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MODES DE DÉSIGNATION

sieurs années de suite et acquérir ainsi une grande autorité dans l'État.

Tous les magistrats étaient nommés à la fin de munychion (avril) et entraient en fonctions au commencement d'hécatorabéon (juillet).

Les archontes tenaient une assemblée pour les àpxatpsfftat, c'est-à-dire pour la nomination des magistrats électifs. Pour les autres, les archontes tiraient au sort dans le temple de Thésée (Oyiaerov). Des tablettes (uivàxta) portant les noms des candidats, et des fèves (xûaixoi) en nombre égal, étaient placées dans deux vases. On tirait simultanément un nom et une fève; si cette dernière était blanche, l'éleclion était acquise au porteur du nom tiré en même temps de l'urne.

Tous les magistrats, avant d'entrer en charge, devaient subir un examen moral ou ôoxt[xaCTîa devant une cour compétente. Il est probable que tous les officiers publics désignes par le sort devaient aussi subir la ôoxiixaata devant la Boulé. L'examen portait sur les antécédents de l'élu, sur la manière dont il s'était acquitté de ses devoirs civiques; quelquefois son élection était annulée (àn:e5oxtp.â(>Gyi). Chaque magistrat devait aussi prêter serment de fidélité à l'État.

Au moment de sortir de charge, tout magistrat devait rendre ses comptes à des vérificateurs publics (eûGuvot). Avant 403, les vérificateurs paraissent avoir été les 30 Xoyioxai (comptables), mais, au siècle suivant, il est question de 10 XoytCTTat, 10 eueuvot avec leurs assesseurs [%<xpe5poi) et 10 avocats (ouvriYopot). Les droits respectifs de ces commissions sont mal connus, mais il est certain qu'elles présentaient un rapport sur chaque magistrat sortant à un jury de 501 membres, qui jugeait la cause en dernier ressort.

Des lois sévères interdisaient à tout magistrat sortant de quitter Athènes ou d'aliéner ses biens avant d'avoir été soumis à l'euOuva.

Quelques fonctions étaient rétribuées, d'autres gratuites;

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