‹ Minnie BrandonChapitre 46 sur 68 · Ma passion pour un Français · texte numérisé non relu

Ma passion pour un Français

décharge, — n’est-ce pas, vous qui me lisez? — au diable, hors des critiques, hors du cercle où chacun se surveille, les mauvais actes semblent moins mauvais à commettre!... Cependant... cependant... tromper de pauves bougres... me donner comme de leur famille, les frauder, leur sourire...

— Edmund , vous avez l’air d’un cataclysme !

— C’est que, Minn...

Je me tais.

— C’est que?

Ah! son charme nouveau, son charme impérieux!.. . Je l’éprouve derechef... Quelque chose de lui me détraque, me provoque, m’allise.. .

Elle me saute au cou :

— Quoi donc, my love?

Le sais-je?... Le savent-ils, mes pareils, les faibles, les iconolâtres?

Et ce que Minn désirait, je l’accepte!...

Elle se bichonne, s’attife.. . Elle me quitte,

sèche d’embrasser les siens, n’a pas l'ombre d’un scrupule, eût tout juste compris les reproches que je m’infligeais.

Deux heures !... Il est deux heures maintenant !... Je rage d’inanition, m’énerve d’attendre, néglige la fenêtre où, l’œil terne, j’ai assez vu de cabs, d’omnibus, de monde, de bonnes plastronnées de toile, chapautées de plumes, où finissent par me crisper ces soldats rouges et noirs qu’engouffrent, dégouffrent leurs barrachs i ...

Si j’avais un livre, du moins, quelque

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