‹ Mil neuf cent quatorze-mil neuf cent seize - poésiesChapitre 22 sur 32 · LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

LA VICTOIRE

« Si je porte à mon dos ces deux ailes divines Et si ce noir laurier ceint mon front éclatant. Si cette palme luit à ma main qui la tend, Si mon nom fait battre les cœurs dans les poitrines ;

« Si mon vol triomphal devant qui tu t'inclines, 0 Destin, est encor plus beau d'être inconstant. C'est que je suis toujours le signe qu'on attend Et que j'ai vu Valmy comme j'ai vu Bouvines ;

« Grrr, mille fois, au cours du temps et de l'histoire,

J'ai sauvé ta fortune et protégé ta gloire,

0 France, et mille fois je t'ai baisée au front ;

a Et c'est moi, hier encor, mère de la Pairie,

Qui refis, sur les bords de la Marne rougie.

De tes fils, ces vainqueurs qui, demain, revaincront I »

i«f septembre.

Page 1