NAISSANCE
Q. — Comment doit-on répondre au faire-part de naissance d'un enfant ?
R. — Pour répondre à l'envoi du faire-part de la naissance d’un enfant, on renvoie une carte aux parents. Si les relations qu’on a avec eux le comportent, on écrit sous son nom : “ l'élicitations ”, “ Bonheur à l'enfant”. Enfin, on s'inspire de son amitié ou de sa bienveillance.
dre NOCES —
Q. — Comment doit-on marquer un trousseau ?
R.— Un trousseau se marque ou se brode, suivant les moyens dont on dispose. La modeste marque au fil rouge doit se mettre dans un endroit peu apparent.
Les initiales brodées s'imposent pour un trousseau de luxe. Le linge de maison est marqué des initiales des noms de famille de chacun des deux époux, le nom de la femme suivant celui du mari. Le linge de corps est marqué de l'initiaie du prénom suivi de initiale du nom. La jeune épouse doït avoir son linge personnel chiffré du nom de famille de son mari.
Le genre de marques dépend un peu du goût de chacun. Certaines personnes adoptent le meme chitfre agrandi ou réduit pour toutes les pièces du linge de la maison ; d'autres personnes au contraire préfèrent diverses formes de lettres pour chaque service. Pour les draps de lit, on veut de grandes lettres simples et nettes, mais joliment brodées et enjolivées de points de fantaisie ; elles seront droites, gothiques ou anglaises, au choix. On les place au milieu de la partie qui est rabattue sur la couverture, le pied des lettres du côté de l'ourlet. Les initiales des taies d'oreiller se font assorties à celles des draps, mais plus petites ; on les brode soit au milieu, soit dans le coin, en haut et en biais ; dans ce cas, on en marque six à droite et six à gauche, de façon que les initiales se trouvent toujours au milieu du lit.
Le nom mis en entier ne se fait que pour les mouchoirs, et, encore bien peu ; on lui préfère les initiales séparées ou les monogrammes. Les chemises se brodent devant, et légèrement à gauche. Les pantalons ordincires sont brodes sur la ceinture, un peu à gauche du milieu du devant ; les très élégantes ont des initiales sur le bas de la jambe gauche, au-dessus de la garniture. Les chemises de nuit ont le chiffre sur le coin gauche du col, si le col est rabattu et, dans les autres formes, on le met audessous des plis ou des entre-deux, ceci, toujours à gauche. Les mouchoirs ont des lettres très petites.
Q. — Qui fixe la date du mariage ?
R.— C’est le privilège exclusif de la fiancée de décider de ja date de la cérémonie. Si impatient que puisse étre le futur il est tenu de s’incliner sur ce point.
. Q.— Les lettres de faire-part de mariage doivent-elles ttre envoyées avant la cérémonie ?
.R.— Pas du tout, elles annoncent que le mariage a eu lieu et doivent être prêtes à envoyer une fois la cérémonie célébrée.
Q. — Comment doit-être rédigée l'invitation dans le cas Fe la cérémonie doit être suivie d’un lunch ou déjeùner de noces ?
R.—Quand la cérémonie doit être suivie d’un dé-
jeuner de noces, la carte d'invitation porte généralement la formule consacrée “ R.S.V.P.” parce qu'il faut certains préparatifs et qu'on doit au préalable arrêter la disposition des places.
Une acceptation d'une invitation de ce genre doit étre libellée comme suit :
M. ct Mme Jules Dupont acceptent avec plaisir l'invitation de M. et Mme Paul Martin pour assister au mariage de leur fille et ensuite au déjeuner de noces le six mai dix-neuf cent six.
1343, rue Sherbrooke Montréal, 25 avril 1906.
Les noms doivent etre mis sur une ligne séparée. La date de la cérémonie doit être écrite tout au long. C'est la règle,
Q. — Quelle obligation résulte d’une invitation à la ccrémonie du mariage seulement ?
R. — Une invitation pour la cérémonie seulement ou un simple faire-part ne demandent pas d'accusé de réception, mais exigent une visite à la jeune mariée au cours de ia saison. 5i vous portez de l'intérét au jeune couple, vous pouvez lui adresser sur une carte quelques mots de félicitations aux soins des parents de la future. Cette attention sera surement appréciée.
Q.—Une invitation à un mariage implique-t-elle la nécessité d’un cadeau ?
R.— L'invitation à un mariage n'implique pas l'attente d'un cadeau à la fiancée. C'est seulement l'affection, l'amitié ou la sympathie qui doivent dicter ce plaisant devoir et aussi les considérations de dettes sociales. .
L'invitation ne veut pas dire non plus que la personne à laquelle elle est adressée doit se considérer comme appartenant au cercle de connaissances avec lequel la jeune femme entend rester en relations, quand elle aura pris son nouveau nom et assuré sa nouvelle position.
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Q. — Si l'on est invité à la réception qui doit suivre la
cérémonie sans être autrement lié avec la famille, peut-on envoyer quelque chose ?
R.— Si l'on est invité à la réception qui doit se tenir à la maison après la cérémonie, les personnes aux dispositions généreuses envoient souvent un cadeau sans importance, — un livre, un bouquet de violettes, des fleurs en tiges — qui sont toujours Îles bienvenues — ou un objet d'ornement ou d'usage courant. C'est une preuve, de sympathie invariablement appréciée. Mais ces attentions sont purement volontaires. [1 faut éviter avec soin qu'une invitation prenne la tournure d'une imposition. ;
Les cadeaux sont généralement envoyés de la place où ils ont été achetés, accompagnés de la carte du donateur ; il n’est plus de mode de rien écrire sur la carte, mais un mot aimable n’est jamais hors de saison.
Q.— Quelles considérations doit-on observer avant de décider les noces ?
R.—Le principe des dépenses est, comme nous l'avons dit, le suivant :
Le marié paie les frais de messe ou les honoraires du pasteur, mais pas les extras comme organiste, chœur, solistes. C'est le père de la mariée qui paye tout cela. Le marié offre le bouquet de la mariée et les bouquets des demoiselles d'honneur. La coutume est d'offrir à chaque demoiselle d'honneur un souvenir, un petit bijou. La mariée doit être consultée à cet égard, on offre aussi un petit souvenir aux garçons d'honneur. Naturellement cette coutume entraine des dépenses considérables, et à moins que la position de fortune du marié ne le justifie une jeune femme fait preuve de peu de sens en projetant un mariage trop en grand. D'ailleurs, il est aussi beaucoup plus digne de la part du jeune homme de dire franchement dès le début à sa fiancée, qu'il ne se croit pas en état d’encourir ces dépenses vraiment inutiles. T1 y a bien peu de jeunes gens qui puissent se permettre ces frais, au moment où il faut meubler le nouvau logis, renouveler la garde-robe, faire face aux dépenses de la noce ct du voyage de noces. Rien des jeunes femmes ont chaudement regretté d’avoir poussé leur mari à faire de tels déboursés lorsque plus tard cet argent aurait été bien nécessaire pour satisfaire des besoins domestiques urgents.
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Q. — Comment doit-on répondre à une invitation écrite?
R.—Une lettre d'invitation écrite pour un mariage auquel ne doit assister qu’un groupe d’amis choisi, demande une réponse Prompte et cordiale écrite sur le méme ton d'intimité que la lettre d'invitation elle-même.
Q. — Comment accuse-t-on réception d'une invitation à un mariage ?
R.—L'accusé de réception de l'invitation gravée orilinaire, priant quelqu'un d'assister à un mariage à l’église et à la réception qui suivra la cérémonie à la demeure des parents de la jeune mariée consis:e simplement dans |: présence de la personne invitée. Si l’on est incapable d'étre présent on envoie à la demeure de la future, mar un domestique ou par la poste, des cartes adressées à «cs parents Où aux personnes au nom de qui sont lancées le. invitations ; ces cartes doivent être envoyées de façon à être reçues le jour du mariage.
Q.— Dans le cas où l’on veut s'excuser de ne pas assister à un mariage, doit-on envoyer des cartes au futur et à la future ?
R.—Ce n’est pas l'habitude d'envoyer des cartes aux futurs. Ce ne sont pas eux qui invitent. De plus la difficulté de choisir entre le terme “ Melle...” quand l'adresse est écrite et le terme “ Mme...” quand la carte est remise ont amené à supprimer ces cartes.
Une femme mariée envoie une de ses cartes et deux de celles de son mari renfermées dans une enveloppe à cartes de visites. Une femme non mariée envoie seulement sa carte ; un homme envoie deux cartes, une pour le maitre et l’autre pour la maitresse de maison.
Les formalités sont les mêmes pour un mariage à la maison.
Q. —Que doit-on faire dans une famille ou quelqu'un des membres accepte l'invitation au mariage et où d'autre: sont obligés de refuser ?
R.—Si quelques-uns des membres d'une famille acceptent et si jes autres sont obligés de refuser, chacun doit écrire une réponse séparée, même s’il s’agit du mari et de la femme.
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Le cas échéant, ou exprime son regret sans en donner le motif. “ M. ou Mme regrette l'impossibilité ou il (ou elle) se trouve d'assister, etc. telle est la formule suffisante.
Q.— Peut-on envoyer une invitation à un mariage à un membre d'une famille et seulement des faire-part aux autres ?
R. — Oui, surtout si ce" n'est pas un grand mariage.
Q. — Comment doivent-être faits et portés les bouquets ?
de noce :
R.—Les bouquets de parade sont les plus convenables et les plus élégants. Ils sont faits d’orchidées ou de gardenias blancs et d’œillets.
A la saison des chrysanthèmes cette fleur orne très joliment les appartements d: réception ou l’église (dans les mariages protestants) et on peut bien l’employer pour le bouquet de noce, qui, alors, s'allie à la décoration environnantce.
Les roses blanches sont toujours de mode, mais elles ne doivent pas être employées seules, on doit les mélanger aux œillets dans le bouquet.
Pour le bouquet de parade, le ruban doit être étroit. On doit le lier avec cinq ou six boucles de huit à dix pouces de longueur et laisser pendre deux bout d'eviron douze pouces de longueur.
Le bouquet rond, ou bouquet d'opéra, est « iveur parce que la mariée peut facilement le poser sur s … bras. La dimension varie de dix-huit à vingt pouces diamètre ; d’ailleurs les dimensions dépendent al nent de la taille de la personne qui doit le porter.
Le marié porte à son habit un bouquet-bouto: des mêmes fleurs que le bouquet de la mariée. { tonnière est ronde, de quatre pouces et demi à ci de diamètre et faite d’un ou de deux orchidées on rose dans le centre, entourée quelquefois de muguet:.
Si le bouquet de la mariée est en chrysanthem: marié doit porter la mème fleur.
Q. — Doit-on essayer de relever de quelque façon e d'une réception de noce ?
R.— Nous ne conscillons pas de s'écarter des règle: strictes au sujet des noces, à moins que l'on ait les moyen. d'innover quelque chose qui en vaille la peine, Les invités ont l'habitude d'arriver ct de repartir à la suit les uns des autres ct tout changement dans ce défi réglementaire les surprend généralement, L'idée de r ception de mariage ne comporte pas strictement l'idée de divertissement, de fête; c'est simplement une occasion pour les amis de la mariée de lui présenter leurs souhaits, Si les présents sont exposés on les examine ct les agi, causent entre eux, Du moment où rien ne manque pour bien recevoir les amis, ils doivent se contenter des arrangements traditionnels.
Q.— A cui doit-on envoyer des cartes pour remercier d'une invitation à un mariage auquel on ne peut pa: assister ?
R. — Aux parents de la mariée où à ceux au nom de qui sont faites les invitations. Ce n’est pas la mariée qui reçoit ct elle n'a aucun titre à ètre remerciée.
Q. — Peut-on inviter soi-méme verbalement un parent à une noce ?
R.—Un monsieur fait verbalement une invitation à sa noce, à une parente. Si le mari de celle-ci est absent, l'invitation faite à l'épouse est parfaitement correcte pour les deux.
Q.—Un célibataire qui se marie peut-il inviter un homme, seulement, à ses noces, s’il ne connait pas sa femme ?
R.—Un célibataire qui se marie peut inviter à son mariage un homme marié sans inviter la femme de celuici, lorsqu'il n’y a pas eu de présentation, ou lorsqu'il n° doit pas se regarder comme “ présenié ”. par la nature de ses relations antérieures avec le mari. S'il se croit autorisé à le faire, il serait convenable qu'il exprimât respectucusement le désir de ne pas voir son invitation refusée
Il y a incorrection à l'invitation isolée que dans le ca de relations effectives.
Q. — Quand doivent étre envoyés les cadeaux de noces ?
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R.—Les cadeaux peuvent étre envoyés en n'importe quel temps durant le mois qui précède le mariage, mais la réception des invitations est généralement le signal de l'envoi général des cadeaux. Si un cadeau en retard est envoyé le jour mème du mariage, il est toujours le bicnvenu; Mais il est à propos qu’il soit accompagné d'un mot d'excuse.
Tous les cadeaux sont faits à la future et marqués aux initiales de son nom de jeune fille. C'est par politesse au fiancé que ses amies envoient un cadeau à sa fiancée. Cela n'empeche pas ses amis de lui faire un cadeau personnel, s'ils le désirent ; ct alors il peuvent envoyer des fleurs à la fiancée,
Q. — Quelle est la tenue à observer dans un mariage à la maison ?
R.— Dans un mariage à la maison, les invités se tiennent debout pendant que s'accomplit la cérémonie et baissent la tète pendant la prière. Ils offrent leurs félicitations aussitôt que le pasteur s'est retiré et que les mariés se retournent vers l'assistance. On cède toujours le pas et les premières places aux parents et aux intimes du jeune couple.
Q. — Comment les invités sont-ils placés à l'église ?
R.—Le jour du mariage, les invités doivent calculer leur arrivée à l'église de façon à étre en place dix minutes au moins avant l'heure fixée pour la cérémonie. On retire les manteaux ct pardessus sous le porche de l'église et on les porte sur son bras pour entrer dans l'église.
Les personnes bien élevées acceptent sans hésitation les places que leur indiquent les placiers préposés à cet effect et qui attendent les invités à l'entrée de l'allée, offrant leurs bras aux dames pour les conduire à leur place. Si plusieurs invités arrivent en groupe, le placier otfre son bras à l'une des dames, guidant la marche, et les autres suivent. Si une dame est accompagnée de son mari, elle accepte le bras du placier et Son mari les suit. Les placiers demandent aux arrivants leur nom afin de savoir s'ils sont sur Îa liste de parents ou d'intimes qui leur a été ruse pour leur donner des places d'honneur.
Les amis de la mariée sont généralement placés dans les sièges de gauche de l'allée centrale et ceux du marié dans les sièges de droite. Les personnes qui arrivent en retard ct les personnes en deuil doivent prendre les sièges les moins en vue.
Q. — Quelle tenue doit-on observer à l’église ?
R.— Quand la musique entonne l'air bien connu de la marche nuptiale et quand le cortège entre dans l’église, tous les invités se lèvent. Ce n’est pas seulement un hommage rendu aux fiancés, mais c'est une marque de respect aussi bien pour la cérémonie que pour l'édifice sacré, d'observer soigneusement toutes les formes du service de mariage suivant les rites de l’église où il se célèbre, c’est-à-dire de se lever, de s’agenouiller et üc s'asseoir comme toute l'assistance, en un mot de garder une attitude pieuse.
Q.— Quand doit-on se lever pour sortir après la cérémonie ?
R.—1I1 est du plus mauvais goût de se hausser pour apercevoir, au-dessus des têtes baissées, quelqres toil-ttes ou quelques visages de connaissance, de faire des remarques sur les jeunes mariés ou sur les personnes présentes.
Les invités ne quittent pas leurs places avant que Île cortège et les occupants des sièges réservés aient pass et soient sortis de l’église. La tenue doit être absolument la même qu’au service régulier du dimanche.
Q. — Comment se fait le défilé à la sacristie après les noces ?
R.— S'il se fait un défilé à la sacristie, après le mariage. il doit être mené rapidement, et il n’y a aucune phrase à faire aux mariés. On leur serre la main en disant une parole quelconque, banale, s’il n’en vient pas d’autres à l’esprit. Cela n’a aucune importance. Si l’on ne connaît pas l'un des époux, comme l'autre tait généralement une présentation sommaire, on trouve bien un mot à répliquer. Songez qu'en admettant que chaque assistant prenne seulement une minute au moins pour sa part, cela fait une heure de sacristie pour soixante personnes. À cause de
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cela, l'usage s'établit, de n'aller à la sacristie que quand on ne va pas à la maison après. Il est superflu d’encombrer pour exprimer deux fois des félicitations. Une fois suffit.
Q. — Que font après la cérémonie les invités à la maison nuptiale ?
R. — Les invités à la réception ou au déjeuner de noces se dirigent directement de l'éghse à la demeure des parents de la mariée, mais ils ont soin de mettre une certaine réserve dans leur empressement, afin de permettre aux parents de se réunir et de leur laisser quelques minutes d'effusion intime avant que les invités commencent à arriver.
Q. — Que doit-on dire aux jeunes mariés en les saluant ?
R.—On souhaite à la mariée tout le bonheur possible et on adresse au mari toutes les félicitations auxquelles il a droit pour le succès qui a couronné ses efforts amoureux.
Il suffit de serrer chaudement la main de chacun d’eux, avec quelques mots dans ce genre pour la mariée. “ Je vous souhaite beaucoup de bonheur ” et au marié : “ Je “vous fais tous mes compliments ”, à moins qu'il ne se présente à vous quelque idée géniale spontanée et n'ayant rien d’apprêté.
On doit s'attacher autant que possible à échanger quelques mots avec les parents du marié et de la mariée ct ne pas paraitre les ignorer.
Q. — Comment sont reçus les invités à la maison nuptiale ?
R. — En arrivant à la maison, les dames sont conduites dans une pièce, et les messieurs dans une autre, pour déposer s’il leur convient leurs manteaux. Les messieurs peuvent laisser leurs chapeaux et manteaux dans le vestibule.
À l'entrée du salon, se tient le père ou la mère pour recevoir les invités ; et les garçons d'honneur, s’il y en a, offrent leurs services pour présenter les invités à la jeune mariée qui à son tour les présente à son mari s'ils ne le connaissent pas. Si l’on connaît la mariée, il est inutile
d'attendre qu'un garçon d'honneur vous présente. On doit se joindre immédiatement à la file des personnes qui lui offrent leurs félicitations.
Q. — Quels sont les devoirs d’un garçon d'honneur dans les grandes noces officielles, comme elles se font en France ?
R.—Nous donnons ces renseignements simplement comme indication, les choses se passant ici tout autrement qu'en France ; nous avons indiqué en quoi ces fonctions consistent au Canada. Cependant, comme il y a toujour: quelque chose de bon à prendre dans les coutumes de tous les pays, surtout d’un pays extra-policé comme la France, il est bon de savoir comment cela se passe là-bas.
Le rôle d’un garçon d'honneur se borne à ceci : être débrouillard, aimable, prévenant, tout prèt à rendre les services dont euvent avoir besoin les personn:s présentes au maria e ; on peut, en un mot, le considérer comme fin commissaire de fète mondaine.
Dès le matin, par exemple, il se préoccupe de savoir si les voitures vont régulièrement chercher les personnes qu'elles doivent amener à la maison de la mariée. Il rappelle aux cochers les adresses exactes, complète les renseignements, les indications nécessaires au bon ordre de la cérémonie. On lui remet à l'avance une liste du cortège quand le moment est venu, il s'emploie à la former, à placer convenablement chacun des groupes dans leurs voitures respectives ; à l’arrivée à l'église, il veille à ce que chacun soit convenablement installé, à ce qu'il ne se produise pas de confusion dans les rangs,
Pour la quête, il offre à sa demoiselle d'honneur sa main, qu'is tient un peu élevée, de manière à laisser à la jeune fille le plus de liberté de mouvement possible. Il n'a d'ailleurs envers celle-ci aucune obligation particulière, si ce n’est celle d’être aimable et attentif avec discrétion.
Dans le courant de la journée, si les fètes du mariage se prolongent, il s'inquiète du bien-être de chacun; il <° met à la disposition des parents de la mariée pour surveiller sans ostentation l'exposition de la corbeille et des cadeaux : il s'empresse auprès des personnes un pet isolées ; si la cérémonie se termine par un bal, il Gt danser et faire danser les jeunes filles et les jeunes
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femmes présentes ct non pas uniquement sa demoiselle d'honneur.
Et surtout, il s'efforce de remplir toutes ces fonctions sans bruit, sans activité brouillonne et encombrante, il doit y mettre du tact, de la mesure, un effacement d'homme bien élevé.
Il était d'usage autrefois, pour le garçon d'honneur, d'offrir un bouquet à sa gentille partenaire. Cet usage tend à disparaitre, sans doute parce qu’on estime qu'il est ‘un peu encombrant ; mais, quand on est décidé à l’observer, le garçon d'honneur saisit cette occasion pour offrir un couvenir de la cérémonie à sa demoiselle d'honneur et enveloppe le bouquet d’un riche mouchoir de dentelle
Les garçons d'honneur dans les grandes noces en France ce mettent en habit, chemise et cravate blanche, bottines vernies, gants blancs, chapeau claque. Les tout jeunes gens remplacent l’habit par le tuxedo : inutile de dire que ce ne sont pas à ces derniers que les devoirs que nous avons énumérés incombent, et que les mariés ont soin de choisir pour “chef de file” un jeune homme posé, réféchi, capable de se tirer utilement d'affaire sans jamais ressembler à la mouche du coche.
Q.—Un frère pourrait-il en mème temps servir de père et être garçon d'honneur à un mariage ?
R.—Non ce ne serait pas convenable qu'un frère cumulât les deux fonctions. Le rôle de garçon d'honneur incombe généralement à un ami intime du marié.
Q. — Comment doit s'habiller ici le garçon d'honneur ?
R.—Le garçon d'honneur s'habille ici comme le marié : redingote et gilet, pantalon gris à rayure, cravate de soie de couleur pâle, gants gris, chapeau haut de forme et souliers vernis.
Q. — Quand un fiancé présente-t-il à sa fiancée le jeune homme qui doit être garçon d'honneur ?
R.—Le fiancé présente à la première occasion son futur garçon d'honneur à sa fiancée. S'il n'est pas facile de linviter à diner, on l'invite à prendre le thé, un dimanche après-midi, par exemple ou à accompagner un soir le fiancé. La future demoiselle d'honneur est invitée en
méme temps. La demoiselle d'honneur et les autres amies de la mariée donnent généralement de petites réceptions en son honneur, avant le grand jour.
Q.—Quelle doit ètre la toilette des demoiselles d'honneur ?
R. — On fait la toilette, autant que possible, dissemblable de celle de la mariée, pour éviter les erreurs qui pourraient ètre causées par une trop grande similarité.
Q.—IL.es demoiselles d'honneur paient-elles leur cos-
tume ?
R.— Certainement. Chaque demoiselle d'honneur pai Son costume. La future mariée s'entend avec la demoiselle d'honneur et sa couturière pour choisir l'étoffe et le modèle de la robe, mais elle n’en paie en aucune façon les frais. Une jeune fille invitée à etre demoiselle d'honneur et qui ne croit pas pouvoir faire farce à la dépense que cela entraine devrait s'excuser de ne pas pouvoir accepter.
Q. — Comment se forment les couples de garçons et de Q , demoiselles d'honneur ?
R.—Les couples de garçon et de demoiselle d'honneur se forment ainsi: le frère du marié avec la sœur de l'épousée, ou le cousin du marié (à défaut de frère) avec la sœur ou la cousine ou l'amie intime (à défaut de sœur) de l'épousée ; 2° le frère de la mariée avec la sœur du marié. (A défaut de frère de l’une et de sœur de l’autre, s'arranger comme précédemment).
Ce sont les aînés qui forment les premiers couples. Viennent ensuite les sœurs et frères cadets, les cousine: et cousins germains, etc. les jeunes amis et amies.
Q. — Quelles sont les obligations d’un simple invité à une noce ?
R.—Un simple “invité” ne remplissant les fonctionni de témoin, ni de garçon d'honneur s'habille comme :! lui plait (pas d'habit pourtant) et n'a aucun devoir envers personne. Cependant, si on lui présente particulièrement une dame ou une jeune fille, soit qu’il doive lui
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offrir son bras, soit qu'il l'ait comme voisine de table, il s'occupera d'elle pour les menus soins, comme il le ferait dans un salon.
O.—Une mariée peut-elle porter sa bague de fiançailles pour la cérémonie du mariage ?
R.—Oui, la mariée porte sa bague de fiançailles le matin du mariage et le prètre peut la bénir en in@ine temps que l'alliance.
Q. — Comment Sy prend-on :i le déjeuner de noces se donne à un buffet ?
R.—Si les raffraichissements sont servis “en buffet” sur Ja table de la salle à manger, les invités généralement se servent entre eux où eux-mémes avec l'assistance des amis du marié ou des serviteurs de la maison.
Q.— Comment doit-on s'y prendre si le déjeuner de noces est servi à table ?
R.— S'il y a un déjeuner de noces servi à table, les invités suivent la noce dans 1 la salle à manger et s'assoient où il leur plait, les amis communs formant généralement de petits groupes. On attend généralement pour s'asseoir que les mariés aient pris leur place. S'il y a peu d'invités et que tout le monde soit à la méme table où rénarti en deux tables, il vaut mieux avoir des cartes pour indiquer les places.
Q.— Quand doit-on se retirer du déjeuner ou de la récepticn de noce ?
R. — Ceux qui sont invités à un mariage à domicile ou : un déjeuner de noces restent pour assister au départ de
l'heureux couple, au jet de fleurs ou de riz, °n général à la scène qui accompagne les adieux.
Dans le cas de grande réception au contraire, à moins d'appartenir au cercle intime de ja mariée ou du marié et de leur famille, il vaut mieux se retirer après avoir passé une heure environ à la maison. On doit prendre congé de la mère de la mariée qui reçoit et lui dire toutes les choses aimabies qu'on aimerait soi-mème à s'entendre dire.
Q.—La mariée est-elle tenue de couper elle-même le gâteau de noces ?
R.—Le marié présente le couteau à la mariée qui pratique la première incision dans le gâteau. Le marié peut alors le couper en morceaux, mais, généralement, c’est un des membres de la famille, ou un des domestiques servant à la table qui sont chargés de cette besogne.
Q. — Quand remet-on les morceaux du gâteau de noce ?
R.—En partant, on trouve sur une table dans le hall de petites boîtes attachées avec une faveur blanche et contenant de petits morceaux du gâteau de noce. Chaque invité a droit à une de ces boites.
Q.— En servant le gâteau de noces, düit-on le passer avec une fourchette dans le plat ?
R. — Le gâteau. pour être servi de la façon la plus correcte, doit être découpé en carreaux épais ou en morceaux de forme variée et il est passé aux invités sur un plat. Ceux-ci se servent avec leurs doigts.
Q.—La mariée doit-elle garder son voile durant le déjeuner ?
R. — La mariée n’enlève son voile que lorsqu'elle change sa toilette blanche d'épousée pour un costume de voyage.
Q.— Si l'on ne change pas de toilette pour le départ après le mariage peut-on changer de chapeau ?
R. — Si l’on ne change pas de toilette, on ne change pas de chapeau.
Q— Quelle doit être la toilette de voyage ?
R.— L'étoffe, la couleur et la coupe de la toilette de voyage doivent être en rapport avec les moyens ct la position sociale de la mariée. Un costume clair ou de grand genre n'est pas de mise si le voyage se fait dans les circonstances ordinaires. En wagon particulier la mariée peut être aussi élégante ct somptueuese qu’elle le veut. En Pullman ou en première classe ordinaire, il est embarrassant et gênant de paraitre plus habillée que les
autres voyageurs. En guise de compromis, on peut porter un grand manteau à manches longues sur un costume clair. Dans la majorité des cas, cep-ndant, un joli costume tailleur et une blouse ou guimpe ctégante est ce qu'il y a de plus commode.
Q. — Quels noms donne-t-on au premier, cinquième, etc., anniversaire de mariage ?
R.—Les anniversaires que l’on célèbre s'appellent : noces de bois, après cinq ans de mariage ; noces de ferblanc, après dix ans ; noces de porceldine, après quinze ans ; noces de cristal, après vingt ans ; noces d'argent à vingt-cinq ans ; noces d’or à cinquante ; noces de diamant à soixante.
Q. — Comment doit-on arranger une réception de noces d'argent ?
R.—La célébration de noces d'argent peut être remise de la date exacte à une autre dans les huit jours qui
suivent, mais pas plus loin. Fn dehors de la cérémonie religieuse, il peut y avoir, le jour méme, une petite réunion de famille et la grande célébration se fait un ou deux jours après. On emploie pour les invitations de grandes cartes de At Home imprimées en argent. La formule peut être la suivante: “ Mr et Mme X..., Recevront Mercredi, le huit novembre, de quatre à sept heures ”. On écrit dans le coin gauche, en bas “ Noces d'argent” et, en dessous, l'adresse. On peut encore employer de la papeterie spéciale, les lettres gravées étant imprimées en argent dans ce genre : Mr et Mme X... prient Mr et Mme Z... de vouivir bien prendre part à la célébration de leurs noces d'argent qui aura lieu mercredi, le huit novembre, de quatre à sept heures.
La mariée peut porter du blanc, du gris clair, du mauve ou de l'héliotrope. Des garnitures d'argent ou d'acier sont parfaitement de circonstance.
Les présents ou les fleurs reçus sont exposés à la vue dans le salon ou dans une pièce adjacente et l’on remercie individuellement les invités pour leurs cadeaux.
Les “ mariés” donnent le signal du passage dans la saîle où se sert le thé à cinq heures environ et conduisent la marche, les invités suivent. On doit généralement de-
mander à une des filles mariées et à son mari ou à des amis intimes d'aider la maitresse de maison à recevoir, car dans ce cas, elle n'est pas aussi libre de ses mouvements que dans les circonstances ordinaires.