‹ Miquette et sa mere, comédie en trois actesChapitre 74 sur 138 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

main et aperçoit le marquis interdit et qui tient Juliette dans ses bras.

PIERHE.

Monsieur, c'est...

LE MARQUIS, furieux.

Toi, je te flanque tes huit jours... Fiche-moi le camp.

Il lui jette la poupée et se promène de long en large avec colère.

MIQUETTE, gentiment câline.

Voyons, ne soyez pas fâché... Vous êtes très gentil, très bon pour moi... Mais vous allez un peu vite! Vous voyez déjà quelle place vous avez prise dans ma vie, en vingt-quatre heures! Seulement, de là à... il y a un pas, un grand pas... un faux pas...

LE MARQUIS

Prenez mon bras... et appelez moiAldebert!

Oh ! non. Je n'oserai jamais.

LE MARQUIS

Osez... osez...

Non I Le jour où je vous appellerai Aldebert, monsieur le marquis. Oh! ce jour-là, c'est que je serai décidée à... à... à prendre votre bras.

LE MARQUIS

Ah! quand, quand ra'appellerez-vous Aldebert?

Est-ce qu'on sait... bientôt... dans six mois, par exemple.

V)2 MIUlETTE ET SA MÈRE

LE MARQUIS

Fichtre! Mais, dans six mois, j'aurai dix ans de plus.

Tenez, pour vous faire prendre patience, je vais tout de suite vous donner... Oh! ma foi... presque une preuve d'amour...

LE MARQUIS

Vraiment... dites... dites...

MIQUETTE, avec tendresse.

Eh bien, vous allez tout de suite chercher un hôtel, pas loin d'ici, l'hôtel Terminus, par exemple, et y retenir votre appartement...

LE MARQUIS

Comment, mon appartement? J'en ai un ici où je suis très bien.

Mais, puisque vous nous le prêtez à maman et à moi, il faut bien que vous alliez ailleurs.

LE MARQUIS

Alors, vous me mettez à la porte.

Eh bien, ce n'est pas gentil?

LE MARQUIS

Non...

Oh ! comme vous êtes drôle 1

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