ACTE DEUXIÈME
FREDERICK, à part.
Encorluiî... quel sourire aimable 1 quel air tendre. WILHELM, regardant autour de lui avec inquiétud©- Pardonnez -moi!... Je cherche en vain Mignonf PHILINE, minaudant.
Ehî quoi!
Celle que vous cherchez, Monsieur, ce n'est pas moi I Ils remontent en causant; Mignon et Lothario se rencontreni sur le devant du théâtre.
LOTHARIO, à demi-voix.
Sois contente, Mignon I Réjouis -toi, pauvre âmeî J'ai voulu t'obéir!... Et ces murs sont en flamme.
Giell que dis-tu?
LOTHARIO, calme et souriant.
J'ai fait ce que tu voulais.
Dieu!
LOTHARIO
ces murs vont s'écrouler sous des torrents de feu ! Mignon inquiète cherche Wilhelm des yeux. — Wilhelm Taperçoil et accourt vers elle.
WILHELM
Cest toi 1... je te cherchais. Mignon I... PHILINE, s'approchant.
Holà î ma belle î MIGNON.
ijue voulez-vous?
PHILINE
Pour nous prouver ton zèle, Va vite, va chercher
fi i OtPilà
Là-barf.
Elle indique la s>crre.
Certain bouquet... dont quelqu'un qui m'est cher Tantôt m'a fait hommage, Et que j'ai laissé choir, je crois, de mon corsage.
WILHELiW.
A quoi bon?...
MIGNON, à Wilhelm.
J'obéis, j'obéis, maître!
Elle s'élance.
LAERTE, accourant.
Dieu!
Philine, mes amis, le théâtre est en feu! Regardez!...
TOUS, avec effroi.
Que dit-il?
PHILINE et LES FEMMES.
Je meurs î... mon sang se glacer...
Les laquais sortent emportant les flambeaux. Le théâtre se plonge dans Pobscurité; des lueurs d'incendie commencent à écia*rer U vitrage de la serre.
WILHELM, écartant la foule.
Abl mjaiheureuse enfant!... Arrière t.. . faites place i
LAERTE, le retenant.
Arrêtez !
PHILINE, le petenantc
<aierWUhelm!
WILHELM
Ne me retenez pasi...
U s'élance au secours de Mignon,
lE CHOEUR.
Voui apaiser la flamme,