‹ Michel Perrin, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 64 sur 69 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les MEMES, FOUCHÉ.

pERRiiN , courant à lui»

Mon bon Joseph , il faut qne je te parle,

FOUCHÉ , l'éloignant doucement.

Ton t-à-F heure, mon ami ; une affaire de la dernière importance... (^ D€saunaîs)Ce soldat?...

désaunais , montrant Bernard, Le voici.

PERRIN

C'est justement de cela que je veux...

FOUCHÉ , même jeu.

Un moment !..

désauiNais, repoussant Perrin,

Taisez- vous donc !...

PERRIN, à Thérèse , et s' asseyant ai^ec elle sur la banquette (jui est au-dessous de la fenêtre.

Ne pleure pas , ma bonne , je m'en vais lui parler ; il n'y a pas le moindre dano^er... {A part,) Malgré ça , je commence à avoir une peur !...

FOUCHÉ , regardant Bernard (i).

^ Ah ! ah !.. c'est vous, jeune homme? J'aurais dû m'en douterlLorsque l'on forme de mauvaises liaisons... {Tenant àla main la lettre de Bernard , que Désaunnis lui tend.) Vous vouliez approcher du premier consul ?

(i) Désaunais, Fouché, Bernard.

d» MICHEL PJERRIN.

BERNARD

J'en conviens.

FOUCHÉ

Vous saviez qu'il existait un complot contre lui ?

BERNARD

C'est vrai.

FOUCHÉ, viuemcnt.

Vous en étiez complice?

BERNARD

Moi!

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( On là fait rasseoir. )

BERNARD, apcc indignation.

Moi , leur complice !

FOUCHÉ , froidement.

Vous ne pouvez pas le nier : je vous ai trouvé , hier matin , en conférence secrète avec le chef de la conspiration.

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'A 14 mon Dieu !

FOUCHÉ

Le soir, vous étiez au Cadran bleu.

BERNARD

C'est vrai; en sortant de là, j'ai écrit à mon général... je voulais le voir... lui seul !... j'aurais pu le sauver, sans trahir leursecret... je l'espérais du moins... il aurait compris mon silence , lui...^mais vous , vous ne le pouvez pas.

FOUCHÉ

Ainsi, vous connaissez les conjurés?., vous pouvez les nommer?., indiquer leur retraite?

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