CRISTALLIN LIMITE
Orthorhombique ,
Cubique
Rhomboédrique. .
Orthorhombique.
Na. .
Cà
Câ . .
Câ. .
. Ca
. Na
Toutes les zéolithes sont transparentes et incolores; en lames très minces, elles présentent généralement des indices de macles multiples, qui
Ânalcime.
Cbabasie.
Mésotypo et stilbite.
ont conduit M. MalJard à les rapporter à des systèmes moins symétriques que ceux auxquels leurs formes paraissent liées. MM. Von Lasaulx et Schrauf ont récemment fait connaître des faits nouveaux à l'appui de cette hypothèse.
Au microscope, l'analcirae s'éteint à peu près entièrement entre les niçois croisés.
La cbabasie polarise dans les teintes propres aux feldspaths ; ses macles, extrêmement multiples, sont constituées par des lamelles hémitropes accolées, à la façon de celles des feldspaths tricliniques ; cette hémitropie se produit suivant les faces p ou a^ du rhomboèdre; en plaque mince, on la voit simultanément dans deux directions au moins.
Les cristaux de cbabasie sont rarement allongés; ils présentent des clivages peu distincts suivant p et sont tantôt positifs, tantôt négatifs.
La mésotype et la stilbite polarisent suivant des teintes généralement vives et limpides; elles se distinguent de l'aragonite et de la calcite par l'absence complète de toute irisation. Bien qu'elles soient actuellement rapportées au système monoclinique, l'extinction de leurs cristaux, allongés suivant h^g^, se fait très rigoureusement parallèlement à la longueur. La bissectrice de la natrolite (mésotype) est positive et parallèle à cet allongement favori. Celle de la stilbite, également perpendiculaire à la base jo, est négative. Les deux zéolithes constituent des agrégats radiés et même des sphérolithes absolument réguliers dans les vacuoles des roches volcaniques.
Lorsque les cristaux ne sont pas mesurables, il est indispensable de recourir à un essai chimique pour distinguer la mésotype de la stilbite. Les procédés Szabo et Boricky sont également applicables.
CALCITE
Carbonate de chaux, CaC. Densité : 2,50 à 2,77. Propriétés chimiques.
La calcite fait effervescence avec les acides les plus faibles. Le microscope permet de saisir les petites bulles d'acide carbonique développées par les acides; c'est un des moyens les plus sûrs de constater la présence de traces de ce minéral dans les plaques minces.
La calcite est rhomboédrique. Elle possède trois clivages extrêmement propriétés faciles suivant les faces du rhomboèdre primitif p. Suivant la face basale a\ cnstaiiographiques
et optiques.
les sections en lame mince de calcite présentent donc des cassures orientées à 120° les unes des autres, parallèlement aux côtés d'un hexagone régulier. Ces traces des clivages faciles sont très régulières, rectilignes et souvent d'une grande finesse.
La calcite présente des macles suivant quatre faces principales d'assemblage distinctes, qui sont :
La base a> du prisme hexagonal ;
Le rhomboèdre primitif/);
Les rhomboèdres inverses e% 6\
M. Reusch a montré qu'on peut transformer une lame de clivage de calcite en une série de lamelles maclées suivant 6S en appuyant simplement sur la lame, posée elle-même sur un support en caoutchouc, une sorte de spatule à bords arrondis dont on dirige le plan à peu près suivant 6*. Il se produit alors, parallèlement à cette face, une légère dénivellation,
raccordée par une petite lamelle hémitrope très brillante, dont l'orientation
optique est précisément celle que comporte une macle suivant la face d'association b\ avec axe de rotation perpendiculaire.
Cette macle, fréquente dans la calcite secondaire des roches éruptives, rappelle, au microscope, celle des feldspaths tricliniques.
La calcite est douée d'un axe optique unique négatif (a). Elle présente une double réfraction énergique ; l'indice de réfraction des rayons ordinaires 1,6543 est plus grand que celui des rayons ordinaires dont le minimum est de 1,4833. L'absorption est faible, mais sensiblement plus forte pour les rayons ordinaires : y > a.
Les couleurs de polarisation sont essentiellement caractéristiques de la calcite en lames minces ; elle se présente alors comme irisée par des couleurs grises, roses et bleues, rappelant les feux de la perle fine. C'est, en plus fin, l'apparence irisée présentée par le mica blanc et le talc. Les grains de calcite sont dénués de relief.
Dans les plages maclées de calcite, dans lesquelles la face d'association est inclinée sur le plan de la lame mince, les couleurs de polarisation se développent avec un seul nicol, le long de la projection de la face d'assemblage.
structure La calclte ne se présente guère dans les roches éruptives qu'à l'état
et associations, sccondairc : en filonnets, à l'état de remplissage dans les vacuoles, sous forme d'épigénie dans les roches basiques; elle est alors associée aux zéolites (vacuoles), à la serpentine et à la chlorite (épigénie des bisilicates) , au talc et au kaolin (épigénie de feldspaths calciques), etc.
On l'observe fréquemment sous ces diverses formes à l'état d'agrégats finement granuleux, dénués d'orientations régulières.
Quelques roches paraissent normalement chargées de calcite et peutpi. IV, fig. 1 et 2. ^tre y existe-t-elle à l'état primordial ; telles sont les kersantites de Bretagne, où elle forme d'assez grandes plages à orientation unique, uniformément répandues dans toute la masse éruptive.
ARAGONITE. 475
RENVOI AUX PLANCHES
IX, 1 et 2. — XXI, 2. — XXVI, 1 et 2. — XXVII, 1 et 2.
ARAGONITE
Chaux carbonatée orthorhombique. Densité : 2,94. Clivage facile g*, imparfait m et e\
La bissectrice négative (a) se confond avec l'arête h^ g^ ; les axes optiques sont situés dans A*; 2V=i8".
Les couleurs de polarisation, en lame mince, sont vives dans les teintes gris perle avec irisations carminées, analogues à celles de la calcite.
Macles des plus fréquentes et multiples suivant des faces de la zone Ay ; faces de composition : m, gi, g^.
L'aragonite se présente au microscope en grandes plages à extinction uniforme, ou en faisceaux fibreux radiés. Dans le premier cas, elle se distingue de la calcite par l'apparence de ses clivages allongés suivant l'arête h^g^, beaucoup plus irrégiiliers et moins marqués que ceux de la calcite. L'extinction a souvent lieu suivant les traces de ces clivages.
Dans le second cas, ses cristaux bacillaires se groupent en éventail ; leur terminaison est rectangulaire. Parfois on distingue également des zones de concrétion concentrique (Santorin, filons de Théra).
L'aragonite est fréquente dans les druses et les vacuoles de la plupart des roches basiques modernes et des mélaphyres ; elle y est associée aux zéolites et à la calcite.