FINALE
Mignon entre en scène précipitamment. Philine marche au-devant d'elle, le sourire aux lèvres, Pair provocant, — Mignon baisse la tête sous le regard de Philine. — Elle laisse écliapper un cri étouffé, porte la main à son cœur et fuit vers son père qui la cache dans ses bras comme pour la protéger. — Long moment d'anxiété et de silence.
MIGNON, à part.
Dieu! quel rire moqueur I... quel regard triomphant I
LOTHARIO
Sperata! Sperataî... ma fille! mon enfanti
C'est toi seule que j'aime, ô Mignon 1... chère enfanti
LAERTE, bas à Philine.
Philine, par pitié, fais grâce à cet enfant I
PHILINE, à part.
Quelle folle terreur! quel émoi!... pauvre enfanti S'avançant lentement vers Wilhelm au milieu du silence des autres personnages.
De cette rencontre imprévue.
Cher Wilhelm^ mon cœur est charmé!.,*
— A votre Yoix, à votre vue
Je sens mon courroux désarmé.
— Ah ! pourtant votre cœur rebelle A fait mépris de mes appas !
Philine en vain se croyait belle...
Elle aimait... qui ne l'aimait pas!
Non, Wilhelm, vous ne m'aimiez pas^,
LÀERTE, bas à Philine.
Bravo, Philine!
WILHELM et MIGNON, à part.
Que dit-elle?
PHILINE, s'approchant de Mignon.
Toi, Mignon, ris de ma défaite.
Réjouis-toi de mon affront 1... On t'aime et ton cœur est en fête; C'est à toi de lever le front I...
Wilh"èlm te choisit pour épouse !
Son nom sera le tien demain...
Philine à son tour est jalouse!
Mais Philine te tend la main ! — Pardonne, enfant î — donne ta main !
MIGNON, avec joie.
Ah t Philine! voici ma maint