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LOIS DE SOLON

lents (pouX^î), qui était comme le Conseil d'État des archontes, lolon conserva aussi, ou peut-être même institua, la division e chaque tribu en trois triltyes et douze naucraries, chaune ayant son président (Tipuxavtç). L'office du upuravcç twv xyjxpàpoiv consistait à 'surveiller, dans son district, le payement des taxes et l'accomplissement des devoirs militaires de haque citoyen. Les IrcTieiç servaient dans la cavalerie, les £UY''^at comme hoplites, les 6r;,Teç comme troupes légères et omme matelots. .

5" Le tribunal de l'Aréopage fut réformé par Solon. Les neuf rchontes, au sortir de leur charge, devenaient aréopagites^ 'ils avaient dûment rendu leurs comptes. Ce tribunal avait

connaître de la morale publique en général et, en particuier, des causes d'homicide, de blessures volontaires et d'incndic.En fait, l'Aréopage avait en mains toute la juridiction riminelle. Ses pouvoirs devinrent ainsi très considérables et on autorité fut encore accrue par l'expérience politique des Lommes qui étaient appelés à en faire partie.

6° Solon abrogea toutes les lois du code de Dracon, excepté elles qui concernaient l'homicide, et y substitua d'autres ois civiles et criminelles dont il est l'auteur. Les plus imporanles stipulaient que nul ne pouvait posséder en Attique dus d'une certaine étendue de terres, qu'aucun citoyen ne >ouvait en réduire un autre en esclavage pour non-payement l'une dette, et que tout citoyen, mourant sans enfants légiimes, pouvait instituer un 'héritier, c'est-à-dire léguer ses )iens à qui lui plaisait. Cette liberté dans le testament est ontraire à l'ancien usage, d'après lequel les biens d'un lOmme mort sans enfants passaient tout entiers à son yévo^.

Le code de Solon fut inscrit sur des piliers de bois quairangulaires, nommés à^ovs;, qui furent conservés au Prytaléc. i)es copies sur marbre de ces lois,, nommées xup6ôt;, urent exposées dans l'Acropole et plus tard transportées à 'Agora (place du marché).

96 RÉFORMES DE GLISTHÈNE.

50. Réformes de Clisthène. — L«a constitution de Solo ne fut modifiée ni par Pisistrate ni par ses fils, qui se con tentèrent d'occuper les principales fonctions et de prendr pour eux un vingtième des revenus publics.

Les premières réformes importantes furent opérées pa Glisthène en 510 av. J.-G. Il répartit la masse des citoyens entre 100 ^r^ioi (dèmes) ou communes, divisions géographique^ qui se trouvèrent souvent identiques aux anciens yévr]. Ces 100 dèmes furent subdivisés en 10 tribus (9V)>.aî), qui n'a-j valent aucun caractère local, en sorte que des membres de 1 môme tribu pouvaient habiter des régions très diverse de l'Attique. Glisthène semble aussi avoir divisé les dèmei en phratries, mais nous sommes très mal renseignés à sujet. Il porta le nombre des vau-/paplai de 48 à 50, chacune d'elles comprenant deux dèmes, et celui des sénateurs de 400 à 500, de manière que chacune des dix tribus en eut 50^ alors qu'auparavant chacune des quatre tribus en comptait 100^ Chaque groupe de 50 sénateurs (pouXeutat) constituait une prytanie (irpuiaveta), qui présidait l'èxxXyiata pendant 35 ou 36 jours consécutifs. Jj' E ce! esîa recul des pouvoirs législatifs; la Boulé fut constituée en conseil délibérant, analogue à notre Gonseil d'État, pour préparer les projets de loi. UEcclesia nomma directement les archontes de 510 à 487; puis on rétablit le tirage au sort.

La nouvelle division du peuple en dix tribus eut pour conséquence une nouvelle organisation militaire; on élut dès lors ^i^ stratèges annuels, qui, avec le TroXépiapxoç, prenaient successivement le commandement de l'armée, chacun ne pouvant le garder qu'un jour. Glisthène introduisit enfin l'ostracisme ^ institution par laquelle un citoyen devenu dangereux pouvait, sans autre motif, être banni pour dix ans à la suite d'un vote de VEcclesia. Enfin, vers la même époque, on

1 . Ainsi nommé des ô'aTpeixa ou tessons, qui servaient de bulletins de vote. " '

rêformp:s de PÉRICLÈS. 97

décida de n'admettre dans VHéliée (p. 94) que des citoyens âgés de plus de trente ans, mesure qui accrut la compétence de cette assemblée.

51. Réformes d'Aristide. — Vers 479 avant J.-C, Aristide rendit l'archontat accessible aux iTiTretç; de la môme époque date l'usage de choisir la plupart des fonctionnaires publics par voie de tirage au sort (xXv^poç). Toutefois, les fonctions qui exigeaient des . connaissances spéciales, comme celles des stratèges, continuèrent à être pourvues par voie d'élection (/etpoxovc'a).

52. Réformes de Périclès. — Vers 460 avant J.-C, Éphialte et Périclès procédèrent à des innovations importantes. Les ÇeuyTTai devinrent éligibles à l'archontat. L'Aréopage ^t les archonles perdirent une grande partie de leurs pouvoirs judiciaires, qui furent attribués à l'Hélice ; le 7coXéiJLapxo<; cessa d'être le commandant en chef de l'armée. En même temps, on introduisit la coutume de rétribuer les citoyens pour les devoirs publics dont ils s'acquittaient; chaque Athénien eut droit à un salaire comme juge et put aussi recevoir des indemnités pour assister à certaines fêtes publiques. L'esprit démocratique qui animait ces réformes est évident; elles étaient inspirées par la pensée de donner au plus grand nombre possible de citoyens, sans distinction de fortune, une part dans le gouvernement de l'État.

Il faut ajouter que Solon et Glisthène avaient conféré le droit de cité à de nombreux étrangers et affranchis, mais que, depuis l'époque de Périclès, ces naturalisations furent moins facilement accordées. Il est vrai que l'on créa dans la suite beaucoup de nouveaux dèmes, mais ceux-ci peuvent avoir été rendus nécessaires par l'accroissement normal de la population.

Telles sont les principales phases de l'évolution politique par laquelle les anciens pouvoirs des rois furent transférés à l'ensemble des citoyens. La constitution de Solon était

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