !... quelque machination !...
. (Il se lève.)
Air : Ces postillons sont d'une maladresse.
Mais qu'est-ce donc ? pas un signe... un indice l
Mon esprit s'y perd , j'en convien, C'est très fâcheux , au moins pour la police j
Car pour agir chacun sait bien Qu'à la police il ne faut presque rien.
Oui, d'ordinaire, die dérouvrc un traître Sur un regard qu'on échange tout bas... Sur ce qu'on dit , et plus souvent peut-être Sur ce qu'on ne dit pas.
(On entend frapper deux coups à la petite porte à gauche.') Ah ! on frappe à ma petite porte !.,. Un de mes afTidés !.*. ( Il va fermer au Yerrou la porte du fond, puis il ouvre la petite porte. ) Entrez.