‹ Mil neuf cent quatorze-mil neuf cent seize - poésiesChapitre 1 sur 32 · SALUT · texte numérisé non relu

SALUT

ilutjô premiers morts de nos premiers combats, vous, tombés au seuil de la grande espérance ont palpite le cœur ébloui de la France, éros, je vous salue et ne vous pleure pas !

Gloire vous a pris, pieuse, dans ses bras, d'un baiser d'amour sacre votre vaillance,

la Victoire, avant que sou vol ne s'élance, sera ses pieds nus où marchèrent vos pas.

Lorsque le Coq gaulois de son bec héroïque Aura crevé les yeux de l'Aigle germanique, Nous entendrons son chant vibrer au clair soleil

Salut à vous. Héros, qui, d'une main hardie, Cueillerez le laurier triomphal et vermeil Pour l'offrir à l'autel sanglant de la Patrie !

Août i9i4-

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