‹ Minéralogie usuelle, ou Exposition succincte et méthodique des mineraux, de leurs caractères, de leurs gissemens et de leurs applications aux arts at a l'économie. Par M. DrapiezChapitre 103 sur 187 · FER CARBURÉ · texte numérisé non relu

FER CARBURÉ

Syn. Plombagine. — - Q-ayon noir. — Mine de plomb noire — Carbone oxidulè ferruginè. Graphite.

Car. D’un gris-noirâtre ; susceptible d’acquérir plus de brillant par le frottement ; laissant des traces métalliques sur les corps où on le passe avec pression ; brûlant et se volatilisant par l’action prolongée du chalumeau.

Surface douce et onctueuse au loucher.

Fragile ; tendre ; facile à racler avec un couteau ; poussière grise.

Pesanteur spécifique : 2,08 à 2,44.

Acquérant , par le frottement et lorsqu’il est isolé, l’ électricité résineuse; n’en communiquant aucune , par le frottement , à la résine ou à la cire à cacheter. ...

F orme primitive : Le prisme hexaèdre régulier.

Formes indéterminables : Lamellfte ; granuleuse ; schistoïde.

Composition : Carbone, 92 ; fer, 8.

Après avoir fait passer cette espèce de la classe des substances métalliques hétéropsides , où elle fut primitivement placée comme présumée appartenant au genre mica , dans celle des substances combustibles non-métalliques , où elle reçut le nom de graphite , on paraît enfin l’avoir irrévocablement fixée h dans le genre fer, des substances métalliques autopsides : cette place n’est-elle pas la plus naturelle ? C’est une question difficile à résoudre ; car , malgré sa petite quantité de fer relativement à celle de carbone , elle constitue toujours un minéral métallifère, dont le gissement exclusif aux terrains de première formation , serait en quelque sorte une anomalie dans la classe des combustibles non-métalliques.

Le fer carburé occupe des petites veines ou . poches dans le granité , les schistes primitif et mi-

cacé , et le calcaire granuleux. L’Andalousie , les Pyrénées , la France , les Alpes , le Piémont, la Calabre, la Bohême, la Nonvège , l’ Angleterre , le Groenland , les États-Unis , fournissent plus ou moins abondamment ce minéral.

Les usages de cette substance sont assez fréquens, quoiqu’ils n’en exigent pas des masses considérables : on sait qu’on le divise en parallélipipèdes très-minces que l’on introduit dans une rainure de bois tendre et que l’on recouvre d’une tringle semblable, afin de pouvoir en former des cylindres que l’on nomme crayons. Sa douceur, son onctuosité la fait souvent employer de préférence aux corps gras, pour adoucir les frottemcns des machines ; on en recouvre les surfaces de fer et de plomb pour leur donner une sorte de vernis moins altérable que ces mélaux. On mêle sa poussière avec l’frgile destinée à la fabrication des creusets : ce mélange procure une pâte qui soutient mieux les brusques alternatives des extrêmes de température.

IXe ESPÈCE.

FER CALCARÉO-S1LICEUX.

Syn. lievrite. — — Ihdite. — Yèrdte.

Car. Soluble dans les acides hydro-rcblorique , nitrique et sulfurique ; acquérant la propriété magnétique après avoir été chauffé par la flamme d’une simple bougie ; fusible au chalumeau en un bouton noir.

Forme primitive: L’ octaèdre rectangulaire. Molécule intégrante ; tétraèdré hémi-symétrique.

Formes indéterminables : bacillaire ; aciculaire ; lamellaire ; compacte.

Rayant fortement le verre ; donnant quelquefois des étincelles sous le choc du briquet.; cassure inégale , raboteuse ; poussière brune.

Pesanteur Spécifique : 3,82 à 4,o6.

Opaque. >

Brunâtre ; noir.

Composition : Oxide de fer, 56; silice, 3a; chaux, 12.

Le fer calcaréo-siliceux n’a encore été trouvé que dans l’île d’Elbe , au cap Calamite , et à Rio-la- Marine ; il y forme des masses superposées au calcaire mêlé de talc^vert ; il est ordinairement > accompagné de pyroxène, de grenat, de quarz et de fer oxidulé.

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