pointes cristallines, fig
jf^o. S^iSftSfeL *'^ ^"* ^^^^ composées c
taux réunis vers uu
commun , déformés pi pression mutuelle, et di lieu à une structure i Quelquefois le groupement se fait à la surface des autres ce produit alors ce qu'on nomme la configuration mamelonnée i Une. Ces mamelons présentent quelquefois des formes lentici ce qui a lieu surtout dans le groupement de certains cristaux laires (sulfate de baryte, prehnite, etc.).
Les groupements en boules isolées ont probablement pour la résistance des milieux dans lesquels la matière cristalli: effet, lorsque nous imbibons une matière terreuse assez légère solution saline concentrée, il s'y forme soit des cristaux isol< des groupes sphéroïdaux de cristaux. Les groupes naturels pan être formés de même, car on les trouve toujours isolés dans d tières terreuses.
CONFIGURATIONS ACCIDENTELLES. i9
Dmdriles. — On nomme dendrites des groupemenls irréguliers où les criâtaux sont réunis en ramifie a lions qui reprâseutent plus ou SI). moine celles des plantes ; î! en est qui sont sail-
lantes de Icutcs parts, fîg. 33< ; d'autres où les crislauï étendus à la surface des autres corps sp dessinent légèrement en relief, comme la glaceà la surfacedes vitres pendant l'hiver. Quelquefois ces crislaui sont allongés, déformés, creu^éssur ' leurs faces, et la réunion forme alors ce qu'on nomme les configurations spiculaha.
Cestsans doute aussi par une cristallisation irréguliëre, trës-fino, que se forment certains dessins dcndritiqucs, ou herborisations, ordiDairement noirs, ou jaunâtres, sans épaisseur sen^ble, qu'on trouve entre les feuillets des matières schisteuses, ou dans des fis- Hires étroites des matières compacte:;. Quelquefois ces dcndrîles pénètrent dans tout l'intérieur de la masse d'un corps, et c'est ■lors qu'on les a désignées sous le nom de dendrilcs profondes, en donnant aux autres, par opposition, le nom de dmdrites super- Ikitlla. Coi' figurations coraWoïrfes. — Les dispositions qu'on nomme ainsi jas- ne sont encore que desdendrites d'une nouvelle
espèce; elles sont produites par la réunion de I petits criâlaux que leur pression mutuelle a idus capillaires, qui se disposent obliquement I entre tui comme autour d'un axe, et dont il ré- I suite des espèces de rameaux arroiidiâ, enlre- I lacés de toutes les manières, qu'on peut com- I parer aux branches du corail, tant par leur I forme que par ta manière dont ils s'anastomosent. I Ces dispo^tions, fig. 32î, se forment ordinaire- I ment sur les parois latérales ou sur le sol môme des cavités souterraines.
Les configurations dendriliques se manifestent le plus souvent, dans nos laboratoires, par la fusion et par la volatilisation. Dans les solutions aqueuses peu concentrées, et dont une atmosphère humide retarde l'évaporation, ou même apporteconstamment de nourelle eau, il arrive aussi que les sels grimpent sur les parois dus vaeespar un effet d'action capillaire; ils y forment alors des végétalions cristallines, qui se ramiiient de diverses manières, surtout lorsque la substance parvenue an liauldu vase, commence à se porlerau dehors. Les cristaux sont alors plus ou moins déformés, et leurs poupemenis se rapprochent surtout des configurations coraltoïdes.
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50 HIKÉHALOCIE.
§ 6(. Bémltola «a nMaTemmt dea e«az. — Le monvement imprimé au liquide au moment de la consolidation des matières
qu'il tient en solution, détruit complâteoient la cristallisation, et produit des formes qui en sont indépendantes : c'est ce qui a lieu dans les stalactites et dans les pisolius.
Stalactites. — La stalactite est une masse conlïgurée en cône plus ou moins allongé, lantâl pleine, tantôt creuse à Tinlérieur, et dont la surface est lisfe, onduleuse ou tuberculeuse. Elle se forme de haut en bas à la paroi supérieure des cavités souterraines par le 3~3, suintement des eaux chargées de matières en so-
lution. Les premières gouttelettes, a, qui arrivent à la voûte de la cavité, Qg. '323, laissent, en s'évaporanE, un petit anneau de matière solide, qui s'acerolt par les gouttelettes suivantes, et forme bientôt un lube mince. Les parois de ce lube se couvrent de nouvelles matières à mesure que le I liquide passe sur elles, mai=^ 1 intérieur, dont I le!>pace e^ït limité, se remplit promptemcnt, et I ! extérieur seul prend de 1 accroissement : il en prend davantage à la partie supérieure, où le liquide commence toujours par déposer avant d arriver plus bas, etde là la forme conique de la masse après quelque temps.
Les gouttes qui tombent do la stalactite sur le soi, n'étant paa entièrement privées de particules matérielles, forment encore d'autres dépâls nommés stalagmites , qui s'accroissent surtout sous la verticale ; il en résulte des protubérances qui finissent souvent par se joindre aux stalactites, et par produira des colonnes qui semblent feites exprès pour soutenir la voûte de la cavité.
Les suintements sur les parois latérales donnent aussi lieu à des dépdts saillants , isolés, en forme de draperies ondulées, festonnées etplissées de toutes les manières, qu'on désigne sous le nom de configurations panni formes.
Ces différents effets se manifestent surtout en grand dans les cavernes, ou grottes, des montagnes calcaires, qui attirent partout l'attention des curieux.
Pisolites. — Les pisolites sont des globules, formés de couches «<■ concenUiques minces, fig! 32i, qui sont produits par ^j^^ des eaujt chargées de matières en solution, et douées ffl^^y) d'un mouvement capable de soulever continuellement le» ^5=;'' grains de sable déposés sur leur passage. Chacun de ces grains se recouvre alors de pellicules successives de la
GO!VFIGURATIONS ACaDIXTELLES. 51
matière dissoute, et s'accroît en prenant la forme sphéroïdale, jus» qu'à ce que, devenu trop lourd pour, être mis en mouvement, il tombe au fond du liquide, où plus tard il est agglutiné avec ceux qui Tout précédé. Ce phénomène se présente habituellement aux eaux de Vichy en Auvergne, de Karlsbad en Bohème, de Saint- Philippe en Toscane, etc. Fréquemment, chaque pisolite a pour centre un grain de matière étrangère ; mais ce n'est pas une condition essentielle, car ce grain initial peut être une particule même de la substance qui se dépose.
Cailloux roulés. — Les eaux en mouvement produisent aussi sur les matières qu'elles arrachent aux montagnes, et qu'elles charrient plus ou moins loin, un grenaillement qui les arrondit; de là l'origine des cailloux roulés, sous la forme desquels un grand nombre de substances se présentent : circonstance qu'il ne faut confondre ni avec la formation des pisolites , ni avec celle des cristaux arrondis dont nous avons parlé § 60, 61 . . .
g 65. BésiitaBce dte« mlileax. Bombes volcaniques. — La résistance des milieux dans lesquels les matières se consolident conduit aussi à des formes arrondies, noueuses , tuberculeuses, etc., quelquefois capillaires. C'est ainsi que les matières volcaniques, en coulant sur la pente des montagnes , y forment des espèces de stalactites et des scories torses; que les portions de matières fondues lancées dans les airs y prennent des formes arrondies , qu'on a nommées bombes volcaniques ^ et que parfois, lorsqu'elles sont à l'état de fusion complète , elles s'y divisent en une multitude de filaments capillaires (verre capillaire de Tile Bourbon).
Rognons. — Les substances qui se consolident au milieu des matières molles doivent aussi à la résistance de celles-ci des configurations réniformes, qui sont lisses à la surface lorsque la matière ne cristallise pas, et hérissées de cristaux lorsqu'elle possède cette propriété. Le premier cas se fait remarquer , par exemple , dans les silex de la craie, le second se montre dans beaucoup de matières diverses , comme dans les groupements en boule que nous avons cités § 63.
Géodes. -^ Quelquefois les rognons de silex , comme aussi de plusieurs autres matières, sont creux à l'intérieur, et on leur donne le nom de géodes. La cavité est assez souvent tapissée de cristaux ou de stalactites, ou remplie de matière pulvérulente; celleci, en se desséchant, subit fréquemment un retrait qui la sépare des parois de la cavité, où dès lors elle peut remuer : c'est ce qu'on a remarqué surtout dans certains minerais de fer, dont les rognons ont été nommés pierres d'aigle.
52 MINÈnALOClE.
g 66. Fileta eavlllalres. — Si les cristaux, en s'allongesnt ^
peuvent devenir capillaires, il existe aussi des filaments irrégulierg qui se forment accidentellement. D'abord on trouve des lîlets mé-' lalliquesdans les cellules de certaines scories de nos usines, dont on peut e:<pliquer facilement l'origine. Ces scories, de nature vitreuse , se consolident plus vile que les globules métalliques liquides qu'elles renferment ; diminuant alors de volume,, la matière presse. fortement sur le métal qui s'échappe dans les cellules vides toî-j Bines, à travers les pores qui se sont formés, et par lesquels ii ei configuré en filaments. C'est probablement ainsi que se sont form^: les filaments d'ai^ent, de cuivre, de sulfure d'argent, etc., qu'on; trouve dans le sein de la terre.
Il se fait aussi quelque chose d'analogue par la voie bumide. Si une solution saline se trouve enfermée dans un vase poreux , il sa. forme à la surface estérieure une multitude de lilels déliés du sd^ Dans ce cas, on conçoit qu'il arrive par chacun des pores une goul*, telette liquide qui dépose une particule saline en s'évaporant; une autre gouttelette dépose une nouvelle particule sous la première, qui est alors poussée en avant , etc. , et de cette manière il se forma bientôt un Hlet de plus en plus long. On reconnaît que c'est par la . partie inférieure que ce filet s'accroît, en colorant son extrémité an moment où il commence k paraître. Le set marin , la pierre à plâtre,. la pierre calcaire, etc., nous offrent des filets, droits ou conlournéft évidemment produits de cette manière.
g 67. vormea par aRglntlBatlan. — Lorsqu'un liquide cbargi de matière en solution vient à passer ou à séjourner dans des dépôts de matières meubles, il en agglutine souvent une partie plu ou moins considérable, sous des configurations slalactiliques, ràni^ formes , ou même sous les formes cristallines propres à la substance' dissoute. Le plus bel exemple de cette circonstance est celui qW nous offrent les sables qui font partie des grès de Fontainebleau , et aussi des environs d'Apt en Provence. Des eaus chargées di carbonate de chaux, en s'infiltrant dans ces sables, les agglutinen j^j dediverses manières, et fréquemment sous la fonnk
de rhomboèdres aigus , Qg. 323 , isolés ou groupés^ Ce qui prouve que c'est bien à cette substance q' la configuration est due, c'est qu'en dissolvant la calcaire par l'acide azotique, lo sable reprend la. forme pulvérulente. Beaucoup d'autres matières, telles que des argiles ferrugineuses , des oxydes de fer, cerlaiaeï matières vertes nommées chloriles, ont de même été fréquemment' entraînées par la cristallisalion do diverses substances qui se sonl.
CONFIGURATIONS ACaDBNTELLES. 53
formées au milieu d'elles; mais le plus souvent alors c'est la matière cristalline qui domine , tandis que dans l'exemple précédent la matière calcaire ne va quelquefois pas à vingt pour cent.
g 68. w«raiMipar iHcraitati^B. — Les eaux chargées de matières en solution déposent souvent sur les plantes, les animaux, les pierres, qui se trouvent sur leur passage, une couche solide plus ou moins épaisse, qui en conser>'e grossièrement la forme extérieure, c'est ce qui a lieu fréquemment par les eaux qui sourdent des montagnes calcaires, et qui sont chargées de carbonate de chaux. Plusieurs sources, en France et ailleurs, se trouvant à la portée des routes, sont particulièrement renommées pour ces effets, et les paysans ont soin d'y placer des nids d'oiseaux , de petits paniers de fruits, etc., qui s'incrustent très-promptement , et qu'ils vendent aux curieux sous le nom fort impropre de pétrification. On profite mieux de ces eaux en les faisant jaillir sur des moules exécutée avec soin , où le dépôt se configure en jolis bas-reliefs. C'est ce qui a été fait jadis à Saint-Philippe en Toscane où les eaux déposent un calcaire pur et blanc , et dans ces derniers temps à Saint-Nectaire et Saint-Alyre près de Glermont-Ferrand.
On trouve fréquemment aussi des incrustations purement cristallines. Ce sont de petits cristaux symétriquement arrangés à la surface d'autres corps cristallisés, qu'ils recouvrent eu totalité. Souvent les substances qui ont servi de support se trouvent accidentellement enlevées , et il ne reste que des carcasses creuses, formées j)ar la matière qui les a incrustées.
§ 69. Terme par meulace. — Dans un grand nombre de cas , les formes que présentent les matières brutes sont le résultat d'un moulage dans des cavités préexistantes. Ici , ce sont des cavités produites par la destruction de certains cristaux , et remplies après coup de matières étrangères, qui offrent alors la configuration régulière d'autres minéraux; là, ce sont des cellules arrondies, remplies en tout ou en partie d'une matière ou d'une autre, qui présentent encore les configurations réniformes, amygdaloïdes, etc. ; ailleurs , ce sont les cavités des corps organisés enfouis dans le sein de la terre, tels que diverses espèces de coquilles , fig. 336 à 329, des échinides , fig. 330, etc.
54 MIKÈBAIOCIE.
§ 70. Epicénie. — Il y s aussi des ToTmes qui résultent de H
subslilulion d'une substance à une autre pur une opéra Lion chi< mique , et qu'on nomme plus parliculièrement épiyinies. Or certains faib que présentent les usages ordinaires, et d'autres que nousf pouvons produire dans nos laboratoires, conduisent à concevoir œuï que nous offre la nature, quoique ici le principe réel n< souvent caché. Par exemple, les pièces d'argent qui ont si longtemps dans les fosses d'aisances sont converties en suirui^ d'ai^ent, sans avoir perdu leur forme ; un cristal de carbonate w; d'acétate de plomb, esposé pendant un temps suffisant dans aor atmosphère d'hydrogène sulfuré, se trouve converti en sulfuredi plomb, qui conserve la forme première; un cristal do sulfate ds potasse, placé dans de la crajo entretenue à un état légèrement humide , se convertit en sulfate de chaux , etc.
II se fait des choses analogues dans la nature : des cristaux di carbonate, de sulfate, de phosphate de plomb, sont convertis a sulfure sans perdra leur forme; des crislaui d'oxyde de cuivf sont convertis en cari)onate vert ; des cristaux de sulfure de h en peroxyde hydraté ; des cristaux de carbonate et de suinte d chaux on silice, etc.; par conséquent un grand nombre desuh (tances offrent ainsi des formes qui ne leur appartiennent pasî
Véritables pétrifications. — C'est sans doute aussi par des sub* Etitutions analogues que le test des coquilles et des madrépores, qui sont dénature calcaire, certains animaux mous, les bois d diverses espèces , ont été convertis en silice dans le sein de la .tem La matière présente alors non-seulement la forme du corps, mai aussi tout son tissu intérieur, jusque dans ses parties les plus d< licates; en sorte que les bois, par exemple, ont conservé toute k Btructurc ligneuse, et, à la simple vue, pourraient être pris pou des bois â l'état naturel : c'est là ce qui distingue la véritable pt triiicatian dos matières incrustées ou moulées , auxquelles on donô improprement ce nom , § 6S et 69.
g 71 . venu» par retrait. ~ On sait que les matières pâteDH se gercent, et se fendent dans toutes les directions en sedesséchant c'est l'effet du retrait à mesure que l'eau s'échappe. Un grafll nombre de matières exposées au feu préeenleni le même résultai et les matières fondues , peu conductrices de la chaleur , produise! le même effet en se refroidissant.
On trouve beaucoup d'exemples de semblables pbénomènt parmi les matières naturelles, qui se sont divisées, quelqueM sur une grande échelle {voyez les basaltes dans la Géologie), tt parties polyédriques do diverr^es formes : il y a des espèces d
I parties
coxnci^ATioN!; ACcioEyrttLEs. 55
parallélipipëdes droits ou obliques, lîg. 331, 333; des prismes triangalaires,penlagones, hexagones, etc., Hg. 333 ; des pyramides triangulaires, quadrangulaires , etc., lig. 33i, qui quelquer&iâ se réunissent vers un centre d'où le reirait semble avoir en lieu, 11g. 335.
Ce sont ces retraits, opéras dans des espèces de régnons terreui, qui ont produit ce qu'on nomme ludas Ihlmcnlii, flg. 336. Les vides occasionnés par les Tentes se trouvent alors remplis par une malière étrangère plus ou moins dure, qui fail souvent saillie par suite de la deslniction ou de l'usure de la maiière fonda mentale. Ailleurs, la matière première a été enlevée, et celle qui s'était déposée dans les fentes reste seule , en présentant alors une nia»e cellulaire comme un gâteau d'abeilles.