ACTE II , SCENE II
Hier?., si fait!., ma foi^ cela en valait la peine.
DÉsAUNAis, s'assied auprès du bureau y et fait asseoir Perr in auprès de lui, à sa gauche.
Ah !.. meUez'Vous donc là... et contez-moi ça...
vERTiW y cfui s'est assis.
J'ai étédinerau Cadran bleu.
DÉSAUNAIS.
Eh! bien?
PEraiiN^ d^un air de satisfaction .
Eh! bien... vous aviez raison... on y est parfaitement.
DÉSAUNAIS.
N'est-ce pas?
PERRIN
De belles pièces , bien éclairées... et puis ces boulevards... ces voitures... cette foule....
Air : Plus qu'un millionnaire (àe TArtiste). \ Superbe point d'optique I j Là, s'offrent aux regards - Commerce , arts , politique , Jennes gens et vieillards. . .
N Oui , tout Paris y passe , X /C^
Et c'est , sur mon honneur , Une excellente place...
Pour un observateur.
DÉsAUNAiSj à part.
Allons... il n'aura pas perdu son temps.
Par exemple, je n'aime pas ces trente-six plats qu'on vous sert... moi qui suis accoutumé à la soupe et le bouilli.
DÉSAUNAIS, a^ecimpatience»
11 est bien question...
PERRIN
C'est ce que je me suis dit : quand on est placé, il faut
6o MICHEjL PERRÏN.
f;nrcses affaire?;.., eJ passer par dessus bien dos pelites choses.
DÉSAUNAIS.
Et dans celte foule, vous n'avez rien vu , lieu entendu?...
rERIUN.
Rien de bien remarquable !..
DJÊSAUWAIS.
Cependant... il ne manque pas demécontens!..
PErKiN.
Oh ! oui... ça ! il n'en manque pas !.. on peut s'en flatter!..
DÉSAUNAIS,
Il faut les surveiller.
PERRIN
C'est mon avis ; et ce que je disais à un de mes voisins , un brave jeune homme... il faut vous dire, que je m'étais placé à côté de plusieurs jeunes gens.... parce que la jeunesse.. . {Faisant signe quelle et gaie et légère.)
DÉsAUNAis, comprenant autre chose et faisant le signe de têtes
chaudes.
C'est juste!... les jeunes gens! d'aujourd'hui... eh ! bien... votre voisin?..
PERRIN
Ah ! dame, il n'est pas très satisfait... il a beaucoup souffert... ( En confidence, ) C'est un ancien garde-du-corps...
DÉsAUNAis , étonné.
Un garde-du- corps!... il vous a confié tout de suite...?
PERRIN
Ce n'est pas étonnant , moi, je lui avais dit que j'avais été curé...
DÉsAUNAis, riant.
Bah !.. vous avez élé lui dire...
Pourquoi pas?
PERRIN, sérieusement.
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