‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 137 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

tu as cru que je te laisserais faire ce mariage scandaleux, que je te permettrais d'entrer dans une famille Mercadier ?

URBAIN

Moi!...

MADAME GRANDIER, très majestueuse.

Une Mercadier... Quelle mésalliance !

LE MARQUIS

Demande vite pardon à ta tante.

URBAIN

Oh!

LE MARQUIS

Et embrasse ta femme !

URBAIV, se jetant dans les bras de Miquette et l'embrassant.

Urbain...

MADAME GRANDIER

Aldebert, je vous admire.

LE MARQUIS

J'avais dit quil ne prendrait qu'une femme de mon choix, il la prend. J'avjis dit qu'il ne ferait qu'un mariage d'argent, il le fait!

MADAME GRANDIER

Gomment?

LE MARQUIS

Bien sûr. Je le déshérite et je donne à Miquette cent mille livres de renies! C'est un parti inespéré pour lui! (a Miquette.) Eh bien, Miquette, qu'est-ce que tu as à me répondre ?

Moi! Ce qu'aurait répondu Juliette! (imitant la voix

delà poupée.) Papa! (Puis avec sa voix naturelle.) Papa

Elle lai saute au cou.

Ridean.

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