SCÈNE VII
Les Mêmes, MONGRÉBIN.
MONGRÉBIN.
>^ Madame Grandier... Mesdames.
MADAME GRANDIER
J'ai préparé votre paquet pour la semaine, monsieur Mongrébin, huit cigares bien choisis.
MONGRÉBIN.
Merci, madame Grandier. Je les fumerai en pensant à vous dans la bibliothèque du château de la Tour-Mirande.
MADEMOISELLE POCHE
Yous y travaillez en ce moment ?
MONGRÉBIN.
-^£ Oui, iuadeuaûi&eile.£oche. Les archives y sont très riches. C'est là que j'ai découvert, il y a cinq ans, la charte communale, authentique, de Château- Thierry, ce qui me valut les palmes d'officier d'Aca- . L'année suivante, j'eus la chance de démon- Ir.r que cette charte était fausse, ce qui me valut lu rosette d'officier de l'Instruction publique.
MADAME GRANDIER
C'est beau, la science! Mais, dites-moi, monsieur
2S MlQUETTE HT S.V MÈRE
Mongrébin. mon cher monsieur Mongrébin, vous allez tous les jours au château de la Tour-.Mirande, en <e moment?
MONGRÉBIN.
Oui, le marquis m'a prié de faire des recherches sur sa famille.
MADAME GRANDIER
Alors, vous devez être renseigné sur ce qui se passe dans la maison. Hein! le vol-uu-vent?
MADEMOISELLE POCHE
Financière !
MADAME MICIIELOT.
Aux truffes !
MONGRÉBIN
Ah! mon Dieu! Que les femmes sont curieuses!
^LA*1!fM0ISELLE POCHE.
On.-esrfiTïed'È\e !
MONGRÉBIN.
Permettez-moi de vous le dire, mesdames... Je ne comprends pas ce besoin de potiner. Du reste, c'est là la supériorité des hommes, (se rapprochant.) Dès qu'il aéié question de ce dîner au château, j'ai questionné adroitement le jardinier. Il s'est renseigné auprès du cuisinier, qui a couru s'informer auprès du mai Ire d'hôtel. Et j'ai ainsi appris que les invités de jeudi sont M. et Madame Mercadier.
MADAME MAJOUMEL.
Les rafûneurs?
Ceux qui ont acheté la terre de Solneuve? Dites