‹ Minéralogie usuelle, ou Exposition succincte et méthodique des mineraux, de leurs caractères, de leurs gissemens et de leurs applications aux arts at a l'économie. Par M. DrapiezChapitre 34 sur 187 · ALUMINE · texte numérisé non relu

ALUMINE

* * ïre ESPÈCE.

CORINDON.

Syn. Rubis orientai. — Saphir oriental. — Topaze orientale. — Améthiste orientale. — Émeraude orientale. — Astérie. — Spath adamantin. — Diamant spatfuque. — Éjnéril. -

Car. Infusible. •

Forme primitive : Rhomboïde aigu.

Formes indéterminables : laminaire ; fusiforme.

Rayant plus ou moins fortement toutes les autres substances analogues, à l’exception de la Cymophane ; le diamant faisant partie des substances combustibles.

Pesanteur spécifique : 3,9 à 4 >3.

Acquérant de l’électricité par le frottement, et la conservant quelquefois pendant une heure ou deux.

Transparent ; translucide ; opaque.

Réfraction : Double à un faible degré.

Limpide; blanchâtre; gris; jaunâtre; jaune ^ rouge de rose ; rouge cramoisi; violet; bleu d’azur ; bleu indigo ; verdâtre ; vert ; brunâtre. — Varié : en partie limpide et en partie rouge ; passant du

rouge au bleu,. du jaune au rouge,# du jaune au bleu.

Nacré; laiteux; chatoyant;* bronzé; étoilé; di-

eroïte. * - -

Composition : Alumine, 98, S; chaux, o;5; oxide fer, 1,0. ■*’.**. -j*. r

Haüy a établi dans cette * espèce trois divisions principales qu’il a qualifiées ainsi î ï° Corindon hyalin : comprenant les cristaux libres qui offrent à l’œil toutes les nuances vives , pures et susceptibles de le mieux flatter; la cassure est inégale conchoïde, très-éclatante dans le sens oblique ou parallèle à l’axe , le tissu est sensiblement lamelleux dans le sens des joints surnuméraires , perpendiculaires à l’axe. 20 Corindon hdrmophane ; cette sous-espèce ne présente que très-rarement des formes pures et indéterminables ; elle est ordinairement en masses d’un d’un tissu éminemment lamelleux dans le sens des joints naturels, parallèles aux faces du rhomboïde primitif, ce qui rend la division mécanique assez facile. 3° Corindon compacte ; à cassure terne, ne donnant même dans les cas les plus favorables , que des indices de joints naturels, parallèles aux faces du rhomboïde primitif.

On a cru , pendant long-temps , que la Chine et l’Inde étaient les seules contrées qui pussent fournir au commerce les beaux cristaux de corindon hyalin , justement estimés du «lapidaire , et sur lesquels repose, en grande partie, l’art du joaillier ;

maïs en examinant avec plus d’attention des cristaux brillans disséminés dans plusieurs granits européens, ou que charrient les eaux de différens ruisseaux, comme à Expailly, près du Puy, on a reconnu qu’ils étaient de véritables corindons égalant , sinon en volume , du moins en beauté ceux de Ceylan. Ces cristaux d’Expailly proviennent de basaltes décomposés, restes irrécusables d’anciens volcans qui ont dû bouleverser tout le centre de la 1‘ rance. Les roches qui servent de gangue au fer oxidulé, en Suède, en Laponie, aux Etats-Unis, renferment aussi des corindons hyalins ; on en trouve encore dans les granits du Saint-Gothard , du Saint-Bernard et de plusieurs autres pics des Alpes et du Piémont.

Le Corindon harmophane existe en cristaux réguliers dans le royaume d’Ava, à Ceylan , à la Chine, au Bengale, au Thibet, au Pégu ; dans le Piémont , aux .Alpes , en Suède. B y est engagé dans des roches granitiques, stratifiées de talqueuses, et s’y trouve accompagné de deux substances dont la place, dans les méthodes, n’est point encore bien déterminée : ce sont la fibrolite et l’indianitc. Le corindçn harmophane ne figure point dans la bijouterie , mais il concourt à polir les gemmes, et devient même pour quelques-unes d’une utilité presque indispensable.

Le corindon granulaire, plus généralement connu sous le nom d’éinëril, a plusieurs gissemens

• * ( io4 )

principaux ; on l’exploitait d<* temps immémorial à Naxos , l’une des iles de l’Archipel , et cette mine jointe à celle d’Ochseuhop en Saxe , paraissent suffire à la consommation qui se fait de cette substance. Le corindon granulaire est en masses d’un rouge vineux plus ou moins foncé ou d’un gris-verdâtre , renfermant assez souvent des cristaux de fer oxidulé et des lames de spath adamantin. On le broie avec de l’eau entre deux meules d’acier ; il se réduit en poudre dont on détermine le degré de finesse par les décantations successives , et k laquelle on assigne pour l’emploi , différentes gradations. L’éméril ainsi préparé sert à la polissure des pierres , des marbres, des glaces et des métaux; il s’emploie entre les fils métalliques dont on se sert pour scier les pierres fines , ou sous les roues de bois, de plomb, d’étain, de cuivre, mues 'par le tour et au moyen desquelles on taille les facettes. La gravure sur verre , celle des pierres fines , s’opèrent également au moyen de l’éméril, et c’est encore avec çette substance, dans son plus grand état de ténuité, que l’on donne le fil aux instrumens t ranch ans.

D’après l’analyse faite par M. Yauquelin , l’émé- * ril est composé de : alumine, 57,83; silice, i3,66; chaux, t,85 ; oxide de fer, 26,66.

Les substances minérales qui se rapprochent en apparence du corindon , sont les suivantes : dia-

( io5 )

mant, quarz-hyalin , topaze , spinelle , cordiérite, émeraude , cymophane, zircon.

IIe ESPÈCE.

ALUMINE SULFATÉE.

Syn. Alun. — - Alun de plume. — Alun fossile.

Car. Soluble dans neuf fois son poids d’eau. L’action de la chaleur la liquéfie d’abord et la dessèche en la boursoufflant.

Saveur : Douceâtre , puis profondément astringente.

Forme primitive : L’octaèdre. Molécule intégrante tétraèdre régulier.’

Formes indéterminables : Fibro-soyeuse ;(Concrétionnée ; amorphe. ' - " . ;

Dureté, : Mq^iocre ; cassure vitreuse.

Pesanteur spécifique 1,7.

Translucide. , .

Réfraction simple. , .

Limpide , blanchâtre.

Composition : Alumine, i5,25; acide sulfurique, 77,00 ; potasse, 0,70 ; oxide de fer, 7,o5.,

Quoique les, matériaux de l’alun soient assez abondans pour que des localités d’une grande étendue'portent le nom de mines d’alun, il est assez rare de le voir immédiatement produit par la nature.

On le trouve cependant soit sous forme de filamens très-déliés et brillans , soit en efflorescence à la surface de quelques autres minéraux , à Milo ,

, , ( jofi )'

l’une des îles de l’Archipel européen ; à Segario, en Sardaigne } à la Solfatare , près de Pouzzole ; en Egypte , non loin de Syène , etc. , etc. Pour retirer l’alun des minerais qui le contiennent ou qui en sont imprégnés, et qui ont ordinairement l’apparence schisteuse ou celle d’un tuf volcanique , on emploie des procédés que l’on a variés selon la nature des minérais. En Syrie, à la Solfatare , à Montione , en Hongrie., etc. ,. etc. , où les tufs volcaniques sont très-riches en sels, on peut se contenter, d’une simple lixivation et mettre à profit la chaleur constante du sol pour l’évaporation des produits ; on obtient ainsi, sans emploi de combustibles, l’alun cristallisé.

Les schistes et les tourbes pyriteuscs sont moins productifs; ils exigent une calcination préliminaire pour opérer la production de d’alun. Cette opération détermine la décomposition complète des pyrites dont les molécules sont disséminées dans les schistes et la formation de l’acide-sulfureux qui se porte sur l’alumine des mêmes schistes en passant à l’état d’acide-sulfurique. On procède au lessivage en ayant soin de procurer à la dissolution de sulfate d alumine la potasse ou l’ammoniaque nécessaires pour le porter à l’état d’alun que l’on obtient de la dissolution au moyen de la cristallisation. C’est ainsi que l’on opère , avec différentes modifications qu’exigent ou que permettent les localités , en Espagne , en France , dans les Pays-Bas ,

en Saxe, en Autriche, en Suède, en Nonvège,. en Angleterre, etc., etc. On rencontre ,'mats trèsrarement , des eaux minérales chargées d’alun ^ on cite particulièrement quelques sources de' la Bohème et de la Hongrie, pour en contenir des quantités notables.

L’extraction de l’alun des minérais était un objet d’une importance beaucoup plus grande avant qu’on eût trouvé les moyens de fabriquer, à trèsbas prix , l’acide sulfurique ; dès-lors on a reconnu qu’il était beaucoup plus avantageux de former l’alun de toute pièce ; et des fabriques de ce sel , n’étant plus soumises à des frais énormes de charroi pour les arrivages du minérai, se sont élevées sur tous les points où le commerce et les arts pouvaient les réclamer. L’alun artificiel est composé de sulfate d’alumine, 49; sulfate de potasse, 7 ; eau «le cristallisation, 44- La connaissance de la nature vraie de l’alun est due à M. Vauquelin.

Les usages de l’alun sont extrêmement multipliés : c’est lui «jui fournit à la teinture presque tous ses mordans , qui avive presque toutes les nuances ; l’art du mégissier repose en partie sur les propriétés particulières de l'alun ; on l’emploie dans la fabrication du papier ; ôn s’en sert comme moyen de garantir les corps combustibles des premières attaques du feu. Il fournit à la médecine un», astringent des plus puissans.

IIIe ESPÈCE.

l . ’ ALUMINE SOUS-SULFATÉE.

Syn. Aluminite. — Websterite. — Alumine native. — Hydrosulfate d'alumine , Broch.

Car. Insoluble dans l’eau. Soluble sans effervescence dans l’acide nitrique.

Insipide. Happant à la langue.

En petites masses indéterminables , mamelonnées , arrondies ; pulvérulente.

Tendre ; douce au toucher.

Pesanteur spécifique : i ,6. .

Opaque. - .

D’un blanc-mat.

Composition : Alumine , 3o ; acide sulfurique ,

; eau, Ifi.

Cette substance , que Ton avait prise , lors de sa découverte en Saxe, pour de l’alumine pure, a été regardée comme telle jusqu’à ce qu’ayant été retrouvée en plus grande quantité à New-Haven, en Angleterre, et à Epernay, en France, plusieurs savans minéralogistes aient pu en déterminer exacmment la nature. Elle se trouve au sein des formations les plus récentes ; elle est souvent accompagnée de lignite , de chaux sulfatée , d’argile et de craie.

IVe ESPÈCE. .

ALUMINE SOUS-SULFATÉE ALKALINE.

Syn. Alunite.'— - Pierre d’alun. — Pierre alumineuse de> la Tolfa. — Alaunstein , W.

Car. Ne devenant soluble dans l’eau qu’ après la calcination. Décrépitant au chalumeau, et laissant dégager de l’acide sulfureux : mise alors sur la langue , elle y adhère en y imprimant une forte saveur d’alun.

Forme primitive : le rhomboïde légèrement aigu, donnant 920 5o’ et 270 10’. Forme indéterminable compacte.

Rayant la chaux carbonatée ; rayée par la chaux fluatée.

Cassure vitreuse , inégale.

Pesanteur spécifiqué : 2,7.

Translucide , opaque.

• Blanchâtre.

Composition : Alumine, 3g, 5; potasse, 10; acide sulfurique, 35,5; eau, i5.

L’alunite , comme les schistes alumineux ou * alunifères dont il a été parlé à l’article alumine sulfatée , doit être soumise à la calcination avant que l’on puisse en obtenir le sel dont elle contient les élémens. Le vaste laboratoire qui s’est établi à la Tolfa même , suffit pour subvenir à la consommation qui se fait de la substance saline connue

dans les arts et le commerce sous le nom d'alun de Rome ; il emploie constamment deux cents ouvriers, et produit annuellement douze mille quintaux d’alun. L’exploitation de la mine se fait à ciel ouvert par de larges et profondes tranchées ; la pierre est assez dure, pesante , et d’une teinte rougeâtre. Les memes minérais se représentent sous les mêmes caractères dans quelques terrains volcaniques de la Hongrie et du Mont-d’Or, en Auvergne : dans tous ces gissemens'ils reposent sur un tachyte porphyrique.

APPENDICE

ALUMITSE SOUS-SULFATEÉE SILICIFÈRE.

Elle ne diffère de la précédente que par la présence , dans les masses cristallisées , d’une petite quantité de silice dont on la débarrasse par les opérations du lessivage.

vc espèce. ■

ALUMINE FLUATÉE SILICEUSE.

Syn. Topaze. — Py cuite. — Péril de Saxe. — Schorlite. — Péril schorliforme. — Pyrophysalite. — Silice jluatèe alumineuse. — Schorl blanchâtre. - — Schorl blanc prismatique. — Leucolith &■ d’Altemberg. — Chrysoprase d’Orient. — Rubicelle. — Hyacinthe occidentale. — Chrysolithc de Saxe. — Saphir dit Brésil. — Silice. — Phtorure d’aluminium , Beud. w Car. Infusible au chalumeau.

Forme primitive : Octaèdre rectangulaire; molécule intégrante : tétraèdre hemi-symétrique.

Formes indéterminables : Cylindroïde; prismatoïde ; laminaire ; roulée.

Rayant le quarz ; rayée par le rubis.

Pesanteur spécifique r 3,53 à 4 >56. 1

Électrique par la chaleur , comme par la pression , en deux points opposés , c’est-à-dire, qu’elle acquiert la double électricité résineuse d’un côté et vitrée de l’autre ; elle la retient long-temps.

Transparente ; translucide ; opaque.

Réfraction double.

Limpide ; blanche ; jaunâtre ; jaune-roussâtre ; rouge de rose ; bleuâtre ; bleu-verdâtre ; verdâtre.

Composition :

Topaze de Saxe. T. dit Brésil T. du Brésil. Pycnite.

Alumine

Silice

Acide fluorique.

Substances qui offrent de la ressemblance avec les topazes; corindon, cymophane, éméraude, bérils , feld-spath , diamant , quarz-hyalin r zircon, spinelle, pérîdot, chaux fluatée.

On trouve l’alumine fluatée siliceuse dans une roche particulière composée de cette substance , de quarz et de tourmaline , à laquelle les minéralogistes allemands ont donné le nom spécifique de roche à topaze. C’est dans celte môme roche qûi contient accidentellement de la lithomarge et qui foc-

me des couches assez étendues à Schnickenstein en Saxe , au cointé de Cornouailles , que sont engagées, indépendamment de ce qui concourt à la formation de la roche , de fort beaux cristaux terminés de topaze. Dans les autres roches où sont disséminées des topazes , ces cristaux n’y sont considérés que comme partie accidentelle ; par exemple : le granité graphique ou hébraïque de Catherirubourg en Sibérie, qui renferme des topazes nombreuses et du plus gros volume , la roche quarzeuse micacée d’Altemberg , le greisen de Zennwald , le granit de Nertschinsk en Daourie , et celui des monts Ou— rais, la roche feld-spalhique de Finbo en Suède , etc. , etc. L’alumine fluatée siliceuse accompagne au Brésil et en Saxe le quarz-hyalin limpide , en Sibérie le quarz-enfumé, la chaux fluatée, 1 éméraude, le talc chlorite et le fer oxidé , en Bohême la chaux fluatée, le cuivre pyriteux, le zinc et le plomb sulfurés, l’élain oxidé et le fer arsénical , etc. On la rencontre souvent en cristaux libres et bien entiers dans les terrains d’alluvion provenant de la décomposition des roches anciennes en Écosse, au Brésil, et généralement dans tous les gissemens cités plus haut.

Les topazes sont d’une très-grande ressource pour le luxe ; on attache surtout une grande \aleui à celles qui jouissent d’une limpidité parfaite , et que l’on nomme à cause de cela goutte d eau ; les plus belles viennent du Brésil ; celles de Saxe n en ont ni l’éclat ni la vivacité , et même les pierres

colorées sont loin d’offrir la pureté de couleur que l’on remarque dans celles du Brésil ; et presque toujours les lapidaires sont obligés de la rehausser au moyen d’une feuille de paillon , ce qui ’ fait que rarement ils les montent à jour. L’observation a fait découvrir dans les topazes, la singulière propriété de passer du jaune-orange au rouge de rubis balais , sans altération de transparence , par la seule action de la chaleur ; 'les lapidaires en ont profité, et le moyen qu’ils emploient est un creuset rempli de cendres au milieu desquelles ils placent la topaze ; ils échauffent par degrés , et maintiennent le feu pendant un temps plus ou moins considérable, suivant la nuance qu’ils veulent obtenir. Si l’on échauffe brusquement une topaze , et qu’on la plonge subitement dans une liqueur colorée, il s’opère, dans la pierre, un retrait de molécules qui occasionne des fissures dans lesquelles pénètre la liqueur colorée ; cela produit souvent un jeu de nuances fort agréable.

VIe ESPÈCE.

ALUMINE FLUATÉE ALCALINE.

Syn. Kryolite , W. — Criolite. — Phtorure de sodium et d’aluminium , Beud.

Car. Attaquée par l’acide nitrique chaud. Trèsfusible au chalumeau, se recouvrant ensuite d’une croûte blanche qui perd insensiblement sa fusibilité.

La poussière plongée dans l’eau y acquiert de la transparence , et prend l’aspect d’une gelée.

En petites masses laminaires et fibreuses.

Rayant la chaux sulfatée ; rayée par la chaux fluatée.

Pesanteur spécifique : 2,9.

Translucide.

Blanchâtre ; jaunître ; d’un brun-rougeâtre.

Composition : Alumine ,21; soude , 3a ; acide fluorique , 47*

Ce minéral n’a encore été trouvé qu’au Groenland , disséminé dans une] roche micacée , mêlée de quartz , de plomb sulfaté , de cuivre pyriteux et de fer spathique ; il est encore extrêmement rare dans les collections.

VIIe ESPÈCE.

ALUMINE HYDRO-PHOSPHATÉE.

Syn. avelite. — Hydrargillite. — Hydro-Phosphate hi-alumineux , Beud.

Car. Poussière soluble sans effervescence dans les acides nitrique et sulfurique échauffés , mais en dégageant une vapeur qui corrode le verre. Infusible au chalumeau. Fragmens exposés à la flamme d’une bougie , blanchissant et devenant friables.

En petites masses globuli formes aciculaires-radiées, filamenteuses ou mamelonnées.

Pesanteur spécifique : 2,3.

Translucide ; opaque-

» Eclat vitreux , légèrement nacré.

Blanche ; verdâtre ; vert-obscure ; d’un brunnoirâtre.

Composition]: Alumine, 3g ; acide phosphorique, 4i ; eau , 20.

'Le docteur Wavel a découvert en Angleterre , près de Bürnstople ce minéral auquel , par reconnaissance , on a donné un nom dérivé du sien. Il l’a trouvé entre les feuillets d’une roche schisteuse noirâtre. Depuis on a observé que la variété filamenteuse qui existe dans le Cornouailles, avait pour gangue un quartz hyalin mêlé d’urane oxidé. La variété mamelonnée existe en Irlande dans une psammite, comme on la trouve en Bohême ; à Bamberg, en Bavière , elle est disséminée dans le fer oxidé terreux ; enfin , dans l’Amérique du Sud , elle offre une construction aciculaire-cylindrique , dont la surface et d’un brun-noirâtre.

VIIIe ESPÈCE.

ALUMINE PHOSPHATÉE.

Syn. Klaprotite. — Azurite. — Sidérite. — Tyrolite. — Voraulite.

Car. Fusible au chalumeau fn émail gris.

Forme. Indication de cristaux prismatiques. En masses lamellaires.

Rayant le verre ; fragile ; cassure grenue ou lamellaire.

Pesanteur spécifique : 3.

Opaque ; rarement translucide.

Bleu-pâle ; bleu-foncée , un peu terne.

Composition : Alumine, 35,7 3 ; magnésie, 9, 34; silice, 3,io; oxide de fer, 2,64; acide phosphorique , 4i,ï3; eau , 6,06.

Cette substance , regardée d’abord comme une variété du lazulile , existe à Puizgau et Werfen en Tyrol , en petites masses , dans un schiste argileux verdâtre ; à Vorans en Slyrie , dans un micaschiste ; à Wiencrisch , Neustadt en Autriche , dans une roche talqucuse , renfermant du quarz et du fer . oligiste.

IXe ESPÈCE.

ALUMINE PHOSPHATÉE ITTRIFÈRE.

Syn. Amblygonite.

Car. Fusible au chalumeau en verre brun.

En masses vitreuses , donnant des indices de

prisme.

Rayant fortement la chaux carbonatée.

Pesanteur spécifique : 2, g.

Translucide ; opaque.

Verdâtre.

Composition : Alumine ; lithine ; acide phosphorique ; acide fluorique.

L’amblygonite qui n’existe encore que dans un très-petit nombre de collections , a été découvert en Saxe , dans un granité renfermant aussi des cristaux de topaze et de tourmaline.

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