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LÉGIONS

particuliers; son rôle était plutôt analogue à celui des courriers de cabinet dans les temps modernes.

XXVII. L'ARMÉE ROMAINE gg 168-176. l'armée sous la république

168. La légion. — Une armée de citoyens romains comprenait une ou plusieurs lésions, divisées chacune en 30 com- T pagnies [rnanipuliY, L'infanterie de la légion, qui comptait 3000 hommes au début de l'époque royale, fut portée à 4200 hommes après ,Servius Tullius, à 5000 pendant une partie delà secpnde^uerre punique et à 6000^depuis Tépoque de Marins. A chaque légion était attachée une cavalerie de, 300 chevaiix (justus equitatus), divisée en 10 escadrons ou turmae.

L'armée entière était commandée par un général possédant Vimperium, c'est-à-dire par un consul, un préteur, un proîonsul, un propréteur, un dictateur ou un maître de la cavalerie. Une levée annuelle ordinaire [justus exercitus) comprenait quatre légions, deux pour chaque consul. L'infanterie de chaque légion était commandée par six tribuns militaires (tribuni militum)^ qui exerçaient tour à tour le commandement, soit pendant un mois, soit pendant un jour. Chaque nxajii^le était comgaandé par deux centurions, dont l'un, dit prior, était supérieur à l'autre, dit yosterior. Les turmae de la cavalerie étaient divisées en decuriae^ commandées par un decuriOy ayant sous ses ordres \m. oj>tio. Le premier decurio commandait tout le contingent de cavalerie.

Les cfuatre légions levées annuellement exigeaient, à raison de six par légion, vingt-guatre tribuns militaires. Ces offi-

1. Ainsi nommées du faisceau ae peille qui leur servait ae drapeau.

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