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ÉLECTIONS

La période électorale était employée par le candidat ï brigue£jes__suffrages [amhitus).

Le sénat fixait la date des élections. Elles se tenaient d'habitude un mois environ avant que les magistratures ne devinssent vacantes et s'effectuaient suivant l'ordre hiérarchique de ces magistratures : ainsi l'on commençait pjr nommer les consuls, puis l'on désignait les préteurs, et ainsi de suite.

Les consuls, les préteurs et les censeurs étaient élus pai les comices cen/Mna/(?s,~présidés par un consul (quelque-

fois par un dîcfateur ou par un interroi).

Les édiles curules, les questeurs et les magistrats inférieurs étaient élii&-par les comices tributes, sous la présidence d'un consul ou du préteur urbain.

Les tribuns et les édiles plébéiens étaient élus par les comices trihutes^ sous la présidence d'un tribun.

Le magistrat président recevait les noms des candidats et les proposait aux comices, mais il poivrait aussi, sans encourir de peine, refuser d/appeler le nom d'aucun candidat.

Le président annonçait aussi [renuntiahat] les noms des candidats élus, mais cette fois encore il pouvait, sans encourir de peine, refuser d'annoncer le nom d'un candidat élu et de la sorte annuler l'élection, dont la renuntiatio était une consécration essentielle ^

Les candidats élus et renuntiati passaient le reste de l'année à se préparer à leur charge, à rédiger leurs édits, etc. Ils entraient en fonctions (depuis 153 av. J.-G.) au 1" janvier qui suivait l'élection, et dans les cinq premiers jours de leur office ils devaient prêter seriaent (jurare in leges) devant les^jquesteurs. Les consuls et les préteurs recevaient leur imj^rium par une lex cwiata rendue vers le P' mars de la nême année.

1, La renuntiatio était nécessaire pour la transmission des auspicia^ car chaque magistrat avait, en théorie, le droit de nommer son successeur comme de nommer ses employés et auxiliaires.

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