A R T H V JU
Je yajs,.;...
Hilton le retenant.
Reste donc faut que la jeunesse agisse. 4
£ Emma, après avoir approché le fauteuil , prend le bras de son père , et F aide à s* asseoir. )
Dis-moi , Arthur , ne trouve-tu pas que je ressemble, beaucoup à Œdipe ?
ARTHUR
Je trouve que vous ressemblez davantage a Homère.
Nous verrons cela dans trois ou quatre mille ans , mais ce que je sais dès aujourd'hui, xs'est que Ja fille du malheureux- Roi de Thèbes ne valoit pas mieux que la mienne. , . *
EMMA
. Tout le monde , mon père, ne me voit pas avec votre indulgence.
J'ai cru qu'elle allait dire avec mes yeux:
ARTHUR
Le cœur de Mademoiselle n'a point de distraction?
Bon ! tu parles toujours , toi , de son esprit et de son cœur, et tu ne dis jamais rien de sa beauté ; pourtant si j'ai bonne mémoire, elle doit être jolie , mon Emma.
( Emma , confuse , retourne à la petite'table.)
Sans doute, Mademoiselle est charmante ; mais je suis encore plus touché de ses vertus que de ses charmes.
Egoïsme , Monsieur , égoïsme ! Ne t'y trompe pas;, mon enfant. Nous autres vieillards , nous n'ayons rien à attendre des attraits d'une femme , et nous avons tout à espérer de ses vertus Que fais-tu ; mon Emma?
EMMA
J'achève de copier cet air écossais que vous aimez tant.
M I L T O N. , Il est vrai que je ne me lasse pas de te l'entendra chanter avec Arthur ; vos deux Yoix se marient si bien.... Est-ce fini? \
Oui , mon père.
M I L T O Ni
Hé bien ! chante , mon enfant , j'ai besoin de cela. . p«ur me distraire de quelques pensées qui m'importunent.