‹ Miettes d'histoire canadienneChapitre 119 sur 149 · UNE PRÉDICTION · texte numérisé non relu

UNE PRÉDICTION

C'est avant 1830, c'est-à-dire avant son admission à la profession du notariat, que M. F. X. Garneau se mit à étudier l'histoire du Canada, alors très peu connue. L'historien anglais Smith faisait encore autorité et l'on sait jusqu'à quel point il dénature l'histoire. D'après lui, nos pères, dans leurs guerres contre les Anglais, avaient presque toujours été battus ; et d'aventure, lorsqu'ils avaient gagné la victoire, c'était grâce à la supériorité du nombre. Telle était alors l'intime conviction des Anglais. Pour eux les Canadiens n'étaient que des vaincus.

M. Garneau avait tous les jours des discussions avec les jeunes clercs anglais du bureau de M. Campbell. Parfois ces discussions devenaient très vives. Ces questions-là avaient le

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