REPRISE DE L’ENSEMBLE
WILHELM, h part.
Que de grâce et de charmesl Quels regards pleins de feu!
Les soupirs et les larmes Sont ici hors de jeul
PHILINE, à part.
Essayons de nos charmes Pour nous venge.- un peu.
Me voilà sous les armes.
Le reste n’est qu’un jeut
LA EltT lî , riant.
La belle est sous les armes.
Nous allons voir beau jeul Devant de pareils charmes Son cœur va prendre feu!
P II 1 LINE, h Wilhelm.
Je vous prie, Monsieur, d’excuser les folies de mon ami. (a Laerte) Vous, offrez-moi votre bras, s’il vous plaît.
LAERTE
Nous sortons?
Oui, je vous emmène pour soustraire M. Meister à vos mauvais conseils.
LAERTE, riant.
Et pour fuir comme le Parthe. (Déclamant,)
• En lui perçant le cœur d’un dard empoisonné. » (D’an ton naturel.) OÙ allons-nous?
PHILINE
A l’aventure. (Bas.) Ma bourse est vide...
LAERTE
Diable!... la mienne aussi 1
PHILINE
11 s’agit de trouver par la ville un honnête joaillier à quj je puisse vendre quelques bijoux.
LAERTE, bas.
Vous êtes bien heureuso d’avoir encore des bijoux à vendre!... (liant.) Allons.
PHILINE, lui prenant le bras.
A propos, avez-vous entendu parler (je notre ami Frédérick ?
LAERTE
En aucune façon.
PHILINE
Depuis huit jours qu’il ne m’a pas vue, il doit être mort !
C’est probable, (a Wilhelm.) Nous vous retrouverons ici, n’est-ce pas ?
PHILINE, riant.
Certainement ! Est-ce qu’on s’en va quand on m’a vue !
LAERTE
On ferait mieux de s’en aller !