‹ Minéralogie, Volume 3Chapitre 41 sur 99 · ODEUR, SAVEOR, DÉLIQUESCENCE , EFFLORESCENCE · texte numérisé non relu

ODEUR, SAVEOR, DÉLIQUESCENCE , EFFLORESCENCE

g 125. Meiur* pr«frcc « . — Les odeurs sont plus fréquentes et plus nombreuses dans le règne minéral qu'on ne le pense habituellement; il y a un grand nombre de corps qu'on peut distinguer par ce moyen, qui nous sera surtout très-utile dans les essais chimiques. Il y a des odeurs propres et des odeurs accidentelles : les unes et les autres se présentent tantôt immédiatement, tantôt par frottement, par élévation de température ou par combustion.

Les odeurs propres immédiates sont fournies par le naphte et le • pétrole, le chlore, l'acide sulfureux, et même par certains métaux qui se- distinguent facilement par ce moyen, comme rétain, le fer et le cuivre. Beaucoup d'autres corps produisent une odeur caractéristique par la combustion, comme le soufre et les~ sulfures, le sélénium, qui produit une odeur de raifort, Parsème, qui donne une odeur d'ail, le succin et quelques matières résineuses qui ont des odeurs tantôt agréables, tantôt fétides, les bitumes, etc.

Le frottement produit aussi le dégagement de certaines odeurs, comme dans quelques variétés de succins, dans le quartz et toutes les matières siliceuses, qui, frottées Tune contre l'autre, produisent toujours une odeur caractéristique. L'insufflation développe aussi diverses odeurs sur quelques substances terreuses; on ne confondra pas, par exemple, au moyen de ce caractère, la craie, le tri poli, la magnésie terreuse, la terre de Cologne, etc.

§ 126, Meurs accidentelle». — Beaucoup de matières offrent des odeurs qui sont dues à des corps étrangers mélangés ou retenus dans leure pores. Il en est qui s&dégagent aussitôt que la matière est sortie du sein de la terre et qui disparaissent après un certain temps; mais le plus souvent c'est par le frottement qu'elles se manifestent. Beaucoup de pierres calcaires dégagent alors une odeur fétide, bitumineuse et animale, comme cela a lieu dans l'espèce de marbre nommé petit granité, dont la plupart de nos meubles sont aujourd'hui couverts. Bans quelques autres matières, c'est une odeur d'hydrogène sulfuré, et même d'hydrogène arsénié. Ces odeurs sont souvent attribuées à la décomposition des matières organiques qui ont été enfouies dans le seinjde la terre : mais il est à remarquer qu'il s'en produit d'analogues dans des substances, même cristallines, qui se trouvent dans les terrains de cristallisation, vraisemblablement produits par le feu. et que dès lors elles y sont dues â d'autres causes.

§ 127. saveur». — U ne peut exister de saveur que dans des matières solubles, dont il ne se trouve qu'un très-petit nombre dans la nature, parce qu'elles sont tôt ou tard dissoutes par les eaux. Ainsi ce caractère, si utile pour la distinction des sels artificiels, devient peu important pour la minéralogie. Nous nous contente* rons d'indiquer la saveur acide que certaines eaux empruntent aux acides sulfurique et hydrochlorique, la saveur salée que présente le sel commun, la saveur astringente des sulfates d'alumine, de fer, de zinc, de cuivre, <ju'on rencontre çà et Jà en efflorescence, et la saveur alcaline du sous-carbonate de soude.

§ 12S. »élique»eenee. — On nomme ainsi la propriété que pofr-

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