‹ Microplankton de la mer FlamandeChapitre 7 sur 70 · Zripodiscus argus EHRENBERG, P. 159, pl. 3, fig. 6 a-c · texte numérisé non relu

Zripodiscus argus EHRENBERG, P. 159, pl. 3, fig. 6 a-c

1853. Eupodiscus argus W. SMITH, Synopsis 1, p. 24.

853. Eupodiscus argus VAN HEURCK, Synopsis, p. 209, pl. 117, fig. 3 à 6. Aulacodiscus argus À. SCHMIDT, Atlas, pl. 107, fig. 4.

1809. Eupodiscus argus VAN HEURCK, Traité, p. 487, pl. 21, fig. 647 et fig. 222 a et à, dans le texte:

CARACTÈRES. — Frustules grands, lenticulaires, renflés, formés de deux valves appliquées sur une partie cylindrique généralement assez courte. Valves épaisses, munies, vers la périphérie, de trois à cinq protubérances également distancées, en forme de massue. Structure compliquée, à larges alvéoles distancées, disposées radialement et brochant sur une striation fondamentale, par l'intermédiaire de grosses ponctuations.

Fiqures. — Figure 44. Vue valvaire d’un frustule à trois protubérances.

Figure 45. Vue suturale d'un autre frustule à quatre protubérances.

La symétrie que l’on observe ici dans la position des protubérances des deux valves n'existe pas toujours; c'est plutôt un cas accidentel.

OBSERVATIONS. Cette belle et grande espèce est constante dans les eaux belges, mais ses représentants sont toujours clairsemés. Beaucoup sont vides et soulevés par le mouvement des eaux comme le fin gravier.

TRIBU V. —- HÉLIOPELTÉES.

Valves divisées en compartiments rayonnants, alternativement élevés et déprimés.

GENRE ACTINOPTYCHUS EHRENBERG.

CARACTÈRES. — Valves généralement circulaires, ondulées, à compartiments triangulaires, successivement élevés ou surbaissés, à structure alvéolaire et à ombilic polygonal central. Frustules disciformes, ondulés, à face suturale étroite.

Actinoptychus undulatus (BaILEY) Razrs.

(PL. XIIL, fig. 3 à 7.)

1842. Actinocyclus undulatus BAILEY, pl. 2, fig. 11.

1843. Actinoptychus biternarius ÉHRENBERG, p. 166.

1861. Actinoptychus undulatus RALEFS, dans Pritchard, p. 839, pl. 5, fig 88.

1883. Actinoptychus undulatus VAN HEURCK, Synopsis, pl. 22°, fig. 14, et pl. 122, fig. 1 à 3.

1899. Actinoptychus undulatus V AN HEURCK, Traité, p. 496, fig. 232, 233, 234, dans le texte, et pl. 22, fig. 648.

CARACTÈRES. — Frustules à valves circulaires, divisées en six compartiments alternativement relevés et déprimés, ménageant au centre une aire hyaline de forme hexagonale et décorée, sur les compartiments, d’une couche alvéolée à grandes mailles hexagonales et d'une autre finement ponctuée, à ponctuations en quinconce.

Le milieu de chaque compartiment relevé porte un petit appendice, près du bord externe.

La face suturale est ondulée et ces ondulations sont en harmonie avec les compartiments des valves.

Les dimensions des frustules sont très variables.

Auxosrores. - Les auxospores affectent la forme d'une lentille très renflée et à bords arrondis. C'est au sein de cette grande cellule à membrane faible et hyaline que s’élabore la cellule régénérée, dont les valves présentent d’abord la texture décrite comme type d'un genre nouveau, sous le nom de /ebya, en 1886, avant qu'on en connut le véritable caractère.

Cette forme « /ebya » est uniformément décorée d'une simple couche d'alvéoles irrégulières, un peu plus grandes seulement autour du point central, à défaut d’une seconde à structure finement ponctuée sous-jacente. La surface est ondulée et présente trois secteurs relevés et connivents largement au centre, qui alternent avec trois dépressions limitées à la partie submarginale et forment comme des sinus arrondis dans les angles du triangle central.

Le milieu des secteurs en élévation porte une épine marginale. Voir figure 6.

Cette forme, interprétée par VAN HEURCK comme valve intérieure de Actinoptychus undulatus, est plutôt la forme initiale d’une lignée phylogénique, dont les deux valves ont d'abord l'aspect de 2ebya, mais dont les valves des produits de division prennent l'aspect normal de Actinoptychus undulatus, si bien que les produits de la première subdivision ont deux valves dissemblables : une de 2ebya et une de Actnoptychus.

Les dimensions de cette forme intéressante mais fugitive sont donc toujours maximales, car elle ne se représente pas dans les produits de subdivisions subséquentes de la cellule régénérée.

FiGures. — Figure 3. Vue d’une valve de dimensions moyennes entourée d'une membrane, 71, fine, déchiquetée, de nature muqueuse, provenant d'une gélification de la membrane suturale de la cellule mère.

Figure 4. Vue latérale d’un frustule montrant la forme ondulée de la zone suturale et les renflements alternatifs des compartiments valvaires. — e, appendice émergeant du milieu des compartiments surélevés, près du bord.

Figure 5. Vue valvaire d’un frustule de grandes dimensions provenant d’une des premières subdivisions de la cellule régénérée par voie d'auxospore. Trois des six compartiments ont seuls reçu la figuration du système de fines striations qui broche partout sur la structure alvéolaire de la valve, mais qui ne devient visible qu'avec un changement de mise au point.

Figure 6. Valve d'une cellule régénérée par voie d' auxospore — forme /)ebya — avec sa structure régulièrement réticulée jusqu'au centre et les dénivellements de sa surface, sous forme de trois secteurs déprimés, logés entre les bras de trois travées relevées qui confluent au centre et aboutissent, vers la périphérie, à autant d'appendices submarginaux, €.

Figure 7. Aspect latéral d’un frustule régénéré au sein de la membrane hyaline, #7, de l’auxospore, asp. Les deux valves de cette cellule ont la structure de la figure précédente. Elles sont d’abord très peu silicifiées et se déforment facilement sous la moindre pression. Plus tard, elles deviennent plus rigides, en se silicifiant davantage, particulièrement lorsqu'on les trouve associées à une valve du type Ac#noptychus normal, après division de la cellule initiale d'une lignée.

C'est évidemment, à notre avis, une observation de ce genre qui a fait prendre, par Van HEURCK, la forme Debya pour une valve intérieure de Actinoptychus undulatus RaAxrs, lorsqu'il dit, dans son 7Yaité, page 495, qu « il possède un exemplaire où cette valve intérieure s'aperçoit nettement à travers la valve normale ».

Ces valves de type différent sont toutes deux externes; mais tandis que l’une, celle du type Pebya, remonte à la cellule initiale, l’autre, celle du type Ac#noptychus, résulte d’une division de cette cellule initiale. La faible épaisseur de ces

MICROPLANKTON DE LA MER FLAMANDK. 6I

premiers produits de division, qui ont d'abord une grande surface valvaire, explique très bien l'erreur d'interprétation de ce minutieux et sage observateur.

Si celui-ci s'était plus appliqué à observer ses matériaux frais, à l’état naturel, au lieu de les soumettre au préalable à l'incinération, il n'est pas douteux qu'il aurait observé l'auxospore, qui ne peut supporter ces manipulations, et y aurait reconnu le facies particulier de la cellule régénérée. |

C'est là un cas curieux de dimorphisme valvaire dans l’évolution d'une espèce de Diatomacée. La connaissance plus étendue des formes initiales de ces organismes fournirait sans doute d’autres exemples analogues.

OBSERVATIONS. — Espèce constante dans les eaux belges, mais très rare pendant les mois les plus chauds : juin, juillet, août, plus ou moins bien représentée tout le reste de l’année, jamais commune.

Il est à remarquer qu’elle produit souvent sur nos côtes, particulièrement en octobre, des auxospores dont il est facile d'observer les phénomènes de production de la cellule régénérée et des premières subdivisions de celle-ci.

Actinoptychus splendens (EHRENBERG) KRALrs.

(PI. XIII, fig. 8 et 9.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1844. /Talionvx splendens EHRENBERG.

1854. Actinophaenia splendens SHADBOLY, p.94, pl. 6, fig. 18.

1861. Actinoptvchus splendens RALFS, dans Pritchard, p. 840.

1883. Actinoptychus splendens VAN HEURCK, Synopsis, p. 211, pl. 119, fig. 1, 2 et 4. 1899. Actinoptvchus splendens VAN HEURCK, Traité, p. 497, pl. 22, fig. 649.

CARACTÈRES. — Valves circulaires, divisées en compartiments de nombre variable, douze à vingt, alternativement surélevés et défléchis, autour d’une aire centrale hyaline de forme étoilée. Structure double, d'aspect réticulé, à mailles hexagonales à la surface, d'aspect finement ponctué, à ponctuations en quinconce,

en dessous.

Les secteurs en saillie se relèvent insensiblement du centre vers la périphérie

et portent, en leur milieu, une épine submarginale. La face suturale est ondulée, en harmonie avec l'allure des secteurs. Les ondulations sont donc beaucoup plus nombreuses, mais moins accusées que dans

l'espèce précédente.

Fiaures. — Figure 8. Vue de face d'une valve de dimensions moyennes. — e, épine submarginale s'élevant du milieu des secteurs en saillie. Figure 9. Vue suturale d'un couple de frustules provenant d'une division

récente. — e, même légende que plus haut.

OBSERVATIONS. — Sans être rare, Actinoptychus splendens est beaucoup moins répandue dans nos eaux que Actinoptychus undulatus. On l’observe aussi régulièrement pendant les mois moins chauds, mais en spécimens plus disséminés.

Beaucoup d'entre eux n'apparaissent qu'à l'état vide, en qualité d’épaves Hottantes, relevées du fond, en même temps que d'autres sédiments légers, par l'agitation des flots.

TRIBU VI. — COSCINODISCÉES.

Valves généralement rondes ou elliptiques, rarement allongées, semi-lunaires ou cunéiformes, à structure ponctuée ou celluleuse partout uniforme, munies parfois de petites épines, toujours dépourvues d'ocelles.

GENRE ACTINOCYCLUS EHRENBERG.

Valves à ponctuations partout uniformes, disposées en séries rayonnantes d'inégale longueur, laissant ordinairement des espaces hyalins subulés et présentant un pseudo-nodule submarginal.

Actinocyclus Ralfsii (W. Surrx) Rares.

(PI. XII, fig. 1oet r1.)

SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE

1856. ÆEupodiscus Ralfsiü W. SMrrH, Synopsis IT, p. 86.

1861. Actinocyclus Ralfsii RALFS, dans Pritchard, p. 835, pl. 5.

1833. Actinocyclus Ralfsii VAN HEURCK, Synopsis, p. 215, pl. 123, fig. 6.

18908. Actinocyclus Ralfsii RATTRAY, p. 155.

1899. Actinocyclus Ralfsii VAN HEURCK, Traité, p. 523, pl. 23, fig. 658 et fig. 270, dans le texte.

CARACTÈRES. — Valve circulaire à membrane épaisse, plane dans sa partie médiane, courbe sur le bord, garnie d'un pseudo-nodule submarginal et de nombreuses petites épines marginales soulignant les faisceaux de ponctuations radiantes, qui n’aboutissent pas toutes au centre et laissent conséquemment des

lignes hyalines rayonnantes de longueur inégale, à partir du centre, où l’on ne voit que quelques ponctuations éparses. La bordure déclive est plus finement radiée.

La diffraction et la dispersion des rayons lumineux, qui en traversent la fine texture, y déterminent des phénomènes d'iridescence très sensibles à un faible grossissement.

FiGurEs. — Figure 10. Vue valvaire. — », pseudo-nodule.

Figure 11. Vue latérale d'un frustule de même dimension. — €, épines marginales.

OBSERVATIONS. — Nous n'avons pas rencontré dans le microplankton de la

Mer flamande la forme typique, représentée par VAN HEURCK, de cette espèce. Celle que nous figurons s'en rapproche par l'éparpillement des ponctuations centrales et l'apparition de travées hvalines rayonnantes; mais celles-ci ne sont pas aussi manifestement marquées que dans la figure de Van HEurcK. L'aspect, à un fable grossissement, est cependant assez différent de l'espèce suivante, Actinocyclus Ehr enbergti, pour légitimer une distinction entre les deux, qui est peut-être plus apparente que réelle et que nous ne trouvons pas opportun de discuter 1c1.

Cette forme est en tous cas plus rare que la suivante, avec laquelle elle se trouve fréquemment mélangée.

Actinocyclus Ehrenbergii Razrrs.

(PL'XTIT; fig. r2/et 13.)

1861. Actinocyclus Ehrenbergii RALFS, dans Pritchard, p. 834.

1883. Actinocyclus Ehrenber gii V AN HEURCK, Synopsis, p. 215, pl. 123, fig 7. 18900. Actinocyclus Ehrenbergii RATTRAY, p. 173

1899. Actinocyclus Ehrenbergii VAN HEURCK, Traité, p. 523, pl. 23, fig. 659.

CARACTÈRES. — Valves pareilles à celles de l'espèce précédente, mais à ponctuations plus rapprochées et ménageant des stries hyalines moins larges, plus courtes, subulées vers le centre et dessinant, à un faible grossissement, plusieurs zones concentriques. La figure que nous en donnons ne traduit pas assez ce caractère.

On observe très fréquemment des spécimens dont les valves sont parsemées de taches hyalines plus ou moins abondantes.

La réfraction des rayons lumineux qui traversent la trame délicate de ces objets y détermine des phénomènes d'irisation très vive, où dominent les teintes du vert au violet, en passant par le bleu, qui, généralement, est le plus largement représenté.

FiGures. — Figure 12. Vue valvaire d'un spécimen de dimensions moyennes. — 1, pseudo-nodule.

Les stries hyalines subulées n'y apparaissent pas avec assez d'évidence.

On remarquera les taches qui parsèment la surface de la valve et qui ne constituent qu'un caractère accidentel.

Figure 13. Vue valvaire d’un spécimen de petit calibre. — #, pseudo-nodule.

OBSERVATIONS. — Dans la mesure de nos observations, nous devons émettre des doutes au sujet de la distinction réelle des deux formes À. Ralfsii et Ehrenbergii. Ne sont-ce pas plutôt deux variantes extrêmes d'un même type spécifique dont l'aspect varie d’après la dimension, l'épaisseur de la membrane, la profondeur des ponctuations, le rapprochement variable de celles-ci et, conséquemment, l’accentuation des stries hyalines rayonnantes et leur effet optique à un faible grossissement? Ces particularités influent aussi sur la nature des teintes d'irisation et leur distribution sur les différentes aires concentriques de la valve.

Sous ce dernier rapport, on trouve tous les intermédiaires dans une collection de spécimens soumis à l'observation dans les mêmes conditions d’enrobage.

Quoiqu'il en soit, cette dernière forme A. ÆEArenbergii est en tous cas plus commune que la précédente dans les eaux belges, où les produits de pêche planktonique en présentent souvent des spécimens plus ou moins nombreux, indépendamment des saisons.

GENRE COSCINODISCUS EHRENBERG.

Valve disciforme, ponctuée ou celluleuse, dépourvue de côtes, de cloisons ou d'appendices quelconques, sauf parfois quelques dents minuscules.

Coscinodiscus radiatus EHRENBERG.

(PI. XIII, fig. 19 à 24.)

1839. Coscinodiscus radiatus EHRENBERG, p. 148, pl. 3, fig. 1 a-c. 1902 Coscinodiscus radiatus GRAN, p. 166.

1905. Coscinodiscus radiatus JÜRGENSEN, p. 92.

1910. Coscinodiscus radialus MEUNIER, p. 276, pl. XXX, fig. 38 à 40.

CARACTÈRES. — Valves plates à structure alvéolaire manifeste, dont les mailles généralement hexagonales et rayonnantes ont sensiblement la même grandeur sur toute la surface de la valve, sauf sur le bord de celle-ci, où elles

deviennent notablement plus petites. Dans les petits spécimens la disposition rayonnante des alvéoles est moins accusée. La vue suturale, qui est très étroite dans les grands individus, s'élargit notablement dans les plus petits et se montre alors ornée de cercles distancés.

Fiqures. — Figure 19. Vue valvaire d’un spécimen de grandes dimensions.

Figure 20. Vue suturale de deux frustules issus d’une division récente.

Figure 21. Vue valvaire d'un spécimen beaucoup plus petit, dont les mailles beaucoup pue grandes au centre ont perdu leur disposition rayonnante.

Higure 22° Vue suturale du même.

Figure 23. Individu réduit aux dimensions minimales.

Figure 24. Vue suturale, très élargie, du même.

OBSERVATIONS. mes grandes et movennes, c'est une des bonnes espèces de la Mer A. oo. l'y rencontre régulièrement en quantité dans le plankton, sauf pendant les mois les plus chauds : juin, juillet, août, où elle est plus rare, si ce n’est sur le littoral immédiat.

Coscinodiscus oculus iridis EHRENBERG.

(PI. XIII, fig. 18.)

SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE

1883. Coscinodiscus radiatus, var. oculus iridis VAN HEURCK, SYnoOpsis, p. 1884. Coscinodiscus radiatus, var. borealis GRUNOW, pl. 6, fig. 1.

1899. Coscinodiscus radiatus, var. oculus iridis VAN HEURCK, Traité, p. 530. 1902. Coscinodiscus oculus iridis (sensu stricto) GRAN, p. 168.

1904. Coscinodiscus oculus iridis GRAN, p. 519, pl. 17, fig. 17 à 10.

1905. Coscinodiscus subbulliens JORGENSEN, p. 94, pl. 6, fig. 2

1910. Coscinodiscus oculus iridis MEUNIER, p. 273, pl. XXX, fig. 35 à 37.

CARACTÈRES. — Valves circulaires, renflées, grandes, solides, à structure alvéolaire, à mailles hexagonales sensiblement égales, disposées radialement et dessinant, en outre, des courbes héliçoïdales qui se recoupent en tous sens. Rosette de mailles plus | grandes au centre. Pas d'iridescence.

La profondeur des alvéoles, corrélative de l'épaisseur de la membrane, fait prendre à celle-ci des aspects différents suivant la mise au point. Au fond de chaque’ alvéole on aperçoit un petit trou rond et, si l'on abaisse davantage l'objectif, on voit se dessiner une structure très Stone ponctuée, qui tient au renforcement lumineux des nœuds des mailles. :

Bande suturale épaisse, marquée d'un couple d'anneaux sur la partie cylindrique de chaque valve

FIGURE. — Figure 18. Vue valvaire, à structure alvéolaire profonde, dont le fond des alvéoles apparaît comme une grosse ponctuation.

OBsERVATIONS. — Cette espèce ne s'observe qu'assez rarement dans le plankton des eaux belges. On la distingue aisément de la précédente par la forme bombée des valves et leurs dimensions plus grandes.

Nous y rattachons la forme Aster omphalus, qui s'en distingue à peine dans les observations cursives faites sur le frais.

Coscinodiscus excentricus EHRENBERG.

PR io 251et 20) BIBTIOGRAPHAHIE:

1839. Coscinodiscus excentricus EHRENBERG, p. 146. Coscinodiscus excentricus À. SCHMIDT, Atlas, pl. 58, fig. 46 à 40. 1883. Coscinodiscus excentricus VAN HEURCK, Synopsis, p. 217, pl. 130, fig. 4, 7 et 8. 1899. Coscinodiscus excentricus VAN HEURCK, Traité, p. 531, . d. fig. 666. 1910. Coscinodiscus excentricus MEUNIER, p. 277, pl. XXKX, fig. 41 à 43.

CaRACTÈRES. — Valves circulaires, plates, pourvues sur le bord d’une couronne de petites épines peu visibles dans l’eau et couvertes, sur toute la surface, d'un réseau de mailles assez fines, hexagonales, non radiantes. Celles-ci sont engendrées par plusieurs systèmes de lignes plus ou moins courbes et excen- . triques qui se coupent sous des incidences variables, mais rapprochées de 60°. Paraît jaunâtre à un faible grossissement, par diffraction des rayons lumineux.

Frustules isolés ou géminés, cylindriques, discoïdes, à valves un peu chanfrénées sur les bords.

Bande suturale dépourvue de structure remarquable.

FiGures. — Figure 25. Vue valvaire de dimensions ordinaires. Figure 26. Vue te de frustules géminés, issus d’une division récente.

OBSERVATIONS. — Bonne espèce de 1 Mer flamande, au même titre que C. radiatus, qu'elle accompagne toujours et lutte d'abondance avec elle.

Rappelons qu'elle peut être confondue, dans ses petits représentants, avec Thalassiosira decipiens, dont la structure Ést sensiblement la même.

Notons encore que la rectification accidentelle des lignes excentriques qui se coupent pour former les alvéoles engendre la forme C. Zneatus EHRENBERG, qui perd ainsi la spécificité que lui accordent beaucoup d'auteurs, VAN HEURCK, entre autres, 77atté, page 532.

Nous avons signalé, en outre, en 1910, l'analogie fréquente entre cette dernière forme et rie échantillons de Coscinosira polychorda (GRAN), page 281, pl. XXXI, fig. 4. Mais cette espèce n'existe pas dans nos eaux.

Coscinodiscus lacustris GRUNOW.

(PI XIE, fe-rdieture.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1853. Cvclotella punctata W. SMITH

1884. Coscinodiscus lacustris GRUNOW, p. 33, pl. D, fig. 300

1885. Coscinodiscus lacustris VAN HEURCK, Synopsis, p. 218, Atlas supplément, pl.C, fig. 42. 1899. Coscinodiscus lacustris VAN HEURCK, Traité, p. 533, pl. 23, fig. 660.

1910. Coscinodiscus lacustris MEUNIER, p. 274, pl. XXX, fig. 33 et 34.

CARACTÈRES. — Valves orbiculaires, à surface ondulée, à bord muni de très petites épines rapprochées, peu visibles. Ponctuations fines, disposées en séries radiantes, divisées dichotomiquement., Zone suturale cylindrique, droite.

FIGURES. — Figure 14. Vue valvaire d'un spécimen de grandeur moyenne. Figure 15. Vue suturale, laissant voir l'ondulation des valves qui n'entraine pas l'ondulation de la zone connective

OBSERVATIONS. — Espèce d'eau saumâtre, très fréquente sur le littoral belge.

Les pêches planktoniques effectuées sur les côtes maritimes la reprennent très souvent en quantité dans les eaux salées, où elle continue à végéter quelque temps.

Coscinodiscus subtilis EHRENBERG.

(PETITE Tor GE LE) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE

1841. Coscinodiscus subtilis EHRENBERG, p. 412, pl. 1, I, fig. 18, pl. 3, VIT, fig. 4. Odontodiscus subtilis, d'après une plaque microscopique de J. D. MGLLER.

1884. Coscinodiscus subtilis GRUNOW, p. 29, pl. C, fig. 26. 1885. Coscinodiscus subtilis VAN HEURCK, Synopsis, p. 218, pl. 131, fig. 4. 1899. Coscinodiscus subtilis VAN HEURCK, Traité, p. 532, pl. 34, fig. 9o1

CARACTÈRES. — Valves circulaires, bombées, décorées d'alvéoles petites qui prennent, dans certains milieux d' enrobage, l'aspect de ponctui tions disposées en séries fasciculées, toutes parallèles, dans “chaque fascicule, à la ligne médiane de celui-ci.

On en connaît dans nos eaux deux variétés qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer, à frais, au cours des observations planktoniques.

Var. Normannii GREGORY, à valves dépourvues d'épines près du bord.

Var. Rothit GRUNOW, à valves pourvues, au bord, d'épines très petites, placées au milieu de chaque fascicule.

FiGurEs. — Figure 16. Vue valvaire, avec l'aspect alvéolaire qu'elle présente en milieu peu réfringent.

Figure 17. Autre vue valvaire prenant un aspect ponctué dans un milieu très réfringent.

L'exécution graphique de ces figures manque du réalisme qu'il est difhcile de leur donner à cause de la finesse des détails.

OBSERVATIONS. — Cette espèce est assez rare dans les eaux belges, comme forme planktonique vivante. On l'observe plus fréquemment à titre d’épave sédimentaire, dans les eaux troublées par les remous.

Coscinodiscus concinnus W. SurrH.

(PI. XII, fig. 30 et 31.) BIBLIOGRAPHIE.

1856. Coscinodiscus concinnus W. SMITH, Synopsis IT, p. 83. 1858. Coscinodiscus concinnus ROPER, p. 20, pl. 3, fig. 12.

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