P II I LINE
O malh ureux Conrad!
O regrets superflus !
Il éternue encor; — mais il ne chante plus 1
Bref, sans le secours de quelques paysans qui ont bien voulu les aider à se tirer de là et les remettre sur le bon chemin, c’en était fait de nos amis!... — Que dites-vous de l’aventure?... N’ètes-vous pas émue... attendrie?^..
PIU LINE, arec indifférence.
Pas du tout. — Qu’est-ce que cela me fait?
Et à moi donc?
LAERTE
Ils se regardent et éclatent de rire.
PHI LINE, déclamant.
Je ris de leurs malheurs comme ils riraient des nôtres 1
LAERTE
Quand tout va bien pour nous pourquoi songer aux autres!
(Lui tendant denouvoau sa bonbonnière.) Encore une...
PHI LINE, lui prenant familièrement le bras.
Parlons d’autre chose, voulez-vous? Avez-vous des nou velles de notre ami?
LAERTE
Qui? Frédérick? il est ici, je l’ai vu rôder dâns les jardins...
11 s’agit bien de Frédérick! je vous parle de ce jeune homme que nous avons rencontré ce matin... dans cette auberge...
LAERTE
M. Wilhelm Meister?...
PHILINE
Lui-même.
LAERTE, d’un air moqueur.
Au fait, je me rappelle, ne l’avez-vous pas invité à nous rejoindre ici? Ne lui avez-vous pas offert de le présenter au