‹ Michel Strogoff [microforme]Chapitre 12 sur 51 · FR · texte numérisé non relu

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s'asseoir devant la table, en face de Strogoff.) Excusez. moi, monsieur. Eh ! mais, je vous EARONR Vous êtes ?.…

STRoGoFF.—Nicolas Korpanoff, marchand.

Jor1iver.—Marchand.… marchand” comme l’és clair! C'est bien vous qui m'avez dépassé, il y À deux heures, sur la route! Nous étions, vous er. tarentass, et moi en télègue... ou plutôt je n’y étais plus, et une petite place dans votre voiture aurai joliment fait mon affaire, ( car je me trouvais er] pleine détresse !

STROGOFF.—Pardon.. monsieur...

Jorriver.—Wilcide Jolivet, sor ponasn de nous naux français, en quête de chroniques !.. Ë

SrRodorr.—Æh bien, monsieur Jollivet, je destet vivement de ne pas vous avoir aperçu ! Entre voyas

geurs on se doit de ces petits services. à

JoLLIVET.+On se doit,;mais on ne-se paie pat toujours. . J'ai: fait quinze milles à pied, et..je l’a@ mérité | Une mauvaise action ne profite jamais! Lg ciel m'a ‘puni en m'inspirant la pensée de prendrr une télègue au lieu d’un tarentass. (L’hôtelier rentil, apportant un broc et des verres.) : A à a

STROGOFF.—Un verre de bière, monsieur ?

Jor.LIVET.—Volontiers. SD TT

L'HoreLrER(à Jollivet)..—Dois-je vous garder uns chambre et prendre vos valises ?

JOLLIVET.—Pus celle-là ?.… Elle n’est pas à mo L'HoTELIER.— A qui done ?

“JOELIVET. — A mon ennemi intiiñe, mon confrèrt Blount, qui doit, en ce motnent, coûrir après moi lg Mais } pere bien être: reparti avant qu il arrit] au' relais !.… A propos, une ue et. des chevaug ‘ dans üne heure ! 19:

IL'HoTÉLiER.—Il n'y a plus ni CHA ni voibüres disponibles !

JOLIIVET. —Bon! Ilne manquait plus que cela | Eh bien, gardez-moi les Peters qui rentreront au lois |

‘! L'HoTELIER.—C'est entendu l.… mais ce ne sera LS avant demain. Je vais vous retenir une chambre.

Jonuiver (à l'hôtelier qui sort à ‘droite).—Oui !.…. en j'ai une belle avance sur Blount [

STROGOFF.—Votre ennemi 9 ip

:JoLLIVET.—Mon ennemi, mon rival: x FE DORLet anglais, qui veut me devancer sur la route d’Irkoutsk, et défraîchir mes nouvelles ! Figurez-vous,

ionsieur Korpanoff, que je n'ai trouvé que ce moyen pour le distancer, lui voler sa voiture, qui ‘était tout attelée, quand je suis arrivé aû relais! [Il n'y en avait pas d'autre, et pendant qu’il réglait sa môte, j'ai glissé quelques pièces d’or dans la main dé son cocher, disons son iemskik, pour faire un

peu de couleur locale... et en route L.. … Naturellement, j'emportais la valise de mon Anglais, mais je 'l& lui renverrai intacte !.. Ah ! par exemple, il n’y

a que sa voiture que je ne pourrai pas lui renvoyer | ‘ STROGOFF.—Pourquoi donc ?

Jorriver.—Parce que c'est. ou plutôt, c'était une télègue. Vous savez, une télègue... une voiture à quatre roues ?.. ee

prends pas.

‘JorrIvET.—Vous allez comprendre. Nous partons. mon iemskik sur le siège de devant.et moi ‘&ur le banc de derrière. Trois bons chevaux dans 168 brancards ! Nous filons comme l'ouragan ! A péine s’il est nécessaire de stimüler du bout du fouet mes trois excellentes bêtes. De temps à autre seu-

Parhiéienties Mais je ne com-

lement, quelques bonnes paroles jetées par moi iemskik ! Hardi, mes colombes ! Volez, mes deuP! agneaux! Houp, mon petit père de gauche! Enfir . l’attelage tirait tant et si bien que la nuit dernière . un fort cahot se produit... crac! les deux trains du, la voiture s'étaient séparés. et mon iemskik.. san: entendre mes cris, continuait à courir sur le train de devant, tandis que je restais en détresse sur l@l train de derrière ! Et voilà comment je dus faire :

uinze milles à pied, ma valise d’une main, celle. de l’Anglais de l’autre, et voilà pourquoi je ne pour: d rai lui envoyer qu’une demi-voiture.

L'HoTELIER (rentrant).— Votre chambre est prête. monsieur. p

JoLLIvET (se dirigeant vers la porte).—C'est bien.

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