‹ Mines et minéraux de la province de Québec [microforme]Chapitre 43 sur 121 · OR · texte numérisé non relu

OR

Historique.

L'or fut signalé en 1835 dans la vallée de la Chaudière, mais sa découverte effective ne date que de l’année 1846. A la suite de cette découverte, qui fut purement accidentelle, M. Charles de Léry obtint du gouvernement provincial, par lettres patentes datées du 18 septembre 1846, le droit exclusif d'exploiter l'or sur la seigneurie Rigaud-Vaudreuil (Beauce). M. Charles de Léry et le Dr James Douglas, de Québec, commencent alors quelques lavages superficiels sur le lot 75 du ler rang Nord-Est de la Chaudière, constatent la présence de l’or en quantités notables et obtiennent même quelques gros morceaux. En 1847, la “Chaudière Mining Co.” exploite dans le lit de la rivière des Plantes et obtient de petites quantités d’or. En 1851-52, la “Canada Mining Co.” travaille régulièrement le gravier sur la Rivière du Loup à St. Georges et obtient de bons résultats, Ces compagnies abandonnent leurs travaux, et jusqu'en 1863 des partis de mineurs lavent au plat ou par des moyens tout à fait primitifs dans les lits des rivières; plusieurs de ces mineurs obtiennent des résultats extraordinaires. A partir de cette époque, l'industrie des mines d'or prend un nouvel essor; de nombreux mineurs arrivent dans la Beauce et leur travail se porte principalement sur la rivière Gilbert, sur les lots 16, 17, 18, 19, 20, 21 de ln concession de Léry où ils obtiennent de très beaux résultats, au moyen de travaux relativement élémentaires.

En 1864, une compagnie se forme sous le nom de “DeLéry Gold Mining Co.” et loue des seigneurs le droit d'exploitation de l'or pour 30 ans sur la seigneurie Rigaud-Vaudreuil ; ce droit est valable jusqu'au 9 septembre 1894 Cette gmpagnie, se proposant d'exploiter les quartz, construit près du rapide du Diable sur la Chaudière un moulin à quartz de 10 pilons existant encore, qui ne travailla que fort peu de temps et ne parait avoir donné aucun bon résultat. Alors commencent les difficultés légales entre les compagnies, les mineurs et les propriétaires de la surface, ces derniers ne voulant pas reconnaître ln valeur de la patente de Léry. Durant cette période, les procès et les obstacles matériels de toutes sortes arrêtent le développement de cette industrie,

qu Rapport de la Commission Géologique d'Ottawa 1863-1866, li tu du Commissaire des Terres de Îa Couronne, Québec, 1867-68-60-70-71-76-17-74-79-80-81-82-83, Mines d’or de la Beauce par W.

Chapman.

En 1865, la “Reciprocity Co.” loue de la compagnie de Léry le droit 2'exploitation sur une partie de la Gilbert, maïs n'obtient que peu de succès. Vers cette époque, la compagnie de Léry lou certaines portions de son territoire sur la Gilbert à de ‘8 groupes de mineurs qui font des travaux superficie ls allant de quel ques pieds ne ving ès de } Tes de profondeur et qui, bien que travaillant sans méthode et séparément, obtiennent des q ntités d'or relativement considérables

Er 67, M. W. P. Lockwood (1) acquiert un “elaim” d'environ un demi-acre en superticie sur la Gilbert et, à partn Le cette date, commence à faire des examens systématiques sur la nature des dépôts auriféres, augmentant progressive-

ment ses conces sions par l'obtention de terri’oires additionnels, de façon qu’en 1873 ses droits s'étendaient sur 18,000 acres, formant les sections 3, 4, 7 de la seigneurie Rigaud-Vaudreuil et s'étendant partie ‘uliérement sur la rivière Gilbert et ses affluents. Ces trois sections comprenaient les concessions St, George, St. Gustave, St. Gaspard (du lot IA à 7 inclusivement), St, Charles (de 1 à 41 B), ler rang N.-E. (de 43 B à 83 B).

En 1867-68, M. Lockwood avait formé la compagnie “ Canadian and North-West Land and Mining Co”(limited)dont il était le principal actionnaire, Cette compagnie ayant liquidé volontairement en 1871, il forma en 1873 la compagnie “Gilbert and Chaudière Gold fields und Mining Co. of Canada,” qui devint l'année suivante la “Chaudière Gold fields Co. of Canada.” Durant ces cinq ans, (de 1867 à 73), M Lockwood fait de nombreux et importants travaux comportant une quarantaine de puits dans la vallée de la Gilbert, particulièrement du lot 15 de la concession de Léry aux lots 74 et 75 du ler rang Nord-Est, et par ses travaux et rapports cherche à établir la nature exacte des gisements ainsi que l’origine de l'or qu'ils contiennent. Pendant cette période peu d’autres mineurs travaillent.

La nouvelle compagnie poursuit ses apérations jusqu’en 1876, sous la direction de M. Lockwood. Au commencement de 1877, un incendie ayant détruit les installations, les travaux sont suspendus, Les difficultés surgissent de nouveau entre ia compagnie, les propriétaires du sol et le gouvernement, ce dernier accordant des licences pour travailler sur des “claims” de petite dimension. Grâce à ces licences, de nombreux mineurs et de petites compagnies travaillent et obtiennent beaucoup d’or, entre autres la “Compagnie St. Onge”qui travaillait avec succès sur le lot 11 de la concession St. Charles, tandis que la compagnie Lockwood travaillait sur le lot 12 de la même concession. La compagnie St. Onge vendit ensuite partie de ses droits à MM. McArthur, de Toronto.

En 1878-79, M. Lockwood forme la “Cunada Gold Co.”, représentée par M. J. N. ford, et dont le territoire comprenait tout le lot 12. Pendant ce temps, des pracès et des luttes se faisaient pour la possession des terrains riches en or occupé$ sans l'autorisation des propriétaires du droit de mines, c'est-à-dire la compagnie de Léry. En 1881, le gouvernement provincial conteste la validité de la patente de Léry devant les tribunaux et demande qu'elle soit reconnue illégale et annulée. Le 22 juin 1883, la Cour Supérieure à Québec renvoie cette action et reconnait la validité des titres, Ce jugement est confirmé en appel en 1884.

L'Acte des Mines de 1880 règlait les conditions de travail sur les terres de la Couronne et sur celles des particuliers, en maintenant la royauté de 24 070 sur le poids brut de l'or et de l'argent rec ‘ueillis. Pendant ce temps, quelques compagnies entreprirent des travaux, notamment la “Aémsworth Co” sur le lot 13, et la

(1) Documents de la session Lég. de Québec 1889, Vol, 22, III,

Ita - “Beauce Mining and Milling Co.” sur le lot 14 de la concession de Léry ; on reprit tte aussi les travaux sur les lots 6 à 10 de la concession St. Charles, 74 à 76 du ler

la rang N.-E., 29 et 30 de Chaus-egros, 16 et 17 de de Léry. Sur ces territoires les 1e} anciennes compagnies avaient fait des travaux qui furent poursuivis par les ant nouvelles compagnies, lesquelies travaillaient généralement sans l'autorisation de dé- la compagnie de Léry dont les titres étaient alors contestés. } 4 Enfin l'arrêt de la Cour d'Appel de décembre 1883 règle définitivement la ; I ere question. Comme on le voit, les travaux les plus importants avaient lieu sur la hi Xà- seigneurie Rigaud-Vaudreuil et particulièrement sur la Gilbert. Dans d’autres al ve- parties de la Peauce on faisait des prospects et quelques explorations de rivières. 4 Î l'en Dans Ditton (comté de Compton), la compagnie Pope travaillait regulièrement et 10! sei- obtenait de grandes quant d'or, les titres n'y étant sujets à aucune conteste : É 6 et tion Vers ; 1881-82, une compagnie, sous la direction de M. {3 Humphrey, cherchait |! St. à exploiter de grandes épaisseurs d'alluvions supe ficielles sur la rivière fu Loup, jh ler à Jersey- -Point, vers le confluent des rivières C Haut lière et du Loup: il construi- fl svt on vue d'exploiter les graviers par le procédé dif hydraulique, un canal de Ff ind 29 milles de long, donnant une pression d'eau de 150 pieds, Cette compagnie, ee ire. ayant échoué pour plusieurs raisons qu il serait trop long d'énumérer jet, a dû aban fl )in- donner ses travaux, n'ayans guère réussi à laver qu'une partie de ces graviers, ie int Ces dernières années, il y a eu quelques travaux faits par M M. St. Onge ! ins, frères sur le ruisseau de l’Ardoise, près de St. Georges, où un puits de 165 pds ant a été creusé. Des prospects importants ont aussi été faits par de petites compa.- j 15 gnies, représentées par M. H. Sewell sur la rivière des Plantes, par le capitaine l ra- | Richard sur le ruisseau Cumberland, pur MM. St. Onge frères, sur la Famine, : ! pri- À ainsi que par MM. Coupal et McArthur sur le ruisseau des Meules. Cette der- | 4 urs nière compagnie est la seule qui fasse encore quelques travaux dont nous donnerons les détails plus loin.

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vec A l'origine des travaux, l'or alluvial ne se rencontrait que dans les lits des ! ck- ruisseaux, mais on reconnut plus tard qu'on devait le chercher dans les anciens He ge lits des rivières, et de là datent réellement les travaux de quelque importance, Les études faites par M. Lockwood et les ingénieurs et géologues amenés au pays .J. par les différentes compagnies qu'il a organisées ont prouvé audelà de tout doute La des l'existence d’un ancien lit dans ln vallée de la Gilbert et ont même déterminé ses cu- conditions d'existence, ses dimensions et son mode d'exploitation. Au-dessous de pa- la couche superficielle, on trouve successivement, en descendant, un gravier légèla rement aurifère, de la glaise bleue (blue clay), des sables nquifères très-fins "et ale enfin le gravier aurifère, dont l'é épaisseur ne dépasse pas 5 à 6 pieds, mais dont la ion partie basse, variant de un pied à un pied et demi, est Ja seule partie riche qui fe. soit exploitée, Au dessous de ce gravier on rencontre les schistes, souvent désa- | de grégés sur une profondeur de deux à trois pieds, et qu'il faut enlever afin de les sur laver, vu qu'ils renferment de l'or infiltré dans les fissures, On a creusé des puits Li pa- à des profondeurs variables de 30 à 50 pieds, atteignant parfois 80 et 100 pieds 4 t la et dans certains cas 165 pieds. Le fonçage des 5 puits est dispendieux et difficile, 1) vu qu'il faut traverser des glaises et & des sables fins souvent aquifères, ce qui 18

nécessite un boisage très étanche et très solide et un épuisement continuel. L'ex-

loitation du gravier se fait alors au moyen’ de galeries (drifts) soigneusement Doioel On enlève d'abord ce qui surmonte le gravier riche ainsi que les gros: cailloux mélangés à ce dernier et qu’on laisse dans la mine, puis on sort à la sur: face le gravier riche pour lui faire subir le lavage. La limite du gisement une fois atteinte dans la direction transversale, on remblaie ces galeries avec les ma: tières stériles et les cailloux laissés dans la mine.

Le gravier riche est lavé dans des dalles (sluices) parles procédés ordinaires ; mais dans un grand nombre d'anciennes exploitations, une certaine portion d’or fin était perdu. Primitivement, les mineurs isolés lavaient au plat et au berceau (rocker).

Comme nous l'avons déjà dit, vu la nature spéciale du terrain, on était obligé d’épuiser l’eau continuellement ; mais lorsque le relief du sol le permettait, on creusait des tunnels d'assèchement qui donnaient de très bons résultats.

Dans certaines parties du district, notamment au confluent des rivières Chaudière et du Loup, on a trouvé à la surface d'importants dépôts de gravier qu'on essaya de laver par la méthode hydraulique, consistant à désagréger ces graviers par un puissant jet d'eau. Vers 1881-82, une compagnie, dirigée par M. G. Humpbrey, construisit un canal de 20 milles de long, donnant une différence de niveru de 150 pds d’eau, mais ce travail ne fonctionna que peu de temps. Le procédé hydraulique, d’ailleurs, ne semble pas avoir produit de bons résultats, car la compagnie, malgré les travaux considérables exécutés à Jersey-Point, a dû suspendre ses opérations.

La région aurifère de la Beauce couvre une étendue très considérable de territoire quon évalue à 15,000 anilles carrés, comprenant la vallée des rivières Chaudière, du Loup et de leurs affluents et s’étendart dans la province de Québec, depuis St. Joseph jusqu’à la frontière américaine. Mais les travaux les plus importants et les plus concluants ont été faits sur la rivière Gilbert, d'où la plus grande partie de l'or signalé comme venant de la Beauce a été extraite. On y a trouvé des morceaux d'or très gros, le plus considérable pesant 71 onces, d’autres 52. 51, et un grand nombre valant chacun plusieurs centaines de dollars.

M. W. P. Lockwood (1) a particulièrement contribué par ses travaux et par ses persévérants efforts depuis 23 ans à prouver pratiquement la valeur de ces régions. Par lui-même ou par les compagnies qu'il a formées, audelà de 40 puits ont été creusés depuis le lot 15 de la concession de Léry jusqu’à la Chaudière, soit sur une distance de trois milles environ, prouvant ainsi la continuité du dépôt aurifère. M, Lockwood prétend, d’après les travaux faits, que la quantité d’or dans

ce gisement était au moins de 850,000 par acre, et que, même dans certaines par- ‘

ties, elle pouvait varier entre $60,000 et $100,000 ; que, dans une étendue de 10: acves, sur les lots 15 à 20 de la concession de Léry, on a extrait de l'or pour audeià d’un million de dollars. Les nombreux rapports que nous avons eu l'occasion de consulter sont tous très concluants quant à la richesse et à la continuité du gisement,

Quelques autres travaux faits sur les rivières Famine, des Plantes du Loup, etc, ont prouvé l'existence à ces endroits de gisements similaires. En outre, on peut dire que de Por a été reconnu dans presque tous les ruisseaux ou rivières de : la région, notamment sur lès suivants: le Bras, du Moulin, des Meules, Raccourci, Bertrand, Poulin, Veilleux, Loubières, Bolduc, Caron, Gosselin, Cumberland, Staflord, Pozer, Abénakis, Mcetgermette, Travellers Rest, du Portage, Samson, Grande Cei.dée, ete. ete., tous explorés par différents partis de mineurs,

(1) Rapports Lockwood au Commissaire des Terres de la Couronne de la P, de Q.

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Lund bund bent bmnd

L'or de la Beauce contient une petite proportion d'argent pouvant s'élever à 10ou,12:070. On signale aussi une petite quantité de mercure formant souvent; un amalgame à la surface; on a aussi trouvé quelques grains de platine renfermant les métaux asmium et iridium: Les analyses de la Commission Géologique d'Ottawa montrent que dans les échantillons essayés la proportion d'or fin était de 871, 892, 864, 867 par mille.

Il paraît: maintenant bien établi que cet: or alluvial a une origine locale et provient des veines de quartz qui traversent les schistes cambriens de la région (1). En effet, ainsi qu’on le verra plus loin, ces quartz sont presque partout aurifères ; de plus, on a fréquemment trouvé de l’or encore attaché au quartz; on a aussi remarqué que les parties alluviales voisines des veines de quartz étaient généralement très riches ; tous ces faits, joints à celui de la grosseur de l'or, nous portent: tout naturellement à conclure que l'or est originaire de points peu éloignés. De plus, les géologues trouvent une grande analogie entre ces terrains et ceux de la Nouvelle-Ecosse, où les quartz aurifères sont exploités avec succès. On doit done espérer que les travaux se porteront. également sur les veines de quartz, qui offrent moins d'imprévu dans leur exploitation.

Il'est très difficile d'apprécier la quantité exacte d’or produite dans la province, vu l'incertitude et l'irrégularité des rapports des compagnies; cependant nous donnons les chiffres extraits des rapports du département des Terres de la Cou-

ronne, les seuls chiffres officiels qui existent : è POIDS. VALEUR.

OO LT, À $31,000 00 1868 4 400,1 ler quartier 303 onces 0.23 2e se 492 “601977 8,100 00 3e se 336 “ 17.12 4e , 324 “ 16.23 1810 4h an lère moitié 1455 “ 16.13 1876-77:...::.., 382 “ 17.14 7 4 ARR ER TR 2e moitié 688 “ 19.12 IefSuethuiees lère moitié 246 “ 16.3 AOC AAPOUT, 2e # Re 13,617 75 LTD RATE À le 6 Frs 15,469 63 OP Ne NE 2e à KE 17,502 29 LABO NE RE ler quartier PDAs OX 8. 5,047 00 $ 2e Ne 634 6.22 10,432 92 2e moitié Fa 33,174 00 A Fo to Lt OPA æ 56,375 931 Du ler avril 79 au 20 sept ‘83..... 7.002 ‘ 2, 4 40,262 30

Formant un total de 12,956 onces 14 p. 13 q., qui à 817.50 par once donnent 8226,743 auxquels nous ajoutons 831,000 + 13,617.75 + 15,469.63 correspondant aux productions dont le poids n’est pas donné ci-dessus, ce qui donne un total général de $279,095.38.

On remarquera qu'il n’y a aucn» rapport jusqu'en 1867 pas plus que pour l’année 1869 ni pour les années comprises entre 1870 et 1876 et entre 1883 et 1890 inclusivement. Les quantités d'or recueillies dans Compton ne sont pas

(1) Rapport Commission Géol. Ottawa, 1887.

données ; de plus, beaucoup de travaux ont été faits dans les terrains en litige, sans qu'on ait pu connaître le5 quantités d'or produites On voit donc que le total ci-dessus est bien inférieur à la production réelle, ce qui a d’ailleurs été reconnu à plusieurs reprises dans les rapports des inspecteurs. D'après l'opinion de plusieurs personnes compétentes, le total de l'or recueilli dans la province ne s'élèverait pas à moins de deux millions de dollars.

On a trouvé sur la Gilbert des morceaux d'or d'une grosseur remarquable, le plus considérable pesant 71 onces ; on en a aussi trouvé un de 52 onces 11,892. (Kilgour nugget) et plusieurs d'environ 50 onces, ainsi qu'un grand nombre d'autres valant plusieurs centaines de dollars. En parcourant les rapports des compagnies, nous voyons qu'ils signalent des quantités considérables, extraites de petites surfaces ; par exemple :

La “Canada Gold. Co.” à extrait d'un seul aere. ,.,...,.,.,.,,. $65,000.00

James Macrae, de 100 pds. carrés... .... ES Ret .... 50,000.00 La “ Comp. St Onge,” a extrait pendant deux ans, une moyenne par

homme.et par fou. des is 2 iremnnss ANNE Rs i 3.50 Les frères Poulin, au plat, dans un jour .......... TRES CEE 1200.00

On prétend que la surface exploita! le des lots 16 à 21 de la concession de Léry sur la Gilbert n'a pas produit moins (le $700,000, le rendement pratique du gravier étant d'environ $2.25 d'or à la verge cube.

Tous ces faits montrent que le district aurifère de la Beauce est très important, et il serait à souhaiter qu'il pût se développer librement. Comme on l’a vu plus haut, de nombreuses entraves ont surgi au moment même où les mineurs se portaient avec le plus d’ardeur vers cette contrée. L’essor de l’industrie étant ainsi arrêté, les compagnies et les individus se sont retirés fatigués de la lutte et uñe mauvaise réputation a survécu au règlement des difficultés légales, au point qu'aujourd'hui même ces mines sont encore abandonnées.

L'e expérience à cepe ndant prouvé que, vu les difficultés d'exploitation, le travail pour être fructueux, doit se faire par des compagnies riches, ayant à leur disposition des terrains d'une étendue convenable et dont la possession leur soit assurée pour une période d'exploitation suffisante.

MixE Coupar: MCARTHUR.

Cette mine est située à un mille au sud du village de St François, sei Ù

-Rigaud-Vaudreuil sur le lot 45 du premier rang Sud-Ouest, sur la rive de la rivière du Moulin et de son affluent la rivière des Meules. La couche aurifère qui paraît être l’ancien lit de la rivière des Mc a été

frappée au moyen d’un puits de 80 pds. qui traverse les schistes et rejoint pa

une petite galerie la couche exploitée, L'assèchement de la mine se fait par um

galerie en dir ‘ection de 500 pds. touchant à la rivière du Moulin, Les terrains qui surmontent le gravier aurifère offrent ici des difficultés encore plus considérables que dans les autres mines La coupe des terrains traversés parait être la suivante

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Glaise et roches. .............,...,.... PRE 30 pds Sable fin blanc mêlé de roche...... de date 20 ‘ CAO one tie TR Rene oshos svt MOI Gravier eimenté.....,...,....... ss anti AE DE Sable fin coulant et eau impossible à contenir... 10à 12 “ ’ Graviér Aufifère 5,45 dome Us à

Schistes (bedrock) ..... dre Nat Pts A HER ….

La largeur de ce bassin est d'environ 100 pds. avec une partie riche exploitable de 25 pds. L’épaisseur du gravier est très faible, l'or se trouvant presqne toujours dans les fissures du bed-rock, dont la stratitication court à peu près dans la direction de ja couche aurifère. Le bassin en question à été reconnu sur une longueur d'un mille par trois autres puits au delà du puits d'exploitation et par la galerie d’épuisement, )

La compagnie possède le droit minier sur 5,000 acres ct travaille avec quelques hommes seulement depuis 3 ans ; une partie de ce temps ayant été consacré à des recherches et à des travaux préparatoires. Elle a extrait 275 onces d'or d’une valeur de $5,000 ; le plus gros morceau d’or obtenu, d'un peu plus de'8 onces, valait #153. Lors de notre dernière visite, en septembre 1889, quatre hommes seulement étaient employés à la mine et ils estimuient que l'or. trouvé représentait une moyenne de plus de 5 onces, environ $100 par 80 pds. carrés. La inême compagnie s’est assuré une grande étendue de terrains dans la vallée de la Gilbert et on doit espérer que d’autres travaux importants y seront prochainement entrepris.

“ GILBERT & CHAUDIÈRE GOLD FiELpS Co. oF CANADA” (Limited, London.)

Cette compagnie qui est représentée par M. W. P. Lockwood est celle rnentionnée dans l'historique où nous avons décrit sa situation et le rôle qu’elle a joué dans le développement de l’industrie de nos mines d’or. Depuis plusieurs années, cette compagnie a suspendu ses opérations, mais récemment elle à passé de nouveaux contrats avec la compagnie de Léry concessionnaire des droits de mines, et elle tente actuellement de sérieux efforts en vue de faire elle-même de nouveaux travaux où bien de céder à d’autres compagnies une partie de ses territoires où on a reconnu l'or alluvial ainsi que de nombreuses veines de quartz

OR DANS Drrrox (Compton).

Outre les exploitations de la Beauce, l'or alluvial à aussi été travaillé ‘d’une façon régulière dans le canton de Ditton, (Compton,) pendant une vingtaine d'années ; la quantité d’or obtenue, sans doute assez considérab.e, n’est pas exactement connue. ,

Ces mines connues sous le nom de Mines Pcpe du nom de leur propriétaire, l'honorable Jos. Pope, se trouvent sur la petite rivière Ditton et comprennent entr'autres les lots 23 et 24 du IXe rang de Ditton. Le gravier repose, comme ans la Beauce, sur des schistes relevés à une profondeur variant de quelques pieds à 15 à 20 pieds. Tout le lit de la rivière ainsi que sx environs, sur une longueur d’un demi mille, ont été lavés : on y travaillait avec 10 ou 15 hommes.

Pt

. Le plus morceau d'or trouvé avait une valeur de $60. Depuis cinq ans, M. Pope a abandonné l'exploitation, et il a permis aux mineurs de travuiller, sans exiger d'eux aucune redevance. En septembre 1889, trois partis de mineurs comprenant en tout 10 hommes travaillaient sur de petits “claims.” Nous avons vu sur l'un de ces claims pour une valeur d'environ $30 d'or, entr'autres un morceau de $15, recueillis en un seul jour.

Chaque plat lavé sur cette rivière ainsi que sur la rivière Ditton et la rivière au Sauinon renferme de l'or. On nous à assuré que de l'or avait été trouvé sur

lusieurs affluents de ces rivières, entre autres sur les lots 5 et 6 du VII rang de Ditton et 4 et 5 du IVe rang de Cheshamn, (Rivière au Saumon), où on a commencé de petits travaux.

Vu le peu d'épaisseur de l'alluvion qui recouvre le gravier riche, ces travaux sont faciles, se faisant à ciel ouvert et ne nécessitant que rarement des puits et des galeries. Le long de ces rivières, on constate de nombreuses veines de quartz.

On a aussi trouvé de l'or, il y a une trentaine d'années, dans des lambeaux Œalluvions situées sur les lots 11 du XIe rang, 2, 3, 6, du XIIIe rang d’Ascot, et 49 du Ve rang d'Orford, (Sherbrooke); cet or a été partiellement exploi- %6 par des compagnies. On considérait alors ces terrains comme très importants et contenant aussi de riches veines de quartz, mais les travaux n'en sont pas moins abandonnés,

On a signalé de l'or en plusieurs points de la vallée de la rivière St François, mais, en dehors des mines citées @i-dessus, il n’est pas à notre connaissance qu'aucun travail important de recherches ait été entrepris sur aucun point de cette région.

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