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FAMILLE II. — LES PROROCENTRACÉES

Péridiniens de constitution plus simple, pourvus d'une cuirasse solide, formée de deux plaques latérales accolées suivant un plan de symétrie longitudinal, mais dépourvus de ceinture et de sillon ventral. Les flagellums émergent du sommet du corps. |

GENRE PROROCENTRUM EHRENBERG.

Petits Péridiniens en forme d'amande, pointus du côté inférieur, plus large du côté supérieur, ordinairement plus longs que larges et généralement ornés vers le haut soit d'un prolongement du corps, en forme de dent, soit d'une simple spinule ailée située en arrière de l’orifice oral.

Cuirasse percée de pores et formée de deux plaques latérales, symétriques, qui ménagent au sommet un petit orifice pour le passage du flagellum.

Prorocentrum micans EHRENBERG.

(PI. XX, fig. 21 à 23.) BIBLIOGRAPHIE.

1833. Prorocentrum micans EHRENBERG, P: 307.

1859. Prorocentrum micans CLAPARÈDE et LACHMANN, p. 412, pl. XX, fig. 6 à 8. 1881. Prorocentrum micans BERGH, p. 230, fig. 56 à 50.

1883. Prorocentrum micans STEIN, pl. I, fig. 1 à 12.

1885. Prorocentrum micans POUCHET, p. 53, pl. IV, fig. 42. 1885. Prorocentrum micans BÜTSCHLI, pl. LI, fig. r.

1895. Prorocentrum micans SCHÜTT, pl. I, fig. 2.

CARACTÈRES. — Forme très simple, en manière d'amande, pointue en bas, légèrement échancrée en haut et portant, en arrière de l'orifice oral, une spinule ailée.

Capsule formée de deux pièces symétriques par rapport à leur plan de contact et couverte de pores disposés en rangées courbes et parallèles.

FIGURES. — Figure 21, planche XX. Vue ventrale. Remarquez son aplatissement latéral.

Figure 22. Vue latérale gauche. On notera l'analogie de la forme avec celle d'une graine d'amande dont les deux cotylédons rappellent la position latérale des deux pièces de la cuirasse.

Figure 23. Vue apicale, avec la position de l'orifice oral.

DISTRIBUTION. — yorocentrum micans est, si non abondant, du moins très constant dans nos échantillons planktoniques. Peu d’entre eux n'en présentent au moins quelques spécimens disséminés.

FAMILLE III. — GYMNODINIACÉES.

Cellules nues ou circonscrites par une membrane mince, anhyste, mais présentant néanmoins une ceinture et un sillon ventral abritant des flagellums.

Formes très variées naturellement, mais se modifiant, en outre, facilement sous l’action des milieux conservateurs. L'identification des espèces est souvent rendue difhcile par suite de l’imprécision des caractères morphologiques et par le fait des déformations du corps, qui sont la conséquence soit simplement de la mort du sujet, soit de l’action des réactifs conservateurs.

GENRE GYMNODINIUM Sein.

Cellules nues ou pourvues d'unè membrane mince. Formes variées, à face antérieure généralement concave. Ceinture circulaire ou faiblement spiralée, occupant souvent la partie médiane du corps. Sillon ventral à peu près droit, s'étendant longuement vers le bas et empiétant un peu seulement vers le haut, sur le cône apical. Les flagellums sont insérés vers le point de jonction des deux sillons.

Gymnodinium species.

(PI. XXI, fig. 27.)

CARACTÈRES. — Forme foliacée, irrégulièrement elliptique de face, aplatie d'avant en arrière et déprimée vers l'avant, à ceinture imprécise, marquée par une dépression mal délimitée du corps, à sillon ventral rendu perceptible surtout par la dépression qui divise inférieurement le corps en deux lobes arrondis.

FIGURE. — Figure 27. Vue ventrale d’un spécimen. On remarquera que les limites du sillon transversal sont imprécises aussi bien que celles du sillon ventral.

OBSERVATIONS. — C'est la seule forme que nous ayons eu l’occasion d'observer à l'état vivant, l'ayant prise en eau douce et soumise de suite à l'examen. Dès qu'elle meurt elle change de forme, par absorption d'eau, ou se contracte en se déformant plus complètement encore, par l’action des réactifs qui en déterminent la plamolvse.

DISTRIBUTION. — Espèce d'eau douce, souvent très abondante, mais fugace.

Gymnodinium pseudonoctiluca PoucHer.

(PI. XXI, fig. 31

1885. Gymnodinium pseudonoctiluca POUCHET, p. 44, pl. IV, fig. 34 à 37 1802. Gymnodinium pseudonoctiluca POUCHET, p. 143, pl. IX.

CARACTÈRES. — Forme bizarre, remarquable par une sorte de long tentacule qui fait penser, à première vue, à une forme anormale de Voc#i/uca. La ceinture est située près du pôle apical

FiGurE. — Figure 31. Vue latérale de l'objet tel qu'il nous est apparu une fois seulement, dans nos échantillons planktoniques. Nous en avons pris de suite un croquis des contours, nous proposant d'en étudier plus tard les détails de structure et de contenu cellulaire sur d'autres objets similaires. Mais l'occasion ne s'est pas représentée et nous avons dû nous contenter de reproduire notre première ébauche. Celle-ci ressemble étrangement à l’une des formes évolutives attribuées par PoucHET à son Gynodinium pseudonoctiluca et reproduite planche IX, figure 2

L'excessive rareté de cet organisme nous fait croire qu'il est étranger à nos eaux et que l'échantillon observé y a été amené par des circonstances inaccoutumées.

GENRE SPIRODINIUM Scaürr.

Corps fusiforme à ceinture spiralée, représentée par une simple dépression qui dessine un peu plus d'un tour complet de spire et dont les bouts mal définis se rattachent à un sillon ventral peu marqué lui-même et aussi légèrement spiralé.

Spirodinium fusus MEUNIER.

(P1. XXI, fig. 28 à 30.)

1910. Spirodinium fusus MEUNIER, p. 63, pl. XIV, fig. 23 à 26.

CARACTÈRES. — Corps fusiforme, pointu aux deux extrémités, circulaire en

coupe transversale, remarquable par des rangées longitudinales de sortes de trichocystes implantés dans l'ectoplasme perpendiculairement à la membrane extérieure

FIGURES. — Figure 28. Vue dorsale d'un spécimen de petites dimensions.

Figure 30. Vue latérale d'un individu plus grand.

Figure 29. Vue ventrale du même. On remarquera la sorte de vacuole qui accompagne toujours le noyau.

DISTRIBUTION. — Formes trouvées sporadiquement dans nos échantillons de plankton marin et aussi pêchées rarement dans les eaux du bassin de Nieuport.

GENRE POLYKRIKOS Buürscazr.

Nous avons aussi rencontré accidentellement de rares spécimens de cet organisme, aux afhnités douteuses, que lon désigne sous le nom de Po/y#rikos et qui nous paraît aussi rapproché, sinon plus, des infusoires que des Péridiniens.

Ceux-ci sont des organismes plasmodomes, ceux-là sont plasmophages, et les

rares spécimens de Polykr kos observés nous ont bien semblé tels aussi par la présence, dans leur cytoplasme, de substances figurées, probablement même d'organismes ingérés de toutes pièces.

L'état cadavérique de ces spécimens est évidemment peu propre à renseigner sur leur mode de nutrition et d'existence en général, aussi nous contentons-nous d'en reproduire un spécimen pour en signaler” les principaux caractères morpho: logiques saisissables.

Polykrikos species.

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