‹ Mille questions d'étiquette [microforme]Chapitre 4 sur 65 · APPELLATIONS · texte numérisé non relu

APPELLATIONS

Q. — Quelle est la règle complète quant à la façon de désigner ceux à qui ou de qui l’on parle ?

R.—Un mari parlant de sa femme et de ses enfants, dit à ses amis : “ Ma femme, mon fils, ma fille”; aux domestiques : “ Madame, Monsieur, Mademoiselle”. Il ajoute toujours le prénom de ses fils. “ Mademoiselle suffit à moins qu’il n’y ait plusieurs filles.

Une femme dit : “Mon mari”; et aux domestiques : ‘“ Monsieur ”.

On ne demande jamais à un homme des nouvelles de sa “ dame”, de ses “gamins”, de ses “ demoiselles ”, mais de son “fils”, de “sa femme”, de ses filles”, ou de ses “enfants”, s'ils sont très jeunes. Jusqu'à douze ans, les enfants sont aussi désignés par les noms “garçons” et * fillettes ”.

Si les rapports sont cérémoaieux, on dit : “ Comment va Madame (ajouter son nom) ? Comment vont Mesdemoiselles vos filles ? “ou” Messieurs vos fils; Madame votre mère, Monsieur votre père“? Mais on ne dit pas “ Monsieur votre mari ”.

Il est contraire à la politesse de s'adresser à un homme ou à une femme en lui donnant son nom. Il ne faut pas dire : “Comment allez-vous. madame Asselin” ? Par contre, il ne faut pas s'adresser à ure Anglaise en lui disant : “ Miss” ou ‘ Mistress ”, mais ajouter son nom. L'expression “Les Asselin”” est reçue quoique peu élégante.

Les appellations : “ Ma bru, mon gendre, beau-papa, belle-maman”’ sont de mauvais ton. On dit : “Ma fille, mon fils”; on donne les prénoms. Dans beaucoup de familles, les beaux-parents sont appelés *“ mon père, ma mère ”; dans les autres : “* Monsieur ” et * Madame ”. Une jeune fille dit : “ Mon père, ma mère” et * papa et maman” dans l'intimité.

Les enfants disent aux domestiques en parlant de leurs parents. “ Monsieur, Madame ”.

On dit : “ Mademoiselle” à la bonne d'une maison où l'on va rarement. Une femme de chambre cest toujours ainsi désignée, sauf le cas de très grande intimité entre les maitresses de maison. Alors on lui donne son prénom.

Les domestiques de restaurant sont appelés “ garçons ”, comme ceux des cafés. Ce terme n'est jamais employé autrement.

Lorsqu'on est lié avec les maîtres de la maison, on nomme les domestiques par leurs prénoms. Un maitre d'hôtel est appelé “ Monsieur ” par les invités qui ont quelque chose à lui demander

L'institutrice dans une famille est appelée “ Mademoiselle” ou “ Madame ”.

Une gouvernante, subalterne ordinaire, est désignée par son prénom. Si c’est une personne cultivée et distinguée. on l'appelle “ Mademoiselle ” où “ Madame” en ajoutant le prénom.

Dans les réceptions officielles, on donne à un homme qualifié sa qualité “ Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Député". Dans le monde, on lui dit simplement “ Monsieur ”. En toute circonstance, le titre est supprimé ; on ne dit jamais : “Monsieur le comte, Mzlame la baronne”. Ces formules sont réservées aux domestiques et aux fournisseurs, ainsi que le discours à la troisième personne.

En parlant à un officier, les personnes de son monde disent “ Colonel, Capitaine”. Les militaires y joignent le

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possessif “mon colonel, mon capitaine ”.

“mon amiral”, mais *“* Monsieur l'amiral”.

Pour tous les grades de la marine, on emploie le mot “ Monsieur ”.

On appelle “ lieutenant ” un sous-lieutenant : “ colonel ” un lieutenant-colonel “amiral” un contre-amiral et un vice-amiral.

Dans les pays de gouvernement républicain on dit, en parlant du chef de l'Etat : “ Monsieur le Président Le aux ministres : “ Monsieur le Ministre”.

Un souverain est appelé * Sire”, terme qui tient la place de “ Monsieur ”. ds

Mais le discours qu'on lui adresse est à la troisième personne : “ Sa majesté daignera-t-elle ”?

“ Votre Majesté” serait considéré comme trop familier.

C'est contraire à l'étiquette d'appeler une souveraine : “Majesté”. On dit * Madame”. Mais on lui parle à la troisième personne.

On dit aussi : “ Je remercie Votre Majesté”, et non : “Je vous remercie Madame ; je vous remercie Sire”.

Dans les pays de gouvernement monarchique, les ministres s'appellent : “ Votre Excellence ”.

L'ambassadeur d’un@ puissance étrangère est appelé : Monsieur l'Ambassadeur ou “ Votre Excellence ”.

On dit au Pape : “ Très Saint Père” et “ Votre Sainteté"”: aux prélats : * Monseigneur” et “ Votre Eminence ”; aux curés de paroisse : “ Monsieur le Curé”; aux supérieurs de couvent : “ Mon Révérend Père” on “ Ma Révérende Mère ”. :

Les non catholiques disent à un prélat : “ Monsieur l'Evèque ”; à une religieuse : “Madame”. Les catholiques disent à un pasteur ou à un rabbin : “ Monsieur ”. alors que ceux qui appartiennent au culte protestant ou israëlite disent : “ Monsieur le Pasteur, Monsieur le Rabbin ”.

Il est d'usage courant de nommer les hommes célèbres par leur nom sans le faire précéder du mot “ Monsieur ”. Il serait incorrect de faire de mème en leur parlant.

Le nom des artistes étrangères est ordinairement précédé de “la”: “La Malibran, La Duse ”

On appelle “maîtres” les avocats, les savants, les artistes notoires.

“Cher maitre ” est familier.

On ne dit pas

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Q. — Comment des enfants, dont le père ou la mère se remarient doivent-ils appeler leurs beaux-parents ?

R. — Délicate est la situation des enfants dont le père ! où la mère venfs se remarient. Persister à dire * Mon- : sieur” est absolument injurieux quand on vit en bon. ! termes. — Le plus simple est de n'employer ni “papa”, à ni “maman”, qui sont des termes tendres, et de dire À “père ”, “ mère ”, qui, en somme, sont les mots propres en | bon français. Il n'y a pas d'autres substantifs pour le: À

désigner, CLS ARGENT —-

Q.— Un homme qui accompagne une dame à la mess ! peut-il lui offrir de l'argent pour donner à la quête ?

R. — Généralement, une femme de précaution emporte ! toujours, dans sa bourse, de la menue monnaie pour la quête. Si, par hasard, elle n'en avait pas, elle peut fort bien accepter l'argent que son compagnon lui offre à cette fin. Cependant beaucoup de femmes préféreraient ne rien accepter du tout.

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