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OCRE

Le genre de formation des ocres ferrugineuses est analogue à celui du minerai de fer des marais, aussi les rencontre-t-on souvent dans les mêmes gisements, On en trouve abondamment dans les dépôts superticiels de la vallée du St-Laurent et des rivières affluentes. Ce produit, pour acquérir une valeur marchande, doit être préparé, car, à l'état brut il aurait peu de prix; et d'ailleurs, on peut toujours lui faire subir une préparation élémentaire, qui consiste à délayer l'ocre naturel dans une cuve où la boue est maintenue en agitation par une roue à bras. Les matières lourdes telles que sable, grains de limonite etc., tombent au fond, les matières légères telles que herbes, bois, etc. sont retenues par un tamis à la sortie de cette cuve, et l’eau tenant en suspension seulement les parties fines se rend dans des bassins où elles se déposent. Après un repos suffisant, on laisse échapper l’eau claire et sécher l'ocre, qui alors est prête pour l'expédition ; on obtient ainsi des ocres allant du jaune clair au brun foncé. En les soumettant à une calcination modérée en fours ouverts, on obtient de belles teintes rouges. On remarque alors que le produit calciné devient magnétique. Dans certains cas, la matière brute est calcinée sans avoir été lavée et est ensuite broyée. On ne peut pas prendre comme types de prix ceux des peintures du commerce, préparées ou non; mais nous estimons que l’ocre sèche non pulvérisée et dans l’état indiqué plus haut peut valoir de $25 à 30 la tonne, ce prix allant à $40 pour le produit broyé. La consommation des ocres est relativement limitée et jusqu'à présent peu de gisements ont été exploités. Elles se rencontrent en dépôts superficiels de quelques pouces à plusieurs pieds d’épaisseur, allant jusqu'à 7 et 8 pieds, souvent mélangés avec de la tourbe ou des marnes, ou bien interstratifiés avec ces dépôts. Ils couvrent parfois de grandes étendues ; ainsi les dépôts de St-Malo près Trois-Rivières, occupent, dit-on, 600 acres, celui de la Pointe du Lac 400, celui de Manicouagan 300, ce dernier ayant souvent une épaisseur de 5 à 6 pieds. L’ocre est généralement blanche ou verte au fond, le fer étant probablement à l'état de protoxyde ; elle devient jaune et brune à la surface et parait souvent noire, cette couleur étant probablement due à la présence d'oxyde de manganèse, D’après l'analyse chimique, l’ocre nuturelle paraît être une combinuison dans laquelle le fer se trouve en partie à l’état de sels En qui se transforment par calcination. Nous donnons ci-dessous l'analyse d’une ocre à l’état naturel provenant de Ste-Anne (Montmorency.)

LR ÈSSS

Re PE AE VA

nt 1

Paroxyde de fer......... 59.10 Acides organiques........ ‘15.01 Silice insoluble, ......... 1.15 Sable... ,.... PARENT “vue DD Eau (par différence)...... 21.14

POINTE DU LAC (St-Maurice)

En 1851, ce gisement important a été exploité quelque temps et on y préparait les ocres qui étaient ensuite expédiées aux Etats-Unis.

ST-MALO (Seigneurie du Cap de la Madeleine)

Ce gisement est exploité régulièrement depuis 3 ou 4 ans par la “ William Johnson Co.” de Montréal, qui à établi une manufacture sur place près de Trois- Rivières. Cette Cie produit une peinture spéciale nommée : “Johnson Magnetic Iron paint” qui est préparée à Montréal en pulvérisant et broyant l'ocre calcinée obtenue à St-Malo.

La manufacture de St-Malo se compose de quatre fours de calcination. L'ocre enlevée du voisinage même de l'usine est seulement calcinée, sans être lavée, et expédiée en sacs à Montréal pour être finie. L'usine est située tout près de la ligne du C. P. R.,, à peu près à mi-chemin entre les stations de Champlain et de Trois-Rivières. Elle emploie une quarantaine d’hommes et travaille seulement l'été. On estime que en 1889 il a été produit dans l’espace de 4 mois 800 tonnes d'ocre calcinée.

Les prix de ces ocres sont les suivants par tonne. . Calcinée à l’état brut....... 830 Calcinée et broyée .....,... 540 L'analyse suivante nous a été communiquée par la Compagnie : | Peroxyde de fer.......... 92.00 AIT RE ce nr un 3.23 OU EU nt pales eve 0.61 Acide sulfurique ......... 0.10 Eau de combinaison ...... 2.54 dsl nt RE A ANA 1.52 100.00

Une autre analyse d’un échantillon séché à 212° Fahr., a donné 92.66 de peroxyde de fer.

En vue de l'augmentation croissante de la demande pour ce produit, la Compagnie projette de développer ses opérations pendant l'année courante pour accroître sa production.

Dans le voisinage de ln même usine, des ocres ont aussi été calcinées il y à quelques années par M. Normand de Trois-Rivières, eb dans la saison prochaine, les travaux doivent être repris sur une plus grande échelle.

n y prépa-

William de Trois- Magnetic ‘e Calcinée

leination.

sans être tout près hamplain ille seulemois 800

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