‹ MignonChapitre 32 sur 77 · LES COMÉDIENS · texte numérisé non relu

LES COMÉDIENS

Vivat!

PHILINE, bas à Wilhelm, lui tendant la main.

Et vous, monsieur, n'êtes- vous pas des nôtres?... Grâce au galant seigneur Qui, pour nous faire honneur, , Nous prête son carrosse,

Nous allons voyager.

Et nous faire héberger.

Gomme en un jour de nocel

WILHELM, portant la main de Philine à ses lèvres.

Oui, je veux vous revoir l Je serai de la fête 1

PHILINE

Adieu donc, cher poète !

J'emporte cet espoir.

Et voilà pour ce soir.

Mon seul bouquet de fête I Elle montre à Wilhelm le bouquet qu'elle a re'^?u de lui. — Mignoû qui reparait, son paquet à la main, s'approche viveir^în», et iv.jon'xaît les fleurs qu'elle a données à Wilhaim.

MIGNON, à pan.

Mon bouquet I

^iDtAU

"WILHELM, à Mignon, Qu'as -tu donc?

Rien.

PHILINE, bas à Laërte.

Il m'aime!

LAERTE, riant.

Il es*, prisl -

MIGNON, montrant Lothario.

Vois, de mes pauvres fleurs il n'a point fait mépris? H n'a pas rejeté mon bouquet, lui...

WILHELM, bas en souriant.

!Par donne!

Je ne l'ai pas offert.,, on me l'a pris.

û'est bien!... emmène-moi î... Je t'appartiens!... Ordonne!

Aux bohémiens.

Vous dont j'ai partagé La honte et la misère, Adieu!...

A l'enfant, en lui passant une médaille au cou. Toi, pauvre enfant, sois un jour protégé Par cette humble médaille I

A Jarno.

Et toi, dont la colère 1 M'a si souvent fait peur... hélas î . Lui tendant la main.

Adieu I Mignon ne ten veut pasî

LES COMÉDIENS, au fond.

Adiew, Philine, et bon voyage I

LES BOURGEOIS, au fond.

Adieu, la belle, et bon voyage,.

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