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ses; elle était blanche, dure et friable, opaque. Le microscope permettait d’y reconnaître une foule de granulations moléculaires, de microzymas mobiles, isolés ou accouplés deux à deux, mais pas une seule bactérie.
La matière du tubercule crétacée contient une substance soluble qui est une zymase capable de fluidifier l’empois de fécule. La partie insoluble, mise dans l’empois de fécule pour milieu de culture, fluidifie cet empois et le fait fermenter avec dégagement d’acide carbonique et d’hydrogène, etc. Pendant cette fermentation les microzymas continuent leur évolution et deviennent microzymas en chapelets de 3,4 et davantage de grains, et bactéries (1).
Je pourrais multiplier les exemples ; ceux-là suffisent pour la démonstration que j’ai en vue. Toutefois, la théorie du microzyma n’est inattaquable que s’il est vraiment démontré, s’il est prouvé que d’autres que moi admettent et démontrent, que tout n’est pas mort dans le cadavre, ni dans une portion quelconque de la substance soustraite à l’animal vivant.
Je rappelle donc que, dans mes communications sur le lait, en particulier dans celles concernant les altérations spontanées de cette humeur, j’ai démontré que l’unique cause des phénomènes observés, y compris la destruction des globules laiteux, étaient ses microzymas propres, lesquels y peuvent évoluer pour devenir les formes vibrionniennes que j’ai décrites jusqu’à la bactérie, qui est le terme ultime de l’évolution. Après le phénomène de cette évolution, l’altération n’en continue pas moins et peut devenir d’un ordre nouveau; mais j’ai démontré aussi — c’est là un fait capital dont je me servirai — que l’altération commence toujours par le fait du microzyma avant toute évolution morphologique ; j'’ai même démontré que l’évolution pouvait être empêchée sans pour cela empêcher les transformations chimiques qui consti-
l.,A. Béchamp et A. Ester. Sur les microzymas du tubercule pulmonaire à l’état crétacé. Comptes rendus, i. LXVIII, p. 960. Voir aussi Montpellier médical, t. XXI, p. 535 (1868), et Les Microzymas, p. 784, J.-B. Baillière et fils, 1883.
pledréste
tuent l’altération. Je rappelle enfin que ] '^galemen démontré qu'il en était de meme de J®
substance organisée provenant .de 1 glande, musL, nerf, humeur, rhf
Ipontanément, produisant des combinaisons chimiques particulières, chacun selon son espece et sa nature, avant toute évolution des microzymas tandis que les cellules sont peu à peu détruites et les autres
“Ms'”°dii“S; ces fait., vous et vos amis seuls les
affirmes. Eh bien, voici la
dont on ne contestera ni la compétence ni la
pour une découverte française.
dont M. Nencki avait dit qu’il avait purement et sim
plement confirmé nos démonstrations que des vibr nienspeuventnaîtreàmême nos tissus des microzymas sans apport des germes de l’air. manière
M "Tiegel a modifié notre expérience 7 la maniéré suivante? il prend à un animal
volumineux de tissu, le suspend rapidem^ à un fil stérilisé et le plonge, de façon ^ 1 immerger comp e tement, dans un bain de paraffine ^o^due a 120 degres il retire la masse et la replonge aussitôt dans la parai fine maintenue en fusion; jS soit
jusqu’à ce que la masse du tissu ou de 1 ^gane soit recouverte d’une couche épaisse de lefroWi
tant ainsi dans une enceinte vide d air. Le bloc refroidi contenant la matière organisée est porte à Quarante-huit heures apres, le bloc rompu la masse incisée M. Tiegel y trouva — je me sers des termes mêmes’ de l’auteur — des coccos, monococcos, diplo- Sos ïecls bactéries (1). Or, les coccos sont les microzvmas- les monococcos sont les microzymas SeHS és- les diploccocos sont les microzymas asTocffi erforme de 8 de chiffre, bref les microzymas S voie d’évolution. Et qu’on le remarque bien en plongeant la masse organisée dans la par affin^
120 degrés on en coagule la surface et tue le? Sermes de l’air qui, par hypothèse, auraient pu s y dépo
1. Estor. De la oonstitation élémentaire des .tissus, p. 21 et Archives de Virchow, vol. LXHI.
2 0 Q LA PLEDRÉSIE
ser pendant l’instant des manipulations prépara-
*°ïe^pourrais citer d’autres vérifications, car cette question de l’apparition des bactéries à même les tissus, dans le sein des organes, en dehors de Joute intervention des germes de 1 air, a paru tellement inattendue et importante que, si elle a été niee par les uns, elle a provoqué des recherches partout chez les savants désintéressés et ces recherches ont abouti à d’éclatantes confirmations, dont Ippérience de M Tiegel est un des bons exemples ou tout est exact, sauf le mot coccos au lieu de microzyma; c est pourquoi, avant de revenir à la pleurésie il faut insister sur la démonstration et sur son inexacte nomenclature. . . . .Qor,
Et d’abord, il ne faut pas être surpris si, en 18b7, lorsque nous soutenions qu’une masse quelconque qq la matière soustraite à l’animal vivant ou empruntée à son cadavre, continuait d’opérer des transformations chimiques dans son sein, pendant J®,® f ^
détruisaient, les tissus se moditiaient et des bactéries V apparaissent par l’évolution des microzymas, bref que^ celte masse continuait de vivre et que tout ne meurt pas dans le cadavre, oui, il ne faut point être surpris qu’on ne nous crût pas et qu on nous traitât de rêveurs et les microzymas de fruits de notre in^gination. Pendant longtemps, ^len longtemps, meme après des vérifications du genre de celles de M. Tiegel, on continua de nier; ici même, dans cette grande Académie et à l’Académie des sciences, on contmua de nier que des altérations spontanées se produisissent dans la matière isolée du tout vivant, parce que l’on était convaincu que, dans cette matière ainsi isolée, comme dans le cadavre, tout était inort et que, sans les germes de l’air, elle ne se détruirait pas !
Naturellement, on niait aussi la réalité de nos observations relatives à la présence normale, physiologique,des microzymas et des formes vibrioniennes dans les liquides d’épanchements, dans les kystes sur le vivant et dans le tubercule pulmonaire ;au]Ourd huimeme on ne conçoit cette présence que par un apport de microbes de l’extérieur. Et, à ce propos, je me sou-
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(lont elle fait partie constituante. Et l’on connaît assez
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comme uncnstal cassé se l’éP/re dans son eau me ^
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elles pouvaient elles-memes se detruiie.
On ne nous croyait pas et l’on niait parce 5 afarmations comme celles que je vais énoncer allaient contre toutes les idées reçues, savoir-
\ O Tout ne meurt pas dans le cadavre apres moi « aprLlettépa.à 1. smte de mal.-
*^'90 Opq altérations spontanées surviennent dans le
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