‹ Mignon opera comique en trois actesChapitre 61 sur 85 · PHILINE ET LES FEMMES · texte numérisé non relu

PHILINE ET LES FEMMES

Jri meurs!... mon sang se glace!...

Les laquais sortent emportant les (lambeaux. Le théâtre se plonge dans l’obscurité; des lueurs d’iucendie commencent à éclairer le Titrage de la serre.

WILHELM, écartant la foule.

Ah> malheureuse enfant!... Arrière!... faites place! - LA EUT K, le retenaut.

Arrêtez I

PHILINE, le retenant.

Cher Wilhelm!

WILHELM

Ne me retenez pas!...

Il s'élance au secours de Mignon.

LE CHOEUit.

Pour apaiser la flamme,

Tout secours serait vain!

L’effroi glace notre âme !

Que sert-il de tenter un effort surhumain!

LOTHARIO, debout, au milieu do la scène et dominant le tumulte

général.

Fugitif et tremblant, je vais de porto en porte,

Où le ciel me conduit, où l’orage m’emporte,

Des misérables Dieu prend soin...

Le vitrage éclate et s’écroule. La foule des invités se presse sur le devaul de la seine en poussant un cri do terreur.

PHILINE

J’ignorais le danger... le ciel m’en est témoin!

LOTIIARIO, indifférent à toute cette scène, dans uno sorte d’extase. Elle vit! elle vit!... et je cherche sa trace Je me repose un jour, un seul jour, et je passe.

Je vais plus loin!... toujours plus loin!...

Wilhelm parait enfin portant M ; gnon dans ses bras.

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