CHAPITRE PREMIER
arb
confuses, faites ,
vrante odeur, à la fois agréable ct vivifiant
Des toits se dessinèrent, un clochér s'allongea démesurément dans le ciel parfaitement Pur et tout le coquet village de Saint-Augustin se révéla, eticore endormi, mais pleins des couleurs riantes et gaies du jour.
Un angelus tinta joyeusement dans l'air froid des montagnes ; et pendant que le malheureux sacristain, ler es vi
aironnantes des coqs se , d’une . ferme à l’autre ; S solitaires d’un chien affolé par les sons qui avaient succédé au silence de la nuit, le village Peu à peu cependant des portes s'ouvrirent et se refermèrent, la Campagne se peupla, bêtes et gens se réveillèrent. + Bientôt le village lui-même s'anima et les trottoirs de bois, cou- Verts d’une légère couche de givre, craquèrent sous les pieds des D ne Passants,
ur la ferme de Gustave Duverger, à l'extrémité du village, on
ne donnait encore nul signe de vie et tout demeurait coi. Aussi, quand une fenêtre s'ouvrit avec fracas, au deuxième étage, sous le pignon de la maison, et qu'un jeune homme allongea la tête au dehors, en éternuant bruyamment, surpris par l'air froid et les rayons du soleil qui le fr ient en plein visage, ce fut le signal d’un émoi con-
- sidérable dans la basse-cour : des poules caquetèrent et sautèrent de leurs perchoirs, les coqs, se dressant sur leurs ergots, se désenrouèrent la voix, avec des accents éclatants, et le chien de garde, qui sommeillait sur le perron, accourut pour voir la cause de tout ce tintamarre et aboya joyeusement en reconaissant dans celui qui venait d'ouvrir la fenêtre son maître, Lcuis Duverger, le fils du propriétaire de la ferme.
Louis était un jeune homme de vingt ans, sérieux et travailleur, que son père, cultivateur -à l'aise et intelligent, désireux de faire “quelqu'un” de son garçon, avait envoyé au collège. Le jeune homme avait bien profité des leçons de ses maitres. Au contraire de tant d'enfants qui rendent inutiles lès sacrifices et les dépenses de fleurs parents, il avait tenu à profiter des avantages qu’on lui offrait. Instruit de la nécessité du travail par l'exemple de la vie laborieuse de son père, il avait très jeune compris la noblesse du rôle attribué aux travailleurs, à ceux qui sont utiles à leurs semblables, à ceux qui entreprennent des tâches fécondes qu'ils mènent à bien, soit qu'ils sèment le blé dont le peuple a besoin ponr sa nourriture, soit qu'ils sèment les idées dont la germination est nécessaire à l’accomplissement des destinées des individus et des peuples. Il avait compris que chacun a, ici-bas, un devoir qu’il doit remplir et que l’on doit mesurer la”valeur d’un homme d’abord d'après l'idéal qu’il poursuit et ensuite d’après son utilité pour ses concitoyens et d’après l'importance de son entité dans la sphère où il est placé, si grande ou si petite soit-elle, bornée par les frontières d’un pavs vu par les limites d’un canton. Ces vérités ne s'étaient naturelle 1ent fait jour que peu à peu et graduellement dans son esprit; la fenme 1endresse de son père avait aidé cette formation intellectuelle et hâté la matürité de son jugement. Loin de prendre son fils pour un personnage parce qu’il était en passe de devenir plus instruit que lui, et sans non plus le traiter dürement, le père Duverger avait su éviter les deux excès contraires dans lesquels tombent trop de pères: il n’avait pas gâté son fils en le considérant comme une des sepi merveilles du monde, parce qu’il apprenait le latin, et en tolérant que tout le monde fût en admiration devant lui et que sa mère et ses soeurs devinssent ses servantes, et il ne l'avait pas non plus fatigué et ahuri en le surchargeant de travail pendant ses vacances, de crainte que l’écolier ne voulût ensuite se reposer pendant (le r ste de l’année. Il avait usé de modération et de tact, et sa manière d'agir mérite d’être citée comme exemple aux fermiers qui font instruire leurs fils.
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Louis se rappelait toujours sa première année de collège et ce que lui avait dit son père, au début de cette année.
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1 “ Louis ”, avait dit le père Duverger, “ si tu veux me promettre ra de travailler et de te conduire comme il faut, je vais t'envoyer au ms collège. Tu as ibien réussi dans tes classes, à venir jusqu'à mainte-
= nant, et je suis disposé à te faire instruire. J'ai des moyens, et je ge peux faire cela; si je n'avais pas assez d'argent, je ne priver: pas ta mère et tes soeurs pour toi, mais Je peux le faire. Quand tu ds seras instruit, il ne faudra Pas Que tu nous méprises : un honnête es: homme est toujours honorable, quand il fait son devoir, qu’il soit — un “habitant” ou un “avocat.” ga ‘ Louis s'était jeté en pleurant de joie dans les bras de sa mère ; et il avait promis à son père de lui donner satisfaction.
Le père alla voir son fils, pendant l’année, veilla à ce qu'il ne eur, manquât de rien et s'informa des professeurs s’il travaillait bien, aire lisant : “ je ne connais pas cela, mais s’il vous donne satisfaction, c’est nme bien ;” puis quand les vacances arrivèrent et que l'enfant sortit, les tant
bras chargés de prix, il lui dit, au bout de quelques jours, qu’il
eurs n'entendait pas le garder à rien faire pendant l'été, mais qu'il devait Ins- se rendre utile. Louis travailla donc comme ses frères, à des tâches son
proportionnées à ses forces, avec le résultat qu’il ne contracta pas d’habitudes d’oisiveté et que sa santé s’en trouva mieux.
Après dix ans de cette forte discipline, ses lèvres avaient pris un pli sérieux qui contrastait avec l'expression franche et gaie de ses yeux bruns et qui inspirait la confiance.
IH était actuellement en vacance, sorti depuis tantôt deux mois de l’université Laval, de Montréal, où il allait prochainement retourner pour continuer ses études de droit.
suite Pour le moment, il ne songeait guère aux étuces et il ne pensait son qu'à une chose: ferait-il beau pour le pique-nique que donnaient la elle, femme du docteur Ducondu et quelques autres dames et auquel elles ton.
lui avaient fait l'honneur de l’inviter ?
On' a beau être sérieux et studieux, on n’est pas insensible à de telles invitation, surtout quand les vacances tirent à leur fin et qu’on n'aura peut-être plus l’occasion, une fois le pique-nique terminé, de revoir les jolies voisines et les séduisantes jeunes filles venues de la ville, qui passent en riant si gentiment dans les rues du village. Louis n'était pas romanesque, maïs il avait vingt ans, et quand il avait rencontré Ernestine Ducondu et Marcelle Doré et que les deux jeunes filles lui avaient dit: “ nous comptons sur vous pour le pique-nique,
monsieur Duverger ”, il avait tressailli de plaisir et il avait promis d'être de la partie.
! que d'annoncer la générosité de son pére à mademoiselle Ducondu, qui le remercia fort aimablement et porta à son tour la nouvelle à sa mère.
quête.”
“Je te l'avais bien dit, maman,” fit-elle: “il n'est pas mal du tout, ce garçon-là.” |
Madame Ducondu était à discuter avec quelques amies les derniers tifs à faire pour le pique-nique, assise sur le véranda de la maison d'été que le docteur Octave Ducondu, de Montréal, venait habiter tous les ans à Saint-Augustin, avec elle et leur fille.
“C'était la dernière charrette qui vous manquait,” s’exclama-t-on, et toutes renchérirent sur les éloges qu'Ernestine venait de faire de Louis Duverger. Ces dames, que la fin de la saison d'été trouvait un peu désoeuvrés avaient remarqué le grand garçon qui leur cédait si poliment le passage lofsqu'élles le rencontraient sur les étroits trottoirs du village et elles parurent enchantées de la perspective de faire sa connaissance. |
Après s'être occupées des mondains et des mondaines venus à Saint-Augustin pour y étaler leurs toilettes et leurs belles manières, pour s’y amuser et pour se recouvrir les joues de la couche de hâle qu’il est de bon ton de posséder, à l'automne, au retour à la ville, elles voulaient se donner le plaisir nouveau de lier connaissance avec ce jeune homme, qui n'était pas de leur monde, mais qui avait l'air aussi intelligent et qui paraissait. aussi bien et mieux que n'importe quel gommeux de la belle société.
“C'est un étudiant, n’estpas, demanda l’une d’efles ?
. SR répondit Ernestine: il est dans la seconde année de droit, val.
. —Et où l’as-tu connu, petite dissimulée, demanda une autre?
—Oh! c'est Marcelle Doré qui me l’a présenté.
—La soeur d'Arthur Doré, qui étudie le droit à Laval?
—]Justement.
—Pourquoi Arthur n’a-t-il jamais songé à nous le présenter ?
—Il disait que monsieur Duverger était timide et que cela le génerait. :
—Comment se fait-il qu’il a accepté, s’il est si timide ?
—Je ne l'ai pas trouvé timide.
—Ah! ah!....Tu l’as apprivoisé.
—Je ne sais pas, j'étais avec Marcelle, qu’il connaît bien, répondit Ernestine, en rougissant.
“I faudra la surveïller,” dirent avec malice plusieurs des amies de la jeune fille, en s'adressant à madame Ducondu, et Ernestine, qui ne savait plus que répondre, s'enfuit dans la maison, pour échapper aux railleries au sujet de celui qu’on appelait sa “nouvelle con-
La “nouvelle conquêéte” était descendu au rez-de-chaussée, après avoir fait l'inspection des quelques nuages blancs qui peuplaient l’horison bleu et avoir dit, à haute voix, avec une satisfaction évidente: “il va faire beau.”
Il prit un déjeuner sommaire, souhaïta le bonjour à son père et ! à sa mère, puis s’en fut atteler le meilleur cheval de l'écurie à une
nies
on-
Drès ‘honte :
e et une
pre charrette à foin,—<ar c'est dans ces véhicules primitifs que se
ont les pique-niques, simples et charmantes excursions sous bois qui réunissent tout un village et au cours desquelles on s'amuse en famille, d’une manière presque patriarcale,
Saint-Augustin avait un “club”, où on dansait plusieurs fois par semaine. Les mères prudentes accompagraient au “club” leurs jeunes filles et les autres mères,—moins Prudentes,—les laissaient y aller seules. Toutes dansaient et s’amusaient énormément au va-et-vient des couples de rencontre, coudoyant une foule de gens qu'elles n'auraient pas voulu recevoir dans leurs salons mais dont elles supportaient le voisinage et la promiscuité, Une pianiste quelconque jouait des valses et on tournoyait, on tournoyait, à perte d’haleine: on revenait ensuite en prociamant qu'on avait eu beaucoup de plaisir.
Cela recommençait ainsi toutes les semaines.
D'une soirée de danse à une autre, on discutait, dans les cottages et les hôtels, le programme de la prochaine fois; on discutait aussi la réputation des danseurs et des danseuses, qui recevait quelquefois de fâcheux accrocs.
C'était la saison mondaine transportée à la campagne, avec plus de laisser-aller, avec moins de décorum et avec le câdre champêtre des montagnes comme décors et l’exquise senteurs des fleurs et des bois Pour en tempérer les ardeurs, avec tout le vide des réunions où l'on est censé s'amuser mais aussi avec une poésie et une langueur ambiantes dont le charme était indéniable et qui atténuait la futilité habituelle des réunions de ce genre.
Madame Ducondu était originaire d’une vieille Paroisse où, dans sa jeunesse, on donnait, pendant l'été, un ou deux Pique-niques, considérés comme les évènements de la saison. Elle avait résolu de terminer l’été par une de ces fêtes antiques à la rose. Elle s'était ouverte de son projet à ses amies, qui s'étaient d’atmrd récriées, puis qui avaient fini par consentir, séduites par l'originalité de la proposition.
Pendant toute une semaine, on avait cuisiné et fait des préparatifs, dans maintes maisons. Des viandes rôties avaient été mises sur la glace: des gateaux à double étage avaient été serrés dans les dépenses; on avait apprêté des gekes et des desserts divers et préparé tout ce qu’il fallait pour les exploits gargantuesques d’une cinquantaine de personnes.
Et maintenant, tout était prêt, la température était superbe, jeunes filles et jeunes gens trépignaient d'impatience, et on allait avoir un Pique-nique.
La journée. était chaude et les jeunes gens avaient pour la plu. Part des souliers blancs, des pantalons blancs et des chemises boufantes ; rien de plus, pas de chapeaux: on n’en porte pas l'été, quand On est à la campagne. Les jeunes filles n’avaient pas de Chapeaux non Plus, préférant faire parade de leur endurance aux rayons du soleil et montrer le hâle de leurs joues ; quelques-unes cependant avaient em-
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porté des ombrelles. Elles étaient en toilette claire et mises simplement, comme il convient quand on va passer une journée au bois et qu'on va courir dans les buissons. Les papas et les mamans, en gens pratiques, qui ne se soucient plus d'attrapper des coups de soleil, avaient mis de larges chapeaux de paille, dont le confort était la qualité dominante. Quelques messieurs avaient des panamas, mais plusieurs, sachant qu'ils risquaient de les accrocher dans les broussailles, de les salir ou de les briser, avaient tout simplement pris de grands chapeaux de la paille la plus grossière, qu'ils se proposaient bien de jeter au retour.
L'excitation était grande dans le village: les jeunes filles couraient se joindre les unes aux autres, afin de faire route avec leurs amies de choix, et les jeunes gens arpentaient précipitamment les rues, en cherchant à se rendre utiles, chargés de divers colis et aussi importants que s'il se fût agi d’une affaire d'état.
Rendez-vous avait été donné chez madame Ducondu et on devait aussi prendre plusieurs invités en route. Le pique-nique avait lieu sur la terre de Josaphat Beaulieu, à un mille et demie au nord du village.
Deux ou trois charrettes arrivèrent en même temps, à huit heures et demie, avec leur contirigent de provisions et d'invités.
Les provisions occupaient le devant des charrettes; elle étaient entassées dans de vastes paniers, d'où s'échappait une bonne odeur de viandes, de pâtisseries et de fruits mûrs. Une place était réservée pour celui qui conduisait le cheval et qui s'asseyait presque sur le timon de la charrette, les jambes pendantes. Tout le reste de l’espace disponible avait été couvert de matelats et le tapis, où les gens avaient pris place. On ne les voyait guère, car des branchages ornaient les deux côtés de la charrette, mais on entendait les rires sonores et joyeux et on apercevait les toilettes claires, au travers du feuillage qui transformait chaque véhicule en un bosquet ambulant, plein de rires et de gaieté.
Toutes ces corbeilles de verdure s’arrétèrent dans le vaste parterre qui s'étendait devant la maison du docteur Ducondu et les jeunes filles en descendirent, comme un envol de papillons. Ce fut un joli instant. Le parterre se peupla soudainement et, pendant quelques mimoments, il faut animé d’une vie intense. On se reconnaissait, on s’exclamait, on s'embrassait, et Ernestine et sa mère avaient fort à faire pour répondre à toutes.
Les jeunes gens faisaient groupe, un peu à l'écart, et causaient entre eux.
Ernestine aperçut tout-à-coup, au milieu d'eux, Louis Duvergr, qui renouait connaissance avec une couple de camarade d'université retrouvés parmi les pique-niqueurs. Elle lui adressa un gracieux sourir* et Louis vint à elle, content &’avoir été reconnu.
“Vous aïlez nous aider”, lui dit-elle, en souriant, après avoir échangé quelques mots avec lui. Les autres jeunes gens approchèrent
et offrirent aussi leurs services, et en peu de temps, ils avaient placé sur les charrettes, tous les s, les provisions, les nappes qu'on devait étaler sur l'herbe, la vaisselle, les tapis sur lesquels on devait s'asseoir.
D'autres voitures arrivèrent, et bientôt tout fut prét et on partit.
On arréta à plusieurs endroits et les jeuses gens coururent galamment chercher les invités. A chaque fois, c'étaient des exclamations de plaisir, des cris, des rires à n'en plus finir. On s'installait comme on pouvait dans les charrettes, où on se rapprochait forcément de plus en plus les uns des autres, surtout quand un cahot ou un heurt subit faisait sauter les voitures sans ressorts, dont tous les occupants étaient alors fortement secoués. A chaque arrêt, des provisions nouvelles s'ajoutaient aux autres, sur le devant des charrettes, car chaque ménagère contribuait sa quote-part ; on en eut bientôt assez pour deux ou trois jours, —et cela augmentait sans cesse.
Après avoir passé la dernière maison, les charrettes partirent au
petit trot, ce qui arracha quelques jolies exclamations d'une frayeur stimulée aux pique-niqueuses.
Josaphat Beaulieu, le cultivateur sur la propriété duquel devait avoir lieu le pique-nique, avait d'avance ouvert toutes les barrières, pour qu'on püt se rendre au bocage qui était l'endroit choisi. Il avait même préparé ce qu'il fallait pour faire chauffer la soupe, avec cette courtoisie et cette obligeance qui sont le propre du cultivateur canadien-français et qui ont rendu son hospitalité proverbiale,
Il était sur le pas de sa porte et on le salua joyeusement, au passage. Il salua poliment, à son tour, et regarda passer avec un plaisir évident ces messieurs et ces dames qui lui faisaient l'honneur de venir sur sa terre et qui donnaient avec tant de grâce des friandises à ses enfants, debouts près de la barrière.
La descente de voiture se fit sans encombre et tous, à la demande de madame Ducondu, aidèrent aux préparatif du lunch. On étendit les nappes, on mit les Couverts, on dressa les plateaux chargés de fruits, puis quelques dames demeurèrrnt près du feu qu'on venait d'allumer et déclarèrent qu'elles accorupliraient seules les derniers rites culinaires. Les autres reçurent leur congé et s’éparpitlèrent comme une bande d'écoliers en vacance.
Le bocage se peupla soudain et aux endroits où quelque lièvre se tenait généralement à couvert en réfléchissant à la dernière frayeur qu’il avait eue, où les “pique-bois” avaient coutume de nettoyer les tronc d’arbre, où les écureuils se pourchassaient avec leurs petits cris perçants, on entendait des phrases de ce genre, selon les personnages qui parlaient: “Je trouve qu'Ernestine commence à se prendre beau- Coup trop au sérieux”.... “et cette petite Marcelle Doré, qui se croit quelque chose, parce que son frère va à l’université”... “le docteur
condu a une superbe résidence, je ñe sais s'il la vendrait”.... “retoùrnez-vous bientôt en ville”... oh? mademoiselle, je regrette que
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