PLANCHE III
À Calcaire en partie remplacé par de la silice: représente une variété de transition entre le calcaire et le jaspéroide.
B. Calcaire (D, en partie remplacé par de l'épidote (e} et du quartz (q).
unes dans les autres, soit en pointes aiguës, soit par transition graduelle. Elles sont très fissurées et fracturées dans plusieurs directions, l'orientation de ces joints variant depuis N. 3° E. à N. 68° E. et l'inclinaison de 70° à 80. Il est probable que les failles ont été considérables et ont produit peu de déplacement, mais on n’a pu trouver de preuves au sujet de cette dernière question à cause de la grande ressemblance des roches. Parfois le long des zones de fractures, des schistes se sont développés dans la zone des tufs siliceux. Le long de quelques fractures récentes qui ont fourni des conduits pour les intrusions Tertiaires, on trouve des zones verticales et horizontales de brèches dont les fragments sont en partie cimentés par de la roche ignée.
LITHOLOGIE.
Jaspéroïdes.—Les jaspéroides sont de couleur grise ou grisverdâtre, et consistent en morceaux ressemblant à des cailloux ronds, ovales ou un peu angulaires de pétro-silex enclavés dans une matrice de calcite de quartz et de chlorite. A l'air elles deviennent de couleur légèrement rouillée, et les morceaux de pétro-silex forment des apophyses (Planche }II A) de sorte qu'elles ressemblent souvent à un conglomérat où à des brèches. Des veinules de quartz et de calcite remplissent les fissures et autres plans de fractures qui traversent ordinairement la roche.
Les morceaux de pétro-silex varient en grosseur depuis une particule microscopique jusqu'à des grains d'un pouce oc: plus de diamètre, et en général, la roche est d'un grain plus fin que la variété qu'on rencontre à Phoenix. La matrice varie aussi depuis une roche presque entièrement calcaire, jusqu’au quartz-chlorite dans lequel l’on peu discerner sans difficulté les morceaux de pétro-silex. Dans les petites zones de fractures, la pyrite et la chlorite sont ordinairement associées, et la première, soit en cristaux, soit en grains, est presque toujours présente dans la masse principale de la roche.
Au microscope, les morceaux de pétro-silex sont formés d'ags.égats de microcristalline ou quartz microcristelli: ayant jusqu'à 13 mm. de diamètre, et chaque grain ayant un rebord uni ou pénétrant dans son voisin. On voit dans les grains de légères Cmbres d'extinction roulante ct une struciure cataclastique
dans quelques-uns des plus gros. La matrice varie suivant l'origine des jaspéroides. Si elle est dérivée d'un tuf la matrice est composée d’un feutre compact de kaolin dans lequel se trouvent des fragments de feldspath, des gra'ns de quartz, de calcite, en petites quantités, et, des plaques rayées et des fibres de chlorite. Si cependant la matrice était originairement un calcaire, elle est composée principalement de calcite avec de nombreux grains de quartz et des bandes de chlorite. On trouve aussi dans la matrice des variétés associées à des masses de minerai, de la trémolite, de l'épidote, du grenat, de la magnétite et de la chlorite, et on croit que ces minéraux sont dues à des altérations métasomatiques de la matrice de calcite dans la zone du métamorphisme de contact.
La calcite est à la fois claire et troublée, formant des mosaiques ou des masses semblables à des éponges de chlorite et de trémolite. La trémolite et la chlorite se rencontrent ordinairement sous forme de gerbes ou de grappes de fines aiguilles. La première est incolore et possède une séparation bien marquée parallèle à sa base, et la dernière est vert pâle. La chlorite rem-
plit aussi de petites fractures très petites. On voit aussi de l'épidote trouble, jaune pâle, et de la zoisite claire, incolore en masses granulaires ou en grains séparés, soit dans la calcite soit le long du contact des veinules de quartz. Le grenat brun pâle forme des associations semblables et a de plus des grains et des cristaux de magnétite et de pyrite.
Les ‘'aspéroïdes sont traversées par un lacis de veinules de quartz dont la largeur va jusqu'à 0-6 mm. Il y a deux ou trois bériodes de remplissage des veines, chaque période étant séparée de la suivante par une suite de petites failles qui apparemment ont formé les canaux pour le transport des solutions siliceuses pendant le temps du remplacement, et plusieurs veinules ont la forme de tétards et se terminent par des morceaux arrondis de pétro-silex. Dans quelques variétés, la silification s'est faite plus uniformémant dans la roche, et celle-ci est transformée d'une manière plus complèe; on y voit les transitions graduelles entre les jaspéroides et le pétro-silex dans lesquelles on peut distinguer quelques morceaux du dernier.
Pétro-silex—Le pétro-silex est gris, bleuâtre, légèrement verdätre; c'est une roche siliceuse compacte, massive, bien
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qu'elle ait parfois des bandes de diverses tentes de gris. Dans les parties brisées, elle est cimentée par du quartz schisteux. Elle présente beaucoup de fissures et de fractures fines, avec des failles et de légers déplacements. Les plans de fracture sont remplis par du quartz blanc et parfois de la calcite. Près des gites de minerai les silex sont parsemés de taches et de grains verts jaunâtre d'épidote. Dans les variétés à bandes, il y a des lentilles étroites ou feuilles de pyrite déposées parallèlement aux bandes. En apparence elles varient depuis le silex typique jusqu'au quartz en filon massif ou le quartzite dense à grains fins. À l'air elles deviennent gris pâle à presque blanc avec des barres et des taches rouillées dues à la décomposition de la teneur en sulfure de fer. En général elles sont dérivées des tufs, bien que quelques-uns puissent provenir de l'argillite.
Sous le microscope elles sont composées de quartz microcristalin en grains de 0:015 à 0-2 mm. de diamètre, avec bords unis ou dentelés, passant graduellement des surfaces vagues du quartz microcristallin qui est ordinairement trouble à des pellicules noires opaques (carbonifères) ? environnant des grains séparés ou des aggrégats. Comme les jaspéroides, les silex sont iraversés par des veinules de quartz de trois générations ou plus. (Pl niche IV B). Ces veinules sont arrangées en rayons ou parallèles et peuvent former des lentilles de 2:4 mm. de largeur et de 0:7 mm. de longueur avec des grains séparés allant jusqu'à 0-6 mm. de diamètre. D'autres forment des lignes de lentilles s'irradiant dans deux directions dans le sens de la longueur des petites fractures. De la calcite en grains très menus est distribuée dans les espaces interstitiels du quartz; la pyrite se trouve ordinairement en grains et en cristaux souvent entourés d’un anneau étroit de limonite: et près des gites de minerai on voit quelques grains et aggrégats d'épidote trouble en petites quantités dans la roche.
Tufs.—Les tufs sont des roches à grain fin, denses et compactes, de couleur ordinairement gris foncé avec une légère teinte verdâtre. Ils sont parsemés de fissures et de fractures fines remplies de quartz et parfois de calcite. Ils « nt généralement massifs mais ont quelquefois des bandes étr tes alternées de vert jaunâtre et de vert foncé. A l'air leur suriace devient gris rouillée avec quelques petites taches.
Le quartz, la chlorite, le feldspath, et la pyrite sont les minéraux qu'on peut distinguer dans quelques-unes des variétés les plus grossières. Les principales variétés sont le tuf au quartz-chlorite, le tuf chlorite, et le tuf quartz-feldspath. Au microscope, ils sont formés de fragments ou morceaux de feldspath trouble maclé ou non, et des grains de quartz clair ayant jusqu'à 0:15 mm. de diamètre dans une matrice de microcristalline ou de quartz microcristallin, des bandes de kaolin, des masses de chlorite vert-pâle, des parties troubles de calcite et d’épidote, et des grains et des cristaux de pyrite et de magnétite. Les sections minces montrent aussi une plus ou moins grande quantité de silice secondaire, indiquant que la roche forme une transition entre les tufs et les silex plutôt que de vrais tufs inaltérés. Des veinules de quartz semblables à celles qui ont été décrites dans les jaspéroides et les silex traversaient la plupart des sections examinées (Planche IV B).
Les jaspéroïdes, les silex et les tufs dans le voisinage des zones minérales ou des zones où le silicate de chaux s'est développé, contiennent de l’épidote, de la zoïsite, du grenat, de la trémolite, de l'actinolite et de la magnétite en très petites quantitée. Ces minéraux sont plus abondants lorsque la matrice était à l’origine surtout de la calcite, et par suite plus propre aux remplacement par les silicates de chaux. Des veinules de calcite d'une période plus récente remplissent les fractures qui traversent les veinules de quartz.
L'origine de la grande quantité de silice nécessaire à la transformation des tufs et de leurs roches associées en jaspéroïles et en silex n'est pas bien définie. Elle peut être dérivée de quelque magma d'intrusion, peut-être d’une masse profondément située dont les porphyrites quartzeux sont des apophyses.
Formation Brooklyn.
INTRODUCTION
La formation Brooklyn est le membre inférieur de la série Atwood que Daly attribue au Carbonifère d'après sa ressemblance avec les roches de cet âge qu'on trouve dans les montagnes Rossland. Dans la région décrite par la carte ci-jointe,
la formation consiste entièrement. de calcaire cristallin qui, comme ailleurs dans le district, apparemment ne possède pas de fossiles. Il à été remplacé en partie par de la silice, formant des roches de la variété jaspéroide, et en partie par des silicates de chaux dans la zone de contact métamorphique, zone minéralisée qui contient les masses importantes de minerai de cuivre de qualité inférieure. (Planche IIIA et B).