SCÈNE I WÎLHELM, PHILINE, FREDERICK
PHILINE, s'approchant de Wilheîm.
Comment! qu'entends-je là? Vous avez payé la liberté de cette jeune bohémienne? C'est fort généreux à vous.
LAE^rt
Je Pai interrogée, et elle m'a inspiré un vïf intérêt.
Qu'en voulez- vous faire?
WTLHELM.
Je la laisserai ici, en apprentissage chez quelque honnête ouvrière.
PHILINE, riant.
Donnez-la moi plutôt; je lui apprendrai à jouer la comédie... et elle m'enseignera, en retour, la danse de« œufs.
WILHELM
Ne vous moquez pas de cette malheureuse, ce serait trop cruel de votre part.
FRÉDÉr'*^K, à Philine d'un air furieux.
D'où sort celui-là?
Il s'avance entre Wilhelm et Philine pour les séparer* PHILINE, passant devant lui.
Otez-vous de là. (a Wiiheim.) Monsieur Meister, je vous présente le jeune Frederick, un petit écolier qui s'est échappé pour moi de l'Université, et que je ferai reconduire un jour chez ses parents, lorsque je les connaîtrai. Pourme suivre, il est capable de tout, il se ferait volontiers souffleur, allumeur de lampes, maître de ballet ou coiffeur de la troupe ! Enfin, c'est un de mes adorateurs les plus entêtés et les plus jaloux. Il me quitte régulièrement tous les huit jours et me revient régulièrement huit jours après! (Prenant la main de Frederick.) Monsieur Frederick... approchez donc!... je vous présente M. Wilhelm Meister, un homme que vous aimerez, j'en suis sûre, car notre ami Laërte lui a fait promettre de ne pas me faire la cour.